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Le Garage Dussagne - Central garage 1935

A cache by Mach87 Send Message to Owner Message this owner
Hidden : 09/13/2015
Difficulty:
1.5 out of 5
Terrain:
1 out of 5

Size: Size:   micro (micro)

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Geocache Description:

Le contexte

Le terrain était, préalablement à la construction du garage actuel, déjà utilisé comme garage. Ce premier garage déjà dénommé « Central Garage », a connu, en liaison avec l’expansion de l’industrie automobile, un essor important.


- 19 septembre 1924, M. Joseph Léopold dit Henri Dussagne (époux de Blanche Leclers), garagiste, né à Angoulême le 25 mars 1877 et demeurant à Limoges au 10, boulevard de Fleurus demande à la municipalité de Limoges l’autorisation d’installer un distributeur d’essence.

- 15 septembre 1935, le conseil municipal décide d’autoriser M. Dussagne à installer trois distributeurs d’essence « à double effet », 7, bd de Fleurus, « au droit de garage qui va se construire prochainement ».

- 15 octobre 1934, délibération du conseil municipal sur une demande de cession de terrain présentée par M. Dussagne, accompagnée d’une pétition des voisins de la rue des Tanneries. M. Dussagne veut en effet agrandir son garage et demande, à cet effet, la cession d’une partie de la place Dalesme située sur le domaine public, à l’angle de la rue des Tanneries et du boulevard (emplacement de l’actuel square et l’ex-office de tourisme).

- 16 mai 1935, après un dossier d’enquête publique et un procès-verbal du Comité départemental des bâtiments civils et de la voirie (8 avril 1935), la Ville vend ladite parcelle à M. Henri Dussagne.

- 23 novembre 1936, délibération du conseil municipal sur une demande d’installation d’un poste de gonflage au « Central-Garage », 9, bd de Fleurus.



L’édifice

Le Central Garage appartient dans les années 1930, à la société anonyme H. Dussagne et Compagnie. S’il a servi de manière provisoire et sporadique en tant qu’atelier de réparation, il est destiné à l’origine à être un garage-parking. L’atelier de réparation se trouvait en face, à l’emplacement de l’actuel office de tourisme.

L’architecture du Central Garage s’inspire très fortement du courant moderne et du style paquebot. Les références à l’esthétique machiniste sont explicites. La construction est très rationnelle ; tout ornement et couleur sont bannis.

L’architecture joue sur l’opposition entre les parements de béton, constituant de grandes bandes blanches ceinturant l’édifice, et les parois vitrées, largement dominantes. La perception de l’édifice utilise le recul existant grâce à la place Wilson. C’est pourquoi l’enseigne se trouve dans cet axe, en aboutissement de la perspective du boulevard Louis Blanc. Elle attire l’œil, par son élévation, et s’impose au regard par ses lignes horizontales, se démarquant sur le ciel. L’immeuble est constitué de lignes et blocs élémentaires dont une grande partie des angles est arrondie, pour plus d’élégance.

Des petits décrochements entre les bandes de béton blancs permettent de préserver la continuité visuelle des parements de murs et des panneaux vitrés, et ce, sur tout le bâtiment, malgré les dénivellations de terrain. La succession des panneaux vitrés vers la rue des Tanneries se fait avec élargissement progressif des différents ensembles de baies rectangulaires, accentuant ainsi la présence visuelle du garage dans l’espace environnant.

L’édifice principal, situé sur la place, est fractionné en six panneaux verticaux grâce à des colonnes porteuses, de forme arrondie, existant sur toute la hauteur du bâtiment. Quatre panneaux, sur les six, sont de forme arrondie (les deux panneaux droits sont destinés à jouer le rôle de façade principale sur la place), forme architecturale innovante dans les années 1930 et source de fluidité architecturale. Ce bâtiment abrite une rampe d’accès circulaire située à proximité des vitres, pour les véhicules.

Le deuxième bâtiment, sur la rue des Tanneries, est très rectiligne et, par ses alternances de murs blancs et de parements vitrés, en superposition régulière, allonge l’édifice vers le nord-est pour lui donner de l’ampleur.

Sur le boulevard de Fleurus, deux colonnes rectilignes montent vers le ciel, en pendant de celles de l’enseigne. Elles sont destinées à briser de manière abrupte les formes arrondies du vaisseau principal et à délimiter la fin de l’édifice sur le côté.


Architecte

Aucun nom d'architecte n'apparaît dans les dossiers consultés excepté celui de Louis Mandon-Joly, membre du Comité départemental des bâtiments et de la voierie qui a voté contre la cession de terrain et qui, donc, ne peut être l'auteur du bâtiment.

Cependant, nous savons, grâce au petit-fils d'Henri Dussagne, fondateur du garage, que vers 1934 le garage était une concession Citroën et qu'il a été construit par le service d'architecture de la société.

A cette date, le chef du service d'architecture de la société André Citroën était Maurice-Jacques Ravazé. Ce dernier est l'auteur de plusieurs garages Citroën (Tours, Brest, Millau, Saintes, Boulogne-sur-Mer, Paris VIIIème). Il réalise également une maternité à Courrières dans le Pas-de-Calais (1932).



Actualité

Le rez-de-chaussée a été reconverti majoritairement en boutiques alors que les parties plus élevées sont restées des emplacements de parking.

Le garage est labellisé Patrimoine du XXe siècle par arrêté du 25 mars 2002.



Source : Architecture et patrimoine du XXème siècle en Haute-Vienne - DRAC Limousin




Avant de partir...

Le "Cache In Trash Out" ne se pratique pas seulement une fois par an. Il peut facilement se faire dans toutes vos aventures géocache. Apportez un sac poubelle avec vous lors de vos promenades et ramassez les petits détritus que vous voyez. Ce petit geste peut faire une énorme différence !

 

Additional Hints (Decrypt)

eéfreiér

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)



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