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[Boît'à Sel] - De la rouille sur le Blanc

A cache by Isa & Den Send Message to Owner Message this owner
Hidden : 06/15/2014
Difficulty:
2.5 out of 5
Terrain:
2.5 out of 5

Size: Size:   small (small)

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Geocache Description:


 

Le Rambétant

On trouve plusieurs orthographes à ce nom : par exemple Rembetant, Rambettant ou encore Rambétant qui semble être la plus juste, en tous cas déjà utilisée sur le cadastre de 1808.

Le nom du lieu-dit Rambétant voudrait dire : sol pierreux fournissant des ronces ; c’est ce que transmet Monsieur Vaimbois, instituteur, qui rédigea les monographies de Varangéville en 1888.

Cette rue débute à l’intersection de la rue Pierre Curie et de la rue Malglaive pour se prolonger par le Chemin de Marvaille. Il n’en a pas toujours été ainsi. En 1986, elle commençait rue de Lorraine pour se prolonger sur l’actuelle rue du Rambétant, traversant le chemin du Haut du Rupt. Mais un arrêté municipal du 25 mars 1925 scinda cette rue en 2 parties : la partie comprise entre la rue de Lorraine et le chemin du Haut du Rupt sera appelée Rue Anatole France, et l’autre partie conservera le nom de Rambétant. Cette rue se termine par un chemin non goudronné conduisant aux fermes de St Louis et Trémolot.

 
 
Vue sur Solvay
 
 

Le Rambétant dans le Grand Couronné et la Première Guerre Mondiale.

Le général de Curières de Castelnau commandait au début du XXème siècle le régiment d’infanterie à Nancy.

Les armées de Lorraine devaient mener les offensives que souhaitaient certains hommes d’état et chefs militaires pour reprendre les territoires annexés d’Alsace et de Lorraine. Le général de Castelnau qui connaissait bien la Lorraine ne souhaitait pas pour sa part un engagement dans une bataille dans les secteurs frontaliers de la Seille. Pour lui, c’était un piège où les ennemis attendaient nos troupes. Il suggérait plutôt d’attendre l’assaut allemand et de fortifier une série de crêtes qui formaient un rempart naturel.

Ces crêtes ont pour nom : «Le Grand Couronné» et forment une courbe qui va de la butte Sainte Geneviève jusqu’au Léomont près de Lunéville en passant par les monts d’Amance, le Pain de Sucre, Pulnoy et le Rambétant entre Varangéville et Dombasle. On y joint souvent aussi les hauteurs de Saffais.

Contre son avis le général dût se résoudre et engager la Deuxième Armée dans la bataille de Morhange qui fut un mémorable revers. La prudence du général était malheureusement fondée.

Fin août 1914, les Allemands ont pour objectif de prendre Nancy. Repoussés par les troupes françaises, ne pouvant passer par la trouée de Charmes, ils attaquent alors de front la ligne du Grand Couronné. L’affrontement dure du 4 au 11 septembre : c’est la bataille du Grand Couronné, la bataille de Nancy.

Le 12 septembre, les Allemands se retirent et le front ne bougera pratiquement plus jusqu’à la fin de la guerre. Le général de Castelnau avait eu bien raison dans sa volonté de fortifier le Grand Couronné, ainsi la deuxième armée en poste avait sauvé la prise de Nancy. (cf. "Dombasle pendant la grande guerre")

 
 
Le Rambettant
 
 

Le fort du Rambétant

Pendant la Première Guerre Mondiale sur une partie du coteau, les militaires français avaient fait un aménagement que les allemands avaient dénommé « fort ».

En fait de fort c’était un assemblage de terre, tôles ondulées, fil de fer barbelé, tranchées et galeries d’accès. Le tout était semi-enterré mais il permettait d’observer les mouvements ennemis à pratiquement 360° sans être repéré même par l’aviation.

Il ne reste rien de cet aménagement hormis le socle d’une table d’orientation et quelques traces de tranchées dans la partie boisée du coteau.

Le mirador

A proximité du fort, vers Varangéville, s’élève un mirador, curieuse « Tour Effel » sur le plateau lorrain. Aujourd’hui, il ne reste que l’embase métallique. Cet observatoire date de la première guerre mondiale. Son but était de surveiller la vallée, de signaler des avions qui auraient pu éventuellement bombarder les usines Solvay ou Saint Gobain et si possible de les abattre.

Durant la deuxième guerre mondiale la structure joue le même rôle. Une antenne radio y est installée. Un petit détachement de soldats construit un abri semi enterré, recouvert de panneaux en bois, de tôles ondulées et de terre. Au lendemain de la guerre, dans ces périodes où l’on manque de tout, Jean Romac se souvient bien d’être allé, avec ses camarades Jean et René Hally récupérer les matériaux de construction de cet abri. Tout cela était très lourd et encombrant, sur des brouettes, dans des sentiers très étroits.

Les panneaux de bois, récupérés serviront à fabriquer une table de ping-pong. Cette table sera installée au sous-sol de l’école de garçons du Maroc à Dombasle et fera la joie de nombreux enfants. Les tôles galvanisées serviront à consolider la toiture d’un petit appentis.
 

La gendarmerie du Rambétant (par Madame Solange Calais)

Dans mon enfance, nous habitions cette maison isolée qui se trouve à droite du chemin de Marvaille, en arrivant sur le plateau du Rambétant (actuellement maison de Monsieur Zwiller). Il nous a été raconté que pendant la guerre 1914-1918, elle servait de prison ou de fort pour loger des soldats engagés qui se battaient entre eux. Lorsque mon père l’a achetée, elle avait subi de gros dégâts, les fenêtres, les volets et les portes étaient arrachés. Autour de nous existaient d’énormes tranchées où s’entremêlaient des barbelés et des branchages. Mon père, aidé d’un mulet, s’est donné beaucoup de mal à extirper ces barbelés, tout d’abord pour notre sécurité, et leur vente auprès d’un ferrailleur a été une petite aide dans la rénovation. Petit à petit, notre maison devint plus convenable, mais que de privations ! La vie quotidienne n’était pas facile, il fallait aller chercher l’eau potable bien plus bas, s’éclairer à la lampe à pétrole. L’hiver, nous étions isolés par les congères de neige expliquant les absences à l’école. Bons et mauvais souvenirs !

Dans mon enfance aussi, je me souviens avoir entendu parler d’un endroit servant d’hôpital de la guerre de 1914-1918, se trouvant à gauche dans la rue du Rambétant.

Tout au début de la guerre, en 1940, les occupants allemands sont arrivés à 4 heures au matin, en donnant des grands coups de botte dans la porte. Ils avaient à la main une carte d’état-major où notre maison était répertoriée comme « Forsthaus ». Ils avaient tendu des fils de téléphone partout et leurs avions survolaient les environs. Mauvais présage !

Je me souviens aussi, mais là, en 1944, dans les derniers moments de l’occupation, d’un char que les fuyards allemands avaient abandonné dans la rue Pierre Curie. Il s’est trouvé réduit en miettes par un tir américain.
 

avec l'aimable autorisation de l'association "Mémoire de Varangéville"

 
 
Flore
 
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Additional Hints (Decrypt)

Yn yvtar qebvgr a'rfg cnf gbhwbhef...

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)



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