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Les ardoisières de Renazé #03 La Touche

A cache by Marmotte3D Send Message to Owner Message this owner
Hidden : 10/13/2013
Difficulty:
1.5 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size: micro (micro)

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Geocache Description:

Grâce à cette série de caches, nous allons découvrir une partie du patrimoine minier de Renazé. N'oubliez pas de relever les indices.

Les ardoisières de Renazé - Mayenne

les informations concernant la ville de Renazé sont en première page de cette série : La Forge

La butte de la Touche
Aujourd'hui il n'y a plus aucune trace de l'activité minière sur la butte de la touche, pourtant en regardant bien, c'est là sous nos yeux : l'étang de la touche. 

Comme le quartier de Laubinière, situé en continuité, celui de La Touche a été exploité en plusieurs étapes.

Les parties les plus superficielles ont été exploitées à ciel ouvert. Un des découverts ainsi exploité descend à la profondeur de 168 m, ce qui est considérable. Un effondrement de la partie supérieure de ce découvert jusqu'à une profondeur de 80 m) s'est d'ailleurs produit, vraisemblablement vers 1880, provoquant la formation d'un vaste cratère qui a été ensuite comblé.

L'exploitation en souterrain a été amorcée h partir du puits dit $5, qui s'est effondré en 1935. Elle s'est poursuivie depuis le puits de Saint-Aignant 2 (celui de Laubinière servant de puits de secours). En 1950, un bure (puits intérieur ne débouchant pas au jour) a été creusé entre les niveaux -102 et -255 m pour faciliter la communication avec le puits de Longchamp 3 (équipé d'un monte-charge) qui a été alors utilisé pour remonter la pierre extraite dans le quartier de La Touche.

Il semble que l'ensemble de ces découverts ait été ultérieurement remblayé, à l'exception d'une vaste cavité qui avait été dénoyée en 1946 et qui se trouve de nouveau en eau depuis I'arrêt des exploitations en 1976 (après avoir servi quelque temps de décharge publique). D'autres découverts, plus au Sud (étang du Fresne), sont égaiement noyés. Le volume des terils situés de part et d'autre du découvert de La Touche donne d'ailleurs une idée de l'importance des extractions réalisées dans le secteur.

Voyons à présent les 3 techniques permettant d'extraire l'ardoise des mines :

croquis1

1. L'extraction à ciel ouvert

Au Moyen Age, on commence à extraire l'ardoise de façon artisanale pour la construction régionale. Directement prélevée aux affleurements, en Anjou, elle ne fait pas l'objet d'un commerce.

Petit à petit, son usage s'étend et les techniques se perfectionnent. L'exploitation s'organise et, dès la Renaissance, on peut parler d'industrie. On distingue les gars d'à-bas, qui extraient le schiste bleu, et ceux d'à-haut qui travaillent les blocs pour en faire le matériau de couverture et de pavement. Les premiers sont les fonceurs, les seconds sont les fendeurs.
Les petites carrières deviennent alors de gigantesques trous qui marquent le paysage angevin. L'exploitation se fait par gradins droits, c'est à dire par descente successive avec des immenses "marches". Les blocs sont débités sur la hauteur d'un gradin.
En Anjou, on utilise presque exclusivement ce mode d'extraction - très économique - jusqu'à la moitié du XIXème siècle. La profondeur atteinte par ces énorme cuvettes est limitée par les dangers d'éboulements et les accidents toujours croissants.
De nos jours, l'ardoise la moins chère est toujours celle extraite à ciel ouvert (sauf pour l'ardoise de qualité). Une tentative de ré-ouverture de carrière de ce type, à Trélazé, a échoué par faute d'une qualité ardoisière suffisante du schiste.

 croquis2

 2. L'extraction souterraine : Méthode en descendant

Pour continuer à extraire le schiste ardoisier sous les carrières à ciel ouvert, la technique dite en descendant sous voûte est inaugurée à Trélazé dès 1838. Cette technique fait suite aux expériences bretonnes à faible profondeur.

Le principe est simple : on commence par creuser un puits (en surface ou au fond de la carrière), et une large salle de la hauteur d'un bloc extractible. Il suffit ensuite de descendre par gradins droits, comme à ciel ouvert, en débitant une tranche d'ardoise à chaque fois. On se retrouve alors avec des chambres souterraines de dimensions colossales : il y a parfois 100 mètres entre le sol et la voûte !

Là encore, les accidents ne manquent pas malgré la constante surveillance des parois, des nombreux délits et plans de faille. En 1888, à Misengrain, un immense bloc de schiste se détache de la voûte et cause la mort de 18 mineurs.
Cette technique, abandonnée pour des raisons évidentes de sécurité, est tout de même relancée à la mine de Renazé, puis à Misengrain et La Poueze dans les années 1980. La voûte est alors surveillée et sécurisée avec des outils modernes qui permettent de prévenir tout accident. L'extraction se fait par Havage-rouillage (sciage). Cette mine ferma avec la fin de la Société des Ardoisières de l'Anjou, en 1986. La Poueze ferma en 1991.

 croquis3

3. L'extraction souterraine : Méthode en remontant

Cette méthode apparaît en 1878 et, comme son nom l'indique, permet d'exloiter les veines de bas en haut (application aux Grands Carreaux).

On commence d'abord par creuser un puits très profond — parfois à plus de 500 mètres c et, ensuite, on réalise une première chambre, comme pour la méthode en descendant. Seulement ici, on débite les blocs du toit, par gradins renversés. Les stérils, ou l'ardoise inexploitable (50% de déchets), sont laissés au sol, ce qui permet d'avoir une hauteur sous voûte constante (environ 10 mètres) et de minimiser les accidents. Cette technique augmente, qui plus est, le rendement puisque l'ardoise qui sort est directement utilisable.

Les chambres sont donc, au fur et à mesure, remplies des déblais. Le débitage des blocs se fait manuellement et à la poudre noire. Ils sont ensuite acheminés vers le puits pour les transférer au jour, vers les chantiers de fente.
C'est encore par cette méthode que l'on extrait l'ardoise à Trélazé. La mécanisation est devenue omniprésente : les engins qui abattent l'ardoise sont des Brises Roche Hydrauliques et des Pelles de carrières. La nouvelle descenderie des Fresnais leur permet de sortir directement les blocs par camions-bennes. cette évolution a permis d'augmenter considérablement la productivité.

Additional Hints (Decrypt)

Zntaégvdhr nh cvrq qh ynzcnqnver

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)



 

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