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Laerbeek - 14 -Près de la ferme

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Hidden : 01/26/2014
Difficulty:
1.5 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size:   micro (micro)

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Geocache Description:

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L’un des maillons du parc régional Roi Baudouin

Avec les bois du Laerbeek et du Poelbos, le bois de Dieleghem, situé le long de la rue Bonaventure,
forme un remarquable ensemble forestier de plus de 50 hectares situé dans la périphérie nord-ouest de Bruxelles.

Les environs du site du Bois de Dieleghem furent occupés très tôt comme en témoignent les vestiges
néolithiques et romains mis à jour lors de différentes campagnes de fouilles. La plus ancienne fondation monastique bruxelloise y est aussi localisée : d’abord installée plus à l’est sur le site d’une exploitation agricole, elle fut transférée au 12e siècle sur la pente du « mons Diligemsis », un lieu totalement inhabité dont elle prit le nom. Appartenant à l’ordre des Prémontrés, l’abbaye de Dieleghem, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, jouissait de la protection du duc de Lotharingie et grâce à lui, bénéficia de la prodigalité de nombreux puissants. Résultat, l’abbaye s’enrichit, étendit son domaine, s’entoura d’une haute clôture, de fermes, de champs, de potagers, de viviers, d’un moulin et de carrières. Le sous-sol de la montagne de Dieleghem était en effet composé de bancs de pierre calcaire facilement exploitables. L’abbaye s’en servit d’abord pour ses propres bâtiments puis, y trouva une source de revenus appréciable, les pierres extraites étant transportées vers différents chantiers bruxellois (pour les remparts de la ville, le palais du Coudenberg, la cathédrale Saint-Michel …) et même malinois. Le gisement épuisé, l’exploitation des carrières s’acheva dans le courant du 18
e siècle. Excavée, retournée, des pierres affleurant ici et là, la zone ne pouvait être mise en culture. Pour y tirer malgré tout un revenu, les moines plantèrent des arbres, comme ils le firent aussi sur les anciennes carrières du Laerbeek et du Poelbos. L’abbaye de Dieleghem ne survécut pas à la Révolution française. Les bâtiments furent pratiquement tous détruits, sauf le palais abbatial, aujourd’hui musée communal de Jette et espace de réception. Les terres, quant à elles, furent vendues, de même que les bois (connus à l’époque sous les noms de Elsenbos et Heymbos). Baron sous Napoléon, le bourgmestre de Jette Nicolas Bonaventure fut l’un de ces propriétaires. Il avait fait de la large artère du bois, encore visible aujourd’hui, la principale allée de sa propriété. Elle commençait au sortir de la cour d’honneur de son château et s’achevait par un monticule où s’élevait
un arc de triomphe. Lorsque la congrégation des Dames du Sacré Cœur devint propriétaire du site, elle s’empressa de faire disparaître ce symbole des valeurs profanes pour le remplacer par un calvaire. La commune de Jette racheta le « Bois du Sacré Cœur » en 1952, parce que la congrégation n’avait plus les moyens de l’entretenir. Devenu Bois de Dieleghem, il fut intégré en 1977 au vaste projet de parc régional incluant le bois du Laerbeek, le Poelbos, les marais de Jette et Ganshoren et un nouveau parc à créer, le futur parc Roi Baudouin.

Dans la partie basse du bois de Dieleghem où coule une source, se sont formées des zones humides. Des aulnes, des frênes, des saules et des peupliers, strate arborescente typique de ce milieu, peuplent le nord-est du bois. De la rue Nicolas Bonaventure, l’allée principale trace encore une perspective rectiligne jusqu’à la butte de l’ancien calvaire. De là, plusieurs sentiers serpentent au pied des arbres, emmenant le promeneur dans un dédale de troncs et de buissons. Parmi ceux-ci, les noisetiers sont légions. Le reste du bois est dominé par une belle hêtraie à laquelle s’ajoute des frênes, des platanes, des chênes et de jeunes ormes. Grâce à la richesse de son humus, à la présence de calcaire (les bancs de grès exploités jadis affleurent désormais) et à un taux d’humidité élevé, des tapis d’ail des ours fleurissent au printemps. On y trouve aussi la circée de Paris, le gouet tacheté, le lierre, la laîche des bois, le sceau de Salomon multiflore, la grande prêle…, toutes, plantes typiques des sols calcaires. En bordure est du bois, deux grandes prairies d’agrément, propriétés de la commune de Jette, servent d’espace de jeux aux enfants et plus particulièrement aux mouvements de jeunesse. Les chiens peuvent aussi y courir en liberté. Elles jouxtent des terrains de sport, complétant ainsi la zone d’espaces verts.

Le bois de Dieleghem constitue avec le Poelbos, le bois du Laerbeek, une partie du parc Roi Baudouin et les marais de Jette et Ganshoren une zone spéciale de conservation Natura 2000. En effet, cet ensemble boisé forme un complexe d’aires de nourrissage essentiel pour 12 espèces de chauves-souris. Les arbres creux ou morts du bois leur servent aussi de gîte.La population de perruches est particulièrement importante dans le bois de Dieleghem : perruches à collier comme dans de nombreux autres espaces verts du nord de Bruxelles, mais aussi perruches Alexandre. Plus grande que les perruches à collier, cette espèce constitue la troisième du genre à s’être installée à Bruxelles. Ces populations prennent de plus en plus d’importance et sont suivies régulièrement afin de mesurer leur impact éventuel sur les espèces indigènes. Un impact qui, pour l’instant, n’est pas avéré. Contre toute attente, l’un des plus beaux arbres du Dieleghem est un orme plus que centenaire. La redoutable maladie qui affecte et décime depuis quelques décennies cette espèce l’a heureusement préservé.

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