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Les Eglises Urbaines du 66 # -095- Arles 1

A cache by Philovelo Send Message to Owner Message this owner
Hidden : 01/18/2011
Difficulty:
1.5 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size:   micro (micro)

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Geocache Description:

Dans notre série des églises urbaines du 66, bienvenue à la belle abbaye de Sainte Marie !

"En 739 les sarrasins envahissent la Septimanie, qu'ils conserveront jusqu'en 811. Cette année là Charlemagne parvient à les repousser de l'autre côté des Pyrénées. Le Roussillon est pacifié, il reste à le repeupler. En effet, l'avancée des sarrasins avait fait fuir les wisigoths, derniers habitants de la région.

Toute la vallée du Tech est déserte. Il ne reste que les vieux bâtiments romains et quelques constructions wisigothiques, essentiellement à usage défensif. Pour faire venir des pionniers francs, Charlemagne fait intervenir auparavant les religieux. En construisant des abbayes, ceux-ci amènent la chrétienté dans la région, point de départ à l'époque d'une colonisation.

C'est un certain Castellanus, moine venant d'Espagne qui s'installa temporairement aux bains d'Arles en tant qu'ermite. Ces bains étaient les constructions antiques complètement abandonnés. Il cherchait un terrain pour y implanter une abbaye. Il trouva le lieu parfait à une heure de marche, un peu plus haut dans la vallée, sur les restes d'antiques bains romains, mais de moindres importances (Arles). Ce fut sur ces ruines que le moine, accompagné de quelques compagnons susceptibles de militer sous la règle de St Benoit, édifia un monastère bénédictin.

Malheureusement un document de 778, le premier indiquant cette abbaye nous apprend qu'elle a été détruite. En 820 une deuxième abbaye fut fondée, dédiée à Sainte-Marie, celle là même qui est toujours visible aujourd'hui.

Louis le débonnaire accorda à Castellanus et à sa communauté déjà importante la protection royale par une charte du 17 septembre 821. Ce fut le premier tournant de la vie de l'abbaye, à présent les moines pouvaient se consacrer à la vie monacale sans soucis.


Cette abbaye draina une importante population dans la vallée. En 832 le successeur de Castellanus, Babylas, vient à Elne pour faire reconnaître ce qui appartient à l'abbaye. Des arpenteurs sillonnent la vallée pour apposer des bornes, limitant ainsi le terrain foncier de l'abbaye.

Durant le IXe siècle les normands débarquent sur la côte rocheuse et remonte la vallée du Tech. Ils pillent l'abbaye d'Arles et massacrent au passage quelques moines. Il faudra plus de dix ans pour faire oublier ce mauvais souvenir. Parmi les dégâts occasionnés, le clocher fut détruit.

Vers 850-870 l'abbé était Hilpéric, le cinquième. Nous n'avons aucune information sur ses deux prédécesseurs. Entre 967 et 963, l'abbé se nomme Arnulfe. Il rapportera de Rome des reliques authentifiées de St Abdon et St Sennen qui vaudront à Arles le surnom de "ville des Corps Saints". Il a peut être fait ce voyage en compagnie du comte de Cerdagne, qui s'est rendu à Rome à la même époque. Ces deux Saints sont toujours vénérés à Arles.

L'église abbatiale sera consacrée deux fois. Une première fois en 1046, l'autre en 1157, ce qui signifie que le bâtiment a été remanié. Déjà l'église initiale de Castellanus avait été détruite par les normands, puis reconstruite. Et par la suite elle sera modifiée à de nombreuses reprises. Durant les XIe et XIIe siècle l'abbaye prend vraiment son essor. Il est idéalement placé entre la haute vallée et la plaine. Un marché se créé sur la place aux pieds des murailles. Une ville se dessine peu à peu, dont le rythme est donné par l'abbaye. D'ailleurs cette ville dépend à 100% de l'abbaye ainsi que les multiples chapelles construites un peu partout dans le Vallespir.

Il faut noter que les abbés n'entretiennent pas de relation avec la famille des comtes de Cerdagne, du coup elle reste un peu isolée dans sa vallée, loin du rayonnement qu'aura St Michel de Cuxa par exemple. En 1078 l'abbaye passe sous l'obédience de celle de Cluny. Concrètement, elle devient sous les ordres de l'abbaye de Moissac. En 1151 l'abbé était Bernard. Celui-ci reçut de Bernard d'Oms et de son fils Guillaume leur seigneurie de St Jean d'Oms.

En 1235 le premier conflit d'importance eu lieu entre les moines et les habitants de la ville. Ces derniers leurs reprochaient la lourdeur des servitudes, en particulier ceux portant sur l'utilisation du four et du moulin. Pour manifester leurs désaccords ils refusèrent de rendre hommage à Arnald Ier, l'abbé. L'évêque d'Elne, Bernard de Berga et Nunyo Sanche qui gouvernait le Roussillon à cet époque (Royaume de Majorque) durent intervenir pour faire rétablir la paix à l'issue d'une amnistie générale à l'exception de deux meneurs.

Face à ces évènements, l'abbé décida de vendre à Nunyo Sanche le village qui s'était formé sur les lieux ou Castellanus était devenu ermite, c'est à dire "les Bains" (Amélie les bains). Nunyo Sanche prit l'engagement de faire édifier un château et d'y faire tenir une garnison.

Durant le XIIIe siècle le cloître fut construit. Il est gothique, sans aucune sculpture ni fioriture, en marbre blanc sauf les fines colonnes jumelles qui sont en pierres de Gérone. Ce cloître fut construit par l'abbé Raymond Desbach.

La guerre entre la France et la Castille durant le XVe siècle ne trouble pas le Vallespir, apparemment trop loin des combats. Parmi les évènements marquants du siècle, citons toutefois la création de deux bustes en argent, exécutés par l'orfèvre perpignanais Miguel Almérigues en 1422 et 1440. Ils étaient destinés à accueillir une partie des reliques de St Abdon et St Sennen, le reste des reliques étant dans une chasse rectangulaire de bois doré. En 1515 l'administrateur perpétuel de l'abbaye était Honoré d'Oms. Et en 1564, il s'agissait de Michel d'Oms. Tout se passe sans histoire jusqu'à la Révolte des Angelets, entre 1667 et 1671.

Le monastère de Ste Marie d'Arles s'est officieusement placé du côté des révoltés, mais sa stratégie a toujours été de feindre la neutralité. Toujours est-il que lorsque les insurgés s'emparent de la ville d'Arles le 27 février 1670 ils ne causent aucun dégât à l'abbaye.

Le 8 octobre 1712 l'abbaye concède aux consuls des Bains d'Arles "les eaux chaudes, bassins et bâtiments servant aux bains, à charge d'une censive de onze francs payable chaque année à la fête de noël, à charge aussi de laisser les religieux et leurs domestiques se baigner gratuitement, de faire les réparations nécessaires... et d'y tenir une prison à la disposition de l'abbé."

Au XVIIIe siècle la vie monacale s'éteint peu à peu à Arles. Le 24 mars 1770 l'évêque d'Elne qui avait le titre d'abbé d'Arles démissionne de cette charge. Un abbé commendataire est nommé, il procèdera à la liquidation. A la révolution française l'abbaye fut menacé de vente en tant que bien national, ce qui a été le cas de bien des sanctuaires religieux. Mais la pression des arlésiens a fait que l'église abbatiale s'est transformée en église paroissiale. L'église s'est dotée d'un grand orgue, toujours sur place, au XVIIIe siècle.

Enfin, signalant que tous les 30 juillet a lieu la fête patronale, avec pour point d'orgue la procession de la Rodella (roue dans laquelle est entouré un long fil de cire). Cette tradition fut créé au XVe siècle et elle est toujours en vigueur aujourd'hui."

La sainte tombe :

"La Sainte Tombe d'Arles sur Tech est un sarcophage datant du IIIe siècle placé dans l'abbaye. Il en existe une dizaine d'autres en France de ce type, mais celui-ci a la particularité de produire en continu une eau pure dont l'origine est inconnue. Et pas qu'un peu : 200 à 300 litres par an !

De nombreux scientifiques sont venus à Arles sur Tech pour étudier le phénomène mais aucune explication logique n'a été donnée, autre que religieuse bien sûr. En effet pour le clergé il s'agit dune manifestation divine. Il faut dire que l'arrêt de la production d'eau durant les deux guerres mondiales a de quoi faire douter les plus septiques. Néanmoins les passions se déchaînent régulièrement à son sujet. D'où peut bien venir cette eau ? Différentes explications, plus ou moins sérieuses, ont tenté de mettre fin à ce mystère. Un internaute m'a indiqué qu'une explication fut trouvé en 1961, explication résidant dans le fait que le fond du sarcophage est étanche alors que le couvercle est poreux, quoi que très peu. Suffisamment toutefois. L'hypothèse de la condensation fut également avancée, mais rejeté au cours d'essais de puits à eau, qui ont conclus que le volume du sarcophage est beaucoup trop petit pour produire une telle quantité.

En réalité la production d'eau vient à 90% de l'eau de pluie qui traverse lentement le couvercle et à 10% par la condensation (6 fois plus forte que l'évaporation) C'est du moins le résultat de l'étude scientifique la plus récente." (visit link)

Bien recacher, merci.

Additional Hints (Decrypt)

Qnaf yr zhe, à y'bzoer.

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)



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