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Retour sur les faits : l'heure de la vérité

A cache by Jipem Send Message to Owner Message this owner
Hidden : 02/29/2016
Difficulty:
4.5 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size: other (other)

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Geocache Description:


Le 29 janvier 2016, je vous ai raconté sur le groupe des accros qu'une cache m'avait amené à la gendarmerie.

J'avais alors conclu cette histoire en vous disant “qu'en faisant une cache où au bout de 30 minutes c'était DNF j'ai fait appel à un ami qui la connaissait et qui m'a donné un indice puis m'a invité à la gendarmerie locale boire un café"... Ce n'était bien entendu qu'une vague banalisation de la chose dans le seul but de conclure tous vos commentaires afin de ne pas m'étendre plus sur cette histoire. Car je ne pouvais effectivement pas vous en dire plus…

Mais aujourd'hui, je vais vous raconter la vraie histoire…

Ce jour-là, je cherchais en effet une cache située entre étangs et piste cyclable longeant une route. Non sans mal, car entre moustiques et plantes touffues, je suis assez (pour ne pas dire très) en difficulté. Bien qu’avec toute la discrétion dont je fais preuve lors de mes recherches, une patrouille de gendarmerie passant par là me repère et se gare juste à côté. Descendent alors quatre gendarmes. J’hésite alors entre “cool, voilà de l’aide pour trouver cette cache depuis déjà tant de longues minutes" et “oups, il va encore falloir que je me lance dans une longue discussion explicative et convaincante“. La précédente (et seule) fois, ça avait été efficace. J’espère donc de même cette fois-ci. Le fait de me remémorer cette précédente explication me rappelle également la cache effectuée seulement quelques heures plus tard, et où nous trouvons en premier un cadavre entouré de légistes. Et là tout s’emballe. Tout se mélange. Et si ils venaient de s’arrêter parce qu'ils pensent que je suis lié à cet évènement ? Et s’ils venaient de s’arrêter parce qu’ils sont en difficulté sur cette enquête et qu’ils ont compris que j’étais indispensable à la résolution de celle-ci. (parce que forcément, en ayant résolu le challenge du mois des mystères en mars de l’année dernière, je suis forcément indispensable maintenant sur les enquêtes complexes). À moins que ça soit à propos de cette pauvre grenouille que j’ai traumatisé le soir de mon précédent anniversaire ? Ou alors la p’tite coquine que j’ai rencontré en mars dernier et qui a aimé ma subtilité et délicatesse et qui fait tout pour me retrouver ?! À moins que ça ne soit à cause d’une concurrence déloyale à propos d’une vague histoire de pipes Gardiolesques ?! Ou bien encore le carnage effectué dans cette zone infestée de zombies et des nombreux dégâts zombiesques que nous y avons créés ? Bref, je ne sais pas ce qu’ils veulent. Mais si ça pouvait être la première hypothèse, celle qu’ils souhaitent m’aider, je ne serais pas contre. Parce que ça fait tout de même 30 minutes que j’inspecte chaque tige de cet endroit dans les moindres détails sans succès.

Les gendarmes arrivent et m’interpellent : “Jipem ?". “Euh… oui" leur répondai-je. Je leur aurais bien répondu “Non, moi c’est Napoléon", mais sur le moment j’ai eu peur d’aller rejoindre mes collègues un peu trop tôt alors que je ne travaillais pas cet après-midi là. Ils m’expliquent alors que cette interpellation est liée à la prise d’une photo abusive sans respect du droit d’image qui sera effectuée le 06 février à 12h21 (*) (parceque oui, la précision c’est important). J’avais imaginé dans les minutes précédentes, beaucoup d’hypothèses comme je vous l’ai déjà expliqué. Mais que cette chauve-souris soit responsable de cela, je ne l’avais absolument pas pensé. Et puis, comment peut-il le savoir, je ne la rencontrerai que dans une semaine ?! Je lui demande alors des explications supplémentaires concernant ce phénomène temporel plus qu’étonnant. Mais il interrompt immédiatement la question et refuse d’y répondre.

Ils m’invitent alors à monter dans leur véhicule, direction la brigade la plus proche. Euh, oui, ok, mais la cache alors, je ne peux pas la found-it avant ?! Hein, dites, vous ne voulez pas m’aider à la trouver, et ensuite on partira tous ensemble fiers et heureux d’avoir déposé notre nom sur le logbook ? J’ai déjà le nom de la team : GénéralJipem ! Non, a priori ce n’est pas faisable. On doit y aller maintenant.

J’arrive alors à la brigade de gendarmerie. On me fait m’installer à une table et le général commence à m’interroger (il aurait du opter pour la signature du logbook à nos deux noms, ça aurait été plus rapide que rédiger le compte-rendu d’audition pour ensuite le signer).
Il me présente alors les deux photos litigieuses. “Reconnaissez-vous cette chauve-souris ?" me demande-t-il. “Béh non… je ne la rencontrerais que dans une semaine vous ai-je dit tout à l’heure !". Non, mais ce n’est pas possible, soit c’est une caméra cachée, soit je suis tombé dans un groupe d’extra-terrestres déguisés ?! Serait-ce E.T ?! “Eh, je t’ai reconnu, tu es E.T. !" lui dis-je. À priori, vu la réaction, il l’a assez mal pris… C’est ainsi que j’ai été transféré aussi rapidement en cellule. Là on ne peut pas dire que ça soit digne d’un 5*, mais l’endroit m’a donné quelques idées de caches : un barreau et un banc magnétique. Malheureusement je n’ai pas de caches magnétique dans ma poche, donc j’oublie très vite cette idée. D’autant plus qu’on vient me rechercher pour poursuivre l’audition.

“Reconnaissez-vous cette chauve-souris ?" me demande-t-il. Euh… J’ai l’impression d’avoir déjà vécu ce moment, je vais donc changer la réponse. “Non" me contentai-je de répondre. “Pourtant cette photo sera prise par vous la semaine prochaine". “Oui, peut-être la semaine prochaine, donc ça n’a pas encore été fait et je ne reconnais pas cette chauve-souris". “Vous êtes ici pour avoir fait cette photo abusive sans respect du droit à son image d’autant plus pendant son sommeil, peut importe que cette photo soit déjà faite ou va être faite, nous l’avons devant nous et ça c’est un fait". Bon bon bon… On tourne en rond là… “Mais je ne peux pas être coupable de quelque chose que je n’ai pas encore fait !" tentais-je de répondre. “Bien sûr que si, et vous le savez très bien puisque vous avez eu un certain rapport avec Marty McFly". Gni ? “L’espace temps ne veut rien dire, un évènement de la semaine prochaine peut très bien être un évènement de la semaine dernière, et vice versa". “Ah… Euh… Vous n’auriez pas un peu de Paracétamol, ça me donne mal aux neurones de tenter de comprendre votre réflexion ?!". “Bon, comme vous ne voulez pas coopérer et que vous faites tourner en rond toute cette affaire, vous allez réfléchir à tout ça pendant cette longue nuit qui vous attend en cellule". C’est alors que je lui demande “Vous n’auriez pas une boîte aimantée, le fait d’avoir découvert la cellule tout à l’heure m’a donné quelques idées de caches". Vu sa réaction, j’en ai déduit que non, il n’avait pas de boîte aimantée. J’ai eu envie de lui demander également si son équipe n’avait pas eu l’occasion de retourner sur le lieu de la cache où j’ai été interpellé, s’ils ne l’avaient pas trouvée et loguée, mais j’ai eu la crainte que ça soit la question de trop. Bref, il m’a regardé, je l’ai regardé, et je me suis retrouvé une seconde fois dans cette cellule.

Autant le dire tout de suite, une nuit en cellule, c’est long, très long. Et pas vraiment confortable. L’occasion, effectivement comme me l’avait annoncé le général, de bien réfléchir. J’en suis venu à deux issues possibles.
La première est celle de l’évasion. J’ai alors tout de suite pensé à la technique du fil rouge sur le bouton rouge puis partir en courant. Pour me cacher j’ai tout de suite repensé aux sous-terrains d’Escala que nous avons eu l’occasion de visiter lors d’un WE entre collèguamis en septembre dernier. Mais c’est assez loin et plutôt peu probable de réussir à aller jusque là-bas en courant en toute discrétion. J’ai alors repensé (parceque oui, la nuit en cellule c’est long, très long, et ça mérite d’être dit une seconde fois tellement c’est long) à la grotte du Sergent découverte il y a quelques semaines. Mais deux problèmes se sont posées. Tout d’abord je n’ai pas envie de passer le reste de ma vie comme fugitif en restant caché. Et ensuite je n’ai ni fil rouge, ni bouton rouge pour enclencher cette voie de sortie. Donc forcément, ça devient de suite bien plus compliqué.
C’est ainsi que j’en suis venu à la seconde possibilité, qui m’a paru plus fiable. Avant de partir sur la série de cet après-midi, j’en avais parlé à ma binôme charline2002, et j’ai donc un grand espoir qu’elle vienne me chercher à la brigade accompagnée par le célèbre avocat Maître Mark (connu peut-être de nous seuls, mais célèbre quand même). Tous les éléments sont là pour que cette voie de sortie soit possible. Il reste donc juste à attendre.

Le jour se lève, et les rayons du soleil passent par les barreaux de la cellule. Me revoilà en salle d’audition. Blblblblblbl. Ca c’est mon ventre, j’ai faim, le repas ici n’a pas été très copieux. L’audition reprend. Le général arrive cette fois-ci accompagné par quelqu’un. C’est la chauve-souris des photos ! “Reconnaissez-vous cette chauve-souris ?" me demande une nouvelle fois le général. “Bien sûr ! C’est celle des photos !". Mais encore une fois ce n’était pas la réponse attendue…

C’est alors que la porte s’ouvre et qu’un gendarme que je n’avais encore jamais vu entre. Il vient chuchoter quelque chose à l’oreille du général. Ça ressemblait à quelque chose du genre “chtchchctchhhchchtch", mais je ne suis pas trop sûr de l’orthographe. C’est avec une grimace que ce dernier m’annonce que j’ai de la visite.

Je vois charline2002 accompagnée de Maître Mark arriver dans la pièce. Je me souviens encore de sa phrase d’arrivée “À partir de maintenant, ne dis plus rien, je m’occupe de tout". Parfait, vu la nuit que j’ai passé, je vais pouvoir faire une petite sieste. Cette chaise est plus confortable que la banquette de la cellule… Mon ventre refait à ce moment-là son maintenant traditionnel “blblblblblbl", que Maître Mark entend. Étant passé par la pâtisserie avant de venir, il me propose une tartelette au citron (son grand classique). Chose que je ne refuserais pas, je ferai mieux la sieste le ventre plein. Je remarque à cet instant la chauve-souris suivre la pâtisserie du regard, l’air plus qu’intéressée. Ayant hiberné tout l’hiver, elle doit avoir bien faim également… En bon avocat, Maître Mark le remarque mais ne dit rien pour le moment.

Il fait alors sa plaidoirie d’arguments et de négociation en faveur de l’arrêt de cette plainte si inadaptée et loufoque. J’aurais bien aimé vous décrire plus en détail ce discours, mais la nuit blanche passée a eu raison de moi et m’a plongé dans la sieste tant attendue. Parce que oui, même dans cette situation pouvant être si angoissante et inquiétante, je dors. Preuve de ma totale confiance envers mon avocat (je ne devrais probablement pas, mais bon...). Il enchaîne ses phrases, ses paragraphes, ses arguments et son discours.

Mais cette chaise, bien qu’un peu plus confortable, n’est tout de même pas digne d'un hôtel de luxe. Ma sieste ne durera que peu de temps, ce qui me permettra de voir et d’entendre le dénouement de cette situation… Depuis le départ cette accusation est fondée sur un enchaînement saugrenu et farfelu. Et la suite ne fera pas basculer la tendance…

Le carton de tartelettes au citron est toujours posé à côté des affaires de Maître Mark. La chauve-souris quant à elle le zieute de plus en plus régulièrement. Mon avocat sent que cette dernière devient de plus en plus faible. Enfin, surtout son estomac. C’est alors qu’il concentre sa négociation sur ces tartelettes, menant au chantage suivant : le retrait de la plainte en échange de ces pâtisseries fort appétissantes. Bien entendu, elle ne cédera pas si facilement, trop fière de son statut et de ce que peut lui rapporter la plainte. Mais petit à petit son désir et son estomac lui font comprendre que cette odeur et ce goût sont bien plus importants. Elle finira par accepter la négociation de Maître Mark, mettant ainsi un terme à toute cette affaire. Elle partira rapidement, carton sous les ailes, rejoindre sa grotte.

On me fait bien comprendre que toute cette affaire doit rester strictement confidentielle, la chauve-souris étant le chef de la colonie des chauves-souris de “Claustrophobie" et que révéler le fait qu’elle soit faible fera d’elle la risée de son clan. Et si tout cela s’ébruite elle fera appel à son meilleur ami qui se fait appeler Batman et qui habite tout près d’ici. Et que lui, ce n’est pas un marrant. Mais aujourd’hui, un mois après cet évènement, c’est l’heure de la vérité et je ne peux plus étouffer cette affaire.

Une semaine après, quand je suis parti faire ma #2000ème comme prévu en compagnie d’arthemix, j'ai effectivement rencontré cette chauve-souris et j’en ai fait des photos sous tous les profils. Comme quoi la plainte initiale avait des éléments vrais. Mais ces photos ne me serviront qu’à un usage privé, me mettant ainsi à l’abri de toute accusation/récidive.

Tout ceci n’est bien sûr que fiction. Ou pas.

Un grand remerciement à la gendarmerie qui m’a permis finalement de réaliser cette cache, à la chauve-souris rencontrée, aux différents owners qui m’ont inspiré au fil des différents paragraphes, ainsi qu’à Charline et maître Mark de m’avoir sorti de là.

Et par contre un grand non-merci à Marty McFly d’avoir permis ces différents arguments au général.

(*) Je le répète, aucun animal n’a été maltraité pendant la trouvaille de cette cache. Les chauves-souris hibernant, la photographie a été prise sans flash, avec la lumière de nos frontales déportée afin de ne pas la déranger dans son profond sommeil (si si, elle ronflait, à moins que ça ne soit mon ventre car j’avais faim, je ne sais plus trop).

[Note] La procédure n’a pas été respecté, mais dans le monde de Claustrophobie c’est chose habituelle.

[ A l’issue de ce récit, un test de stupéfiants a été réalisé mais se révèle être entièrement négatif. ]




Avertissement :

  • Pour la survie de la cache, restez discrets !
  • Soyez très délicats avec la cache !
  • Bien remettre la cache et son camouflage tels que vous les avez trouvés (afin qu'ils restent non visibles).
  • Ouvrez-la avec délicatesse !

À savoir :

  • Il n'y a pas de stylo dans la boîte.

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Additional Hints (Decrypt)

Ps TrbPurpx.

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)



 

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