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LES VILLAGES DE L'OISE: CHIRY OURCAMP

A cache by polikarpov5 caouin Send Message to Owner Message this owner
Hidden : 8/10/2009
Difficulty:
1 out of 5
Terrain:
1 out of 5

Size: Size: small (small)

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Geocache Description:

Le château de Mennelet.


Cache de mon fils David (12 ans).


Info 2010
Des travaux sont effectués sur le site. Vous constaterez la différence avec mes photos prises lors de la création de la cache avec mon fils.
Le bâtiment de droite, près de la rue, servait d'entrepôt de munitions pendant la seconde guerre. Les alliers n'ont pas osés le bombarder pour préserver la ville et ses habitants.


Le Château en 2009.

Canton de Ribécourt-Dreslincourt
Superfie: 1325ha.

Population:
  • 1906: 1636h.
  • 1999. 1203h.

Autrefois:

Cyriaci en 1218 pour Chiry et Orcicampus pour Ourscamps.
Les deux villages ont fusionné en 1825.
Chiry-Ourscamp depuis 1999.
Découverte de monnaies et débris d'armures.
Tour romaine au lieu-dit Le Châtelet.
Le château de Monconseil, où séjournaient les évêques de Noyon, fut occupé par les Anglais au XVIe et fut ensuite démoli par les habitants de Noyon qui l'avaient acheté.
Abbaye d'Ourscamp, fondée par Saint-Bernard et richement dotée en 1129 par l'évêque de Noyon, Simon de Vermoandois.
En partie reconstruite aux XVIIe et XVIIIe, elle servit d'hôpital militaire après la Révolution, puis de fabrique de pièces mécaniques jusque vers 1940.
Chapelle dédiée à La Vierge.
Une maladerie.
Une église à Saint Antoine.
A Ourscamp, oratoire construit par Saint Eloi, et une manufacture de coton.
Une fabrique de tulle.
Une distillerie.
Sept cafés en 1934.

Aujourd'hui:

Eglise Saint Anne origine romane, le clocher en conserve l'architecture, nef XVIe, bas-cotés XVIIIe, restaurée après 1918.
Curieux vestiges d'un château de style médiéval et baroque, construit en 1870 et inachevé.
Vestiges de l'abbaye Notre Dame, logis XVIIIe, dépendances, belle grille d'entrée, ensemble occupé depuis 1943 par la Congrégation des Serviteurs de Jésus et Marie.
Jeu d'arc.
Chemin de randonnée GR123

Personnages:

Labarre Eloi (Ourscamp 1764-Vitry-sur-Seine 1833), architecte, auteur de la colonne du camp de Boulogne.

Le château de Mennechet

C’est sous le Premier Empire, le 28 septembre 1812 que naît à St Quentin Alphonse Mennechet de Barival. La famille Mennechet, de riches drapiers à la situation sociale aisée, est depuis toujours de plain-pied dans la bourgeoisie de la ville, cette bourgeoisie à la vie fastueuse et facile qui plaît tant au jeune Alphonse.

 

Lorsque Alphonse Mennechet part pour Paris, hébergé par son oncle maternel, il découvre vite en sa cousine Henriette Caroline Paillet, de trois ans sa cadette, une jeune femme séduisante, à l’élégance et la distinction dignes de l’éducation des grandes famillemedium_Caroline.3.jpgmedium_Caroline.3.jpgmedium_Caroline.3.jpg


Son père, Charles Paillet, était en effet l’un des créateurs de l’Hôtel des Ventes de la rue Drouot, et avait, par sa profession d’expert en musées nationaux, acquit un rang élevé dans la haute-bourgeoisie parisienne. Ainsi, il offrit à sa fille une éducation galante, mêlant tous les domaines de l’art. (C’est de cette éducation ayant fait de Caroline une femme si charmante que le jeune Alphonse, encore adolescent en fit sa muse.

De ce fait, lorsque Alphonse Mennechet eut atteint sa majorité, il épousa sa cousine Caroline, qui selon ses propos « avait toutes ses tendresses et dont les éminentes qualités le rendaient aussi heureux que fier. »

 Une vie de salon

Ils emménagèrent peu de temps après dans le IX e arrondissement, et Mme Mennechet ne tarda pas à tenir salon et à accueillir les plus illustres hommes du moment : hommes de lettres (Balzac, Gautier, Hugo, Lamartine, Sue…) musiciens (Liszt, Paganini…) peintres (Delacroix, Vernet…) et hommes politiques.

Reconnue pour son talent de muscienne, elle savait captiver son public en s’asseyant à son piano et en jouant les grands artistes comme les œuvres de sa composition.

Son amitié avec la famille Hugo, et notamment Adèle avec qui elle garda une longue correspondance, lui valut ces quelques vers de Charles Hugo dans les années 1840 :

(…) Vous avez l’art d’être coquette,

Vous danserez mieux que Camargo

Vous mettez l’âme d’un poète

Dans le sein creux d’un piano 

Puis vous avez des airs régence

Vous avez, femme sans défaut,

A chaque pas de l’élégance

Et de l’esprit à chaque mot

Parfois une malice étrange

Vous saisit, soit dit sans sermon ;

Et, si vous n’étiez pas un ange,

On vous prendrait pour un démon (…)




Caroline elle-même se plut dans la littérature, elle écrivit quelques nouvelles, telles que « Christine » ou encore « La Marquise de Presles ». Son style emplit de romantisme combla Théophile Gautier qui tint ces quelques motsà son sujet « les jolis doigts qui savent charmer par la plume comme sur le clavier » ou encore Victor Hugo qui qualifia son œuvre de « charmante ».

En 1856, Mme Mennechet de Barival écrivit son poème qui retranscrit à merveille l’atmosphère romantique de son talent littéraire :

 

Voilà donc l’humble chambre, ô pauvre Gabrielle,

Où tu voulus aimer, où tu voulus mourir !

Et le lieu d’où ton âme à son amour fidèle,

Retourna vers le ciel à force de souffrir !

Voilà donc le miroir où tu venais, coquette,

Contempler la beauté de ton œil doux et noir,

Voilà donc le livre où tu lisais distraite,

En attendant l’amant que tu croyais revoir.

Oui ! C’est bien la fenêtre où ta manche flottante,

Où ton coude arrondi se posait mollement.

C’est ici que rêveuse, inquiète et  charmante

Tu jetais sur la plaine ton regard rayonnant

Bois, monts, clairs ruisseaux, verdoyantes prairies,

Gabrielle vous vit et vous vîtes ses pleurs,

Vous êtes demeurés, elle seule est partie,

Echos ne répétez que des cris de douleur !

Mais Caroline Mennechet savait aussi faire preuve de  bonté envers ses contemporains et n’hésitait pas à céder un peu de sa fortune et à offrir son talent en interprétant quelques œuvres au piano lors de cérémonies de bienfaisance.
Malheureusement, le 15 avril 1861, cette destinée romantique s’éteignit brusquement lorsque Caroline disparut des suites d’une maladie.
 
Alphonse Mennechet endolori par la perte précoce de sa femme aimée, se retira en province dans le village de Chiry-Ourscamp où il brisa son lien avec le passé, s’impliquant tout entier dans des œuvres de charité. De sa femme, il garda en plus précieux souvenir, le grand piano Pleyel sur lequel elle glissait ses doigts si gracieusement auparavant.

Le château Mennechet de Chiry-Ourscamp, aujourd'hui ruiné, fut conçu vers 1880 pour recevoir les œuvres d'art d'Alphonse Mennechet de Barival (; ce dernier conservait peintures, sculptures et faïences dans ses petits manoirs. Il voulut les mettre en valeur dans un musée, ce qui motiva la construction de ce château-galerie.

Inachevé lors du décès d'Alphonse Mennechet de Barival, le château ne fut jamais terminé. Bombardé durant la Première Guerre mondiale, il ne fut jamais restauré. Il est aujourd'hui laissé à l'abandon (jusqu'en 2009)

Long de 60 mètres, large de 9 mètres et haut de 40 mètres, ce château de style Henri II est percé de 33 ouvertures et décoré de 96 colonnes couplées.



Additional Hints (No hints available.)



 

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