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CMT #2 - Cancans de lavandières...

Hidden : 09/08/2015
Difficulty:
1 out of 5
Terrain:
2 out of 5

Size: Size:   small (small)

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Geocache Description:


Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine 2015, l'Office de Tourisme de Châtenay-Malabry fait découvrir, aux habitants et visiteurs, le patrimoine châtenaisien d'une manière originale, à travers une initiation au Geocaching, véritable chasse aux trésors des temps modernes ! C'est donc dans le cadre de l'Event "A la découverte de Châtenay-Malabry 1/..." que nous avons créé une série d'une dizaine de geocaches permettant la découverte de notre patrimoine.

Le lavoir à impluvium

Notre lavoir a probablement été construit en 1819, et à cette époque, il y jouxtait un abreuvoir pour les bêtes.

En 1826, Monsieur Foucher, notaire royal et Maire de Châtenay-Malabry réalise que l'abreuvoir est dans un état pitoyable et que les lavandières sont à la merci des intempéries. Il faudra attendre 1831 pour qu'il obtienne le vote d'un impôt exceptionnel grâce auquel il fait construire une toiture récupérant les eaux de pluie. Notre lavoir, composé de maulière et de bois de châtaignier devient alors un lavoir à impluvium.

GENERALITES SUR LES LAVOIRS

Contrairement aux idées réçues, le lavoir servait principalement au rinçage et non à la lessive. En effet, contrairement au lavage qui s'effectuait en général à la maison, le rinçage nécessitait une quantité d'eau claire très importante, uniquement disponible dans les cours d'eau ou dans une source captée.

Les lavoirs apparaissent à la fin du 18ème siècle suite à la pollution de la Révolution industrielle, aux épidémies (choléra, variole, typhoïde) puis à l'hygiénisme. Ils sont souvent situé en bas d'une prairie, en contrebas d'une source ou d'une fontaine,en bordure d'un ruisseau, d'une rivière...

Le lavoir reste en usage jusqu'à la moitié du 20ème dans les villes où soit l'eau n'est pas polluée soit il n'existe pas de blanchisseries, mais leur utilisation est progressivement abandonnée au cours de ce siècle. Malgré la résistance au progrès des lavandières, le lavoir est remplacé par les lessiveuses, les lavoirs mécaniques, puis les machines à laver vers 1950, et les laveries automatiques. Il subsiste toutefois de nombreux témoignages de ces sites pittoresques aux styles architecturaux d'une grande variété selon les régions et périodes historiques.

Les lavoirs sont généralement composé :

  • d'un banc de lavoir : banc de pierre adossé aux murs intérieurs seravant d’étagère pour poser le linge propre et les effets des laveuses,
  • de bassin(s) : en amont le rinçoir, en aval le lavoir, l'abreuvoir,
  • d'une toiture à ciel ouvert (impluvium) : pour éviter aux lavandières les courants d’air et les intempéries,
  • d'un dallage : les abords du bassin sont généralement dallés ou pavés afin que les lieux soient aisés à nettoyer, et sont munis d'une rigole,
  • d'un étendoir : barres en bois ou en métal suspendues au-dessus du bassin de lavage sur lesquelles le linge était mis à égoutter,
  • de latrines car garder les mains dans l’eau fraîche a un effet diurétique, mais rares sont les lavoirs qui possèdent un cabinet d’aisance,
  • une pierre à laver : pierre basse inclinée vers l’eau bordant un cours d’eau ou la margelle du bassin.

La lessive dans l'habitat même posant de nombreux problèmes (vapeur humidifiant les murs, écoulement de l'eau), le linge n'est alors lavé que deux fois par an (la lessive devient mensuelle dans les années 1900 et hebdomadaire dans les années 1930, les moins fortunés gardant leurs vêtements jusqu'à complète utilisation. Ces « grandes lessives », appelées « buées », durent généralement trois jours : le premier, le linge est immergé dans d'énormes baquets de bois pour un premier décrassage ; le deuxième, le linge est lessivé dans ces mêmes baquets ou d'autres cuves, recouvert d'une toile sur laquelle on pratique le coulage, c'est-à-dire le versement de l'eau bouillante à l'aide d'un récipient à long manche sur une épaisse couche de cendres dont le carbonate de potasse constitue un excellent agent nettoyant ; le troisième, le linge est rincé et essoré au lavoir.

Le bord du lavoir comportait en général une pierre inclinée. Les femmes, à genoux dans une sorte de bac en bois, le « garde genoux », jetaient le linge dans l'eau, le tordaient en le pliant plusieurs fois, et le battaient avec un battoir en bois sur la pierre afin de l'essorer le plus possible. En général, une solide barre de bois horizontale permettait de stocker le linge essoré avant le retour pénible en hotte, brouette, carriole ou charrette vers le lieu de séchage.
Certains étaient équipés de cheminées pour produire la cendre nécessaire au blanchiment. Lorsque les femmes y lessivaient également leur linge, elles le frottaient le brossaient avec du savon fabriqué artisanalement ou de la cendre de bois, puis le rinçaient en ajoutant quelques boules de bleu (poudre à base d'indigo pour l’éclat et des racines de saponaires pour l'assouplir ; enfin elles le parfumaient à l’aide de rhizomes d’iris.

Les lavoirs avaient une importante fonction sociale. Ils constituaient en effet un des rares lieux où les femmes pouvaient se réunir et échanger. L'activité de nettoyage du linge était physiquement très difficile. Aussi, le fait de la pratiquer de façon collective la rendait plus facilement supportable : les femmes pouvaient discuter entre elles, plaisanter, chanter... Des conflits surgissaient également parfois. Pour ces différentes raisons, un certain nombre de légendes (histoires d'animaux fabuleux racontés par les parents pour éviter que les jeunes enfants s'approchent de cet endroit où ils pourraient se noyer, des lavandières de nuit aux dames blanches et de « codes » se sont développés autour des lavoirs : règles officielles relatives à leur fréquentation, interdits religieux, traditions à respecter, hiérarchie (bizutage des nouvelles, la place la plus prisée près de la fontaine est réservée d'office à la plus ancienne blanchisseuse)...

La fréquentation des lavoirs était exclusivement féminine (elles pouvaient toutefois y emmener leurs enfants quand elles n'avaient personne pour les surveiller), les règlements de la police du lavoir punissant le contrevenant. Certaines femmes s'y rendaient à titre personnel tandis que d'autres y exerçaient les métiers de lavandières, laveuses ou blanchisseuses.

Additional Hints (Decrypt)

Gâgbaarm

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)