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26 mai 1171

A cache by chouzyteam Send Message to Owner Message this owner
Hidden : 05/17/2016
Difficulty:
1.5 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size: micro (micro)

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Geocache Description:

26 mai 1171


Le mercredi 26 mai 1171, une trentaine d’hommes, femmes et enfants appartenant à la communauté juive de Blois périssent sur un bûcher.

Comment en est-on arrivé là ?

Robert de Mont en dresse la chronique :

Theobaldus Comes Carnotensis plures Judaeorum, qui Blesis habitabant igni tradidit : siquidem cum infantem quemdam in solemnitate Paschali crucifixissent ad opprobium Christianorum, postea in sacco positum in fluvium Ligeris projicerunt. Quo invento, eos convictos de scelere ut supra diximus, igni tradidit exceptis illis qui fidem christianam receperunt.

(Thibault Comte de Chartres livra au feu de nombreux juifs qui habitaient Blois : des personnes sacrifièrent vraiment un enfant pendant le temps de Pâques pour la honte des Chrétiens, puis le corps fut mis dans un un sac et ils le jetèrent dans la Loire. Quand cela fut connu ils furent convaincus de leur crime que nous avons dit plus haut. On les livra au feu excepté ceux qui reçurent la foi chrétienne.)

Tentons de comprendre :

Thibault V, dit le Bon, comte de Blois, de Châteaudun et de Chartres est un des personnages les plus importants de l’époque. Il est marié à Alix, fille d’Aliénor d’Aquitaine et du roi Louis VII.

Thibault est tombé amoureux de Polcellina une jeune veuve de sa juiverie (comme on dit à l’époque).

Alix en éprouve un vif ressentiment et cette liaison choque la communauté juive.

Ne renonçant point à cette passion, Thibault s’attire une hostilité croissante d’Alix mais également de ses vassaux et de ses serfs.

Un soldat prétend avoir vu un pelletier juif jeter un corps d’enfant dans la Loire. Aucun enfant n’a disparu ni ne sera retrouvé mais on sait que le jeune garçon se prénomme Richard.

Alix trouve là une occasion de se venger de son mari infidèle.

Les juifs sont accusés d’avoir pratiqué un crime rituel. Ils ont tué le jeune Richard pour préparer des pains azymes pour Pessah avec son sang.

Une partie de la communauté juive est mise en prison à l’exception de Polcelina mais Alix empêche tout contact entre elle et Thibault.

La communauté tente de racheter les prisonniers mais la négociation échoue.

Une ordalie par l’eau est mise en place. L’accusateur étant resté à la surface du baquet, on est maintenant sûr qu’il n’a pas menti.

Les malheureux emprisonnés seront donc condamnés au bûcher.

Les condamnés sont menés sur le lieu du supplice. Les autorités proposent de lever la peine en échange d’une conversion à la foi chrétienne.

Les Juifs refusent préférant mourir dans leur religion.

Les bourreaux se saisissent de Rabbin Yechiel, Rabbin Yekuthiel et Rabbin Judah et les conduisent au bûcher dans le vain espoir que les autres condamnés se convertissent. Le feu est allumé, les cordes qui les retiennent brûlent et les trois condamnés sortent indemnes du foyer. Ils interpellent les spectateurs du supplice en leur disant qu’étant sortis vivants de l’épreuve du feu ils sont donc innocents. Ils attrapent un bourreau et le traîne vers le feu. Les soldats interviennent, les tuent à coups d’épées et jettent leurs dépouilles dans le feu.

L’ensemble des condamnés, Polcellina itou, sont menés au bûcher. Les suppliciés entonnent l’Alénou qui émeut fort la foule. Rabbin Baruch affirme que les corps étaient intacts après le supplice et que seules leurs âmes s’en étaient allées. Pendant longtemps les corps restèrent ainsi, des juifs finirent par les enterrer.

Ce tragique événement marqua les esprits. Des selihot (prières), des récits furent composés après ce drame. Rabbinu Yaakov Tam décréta que le 20ème jour de Sivan soit un jour de deuil et de jeûne.

La boîte est placée à l’endroit où a eu lieu l’exécution et où se situaient les fourches patibulaires. Ce lieu a été le témoin des exécutions capitales, des expositions des corps des suppliciés de la justice de la ville.

La pluie nous a débués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis.
Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais nul temps nous ne sommes assis
Puis çà, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charrie,

Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie ;

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Ballade des pendus : François Villon

Source :
Héritages de Rachi

L’antisémitisme son histoire et ses causes : B. Lazare
Fourches patibulaires et corps suppliciés dans les enluminures des XIVe-XVe siècles : Cécile Voyer http://sourcebooks.fordham.edu/source/1171blois.asp

Le spot est très sale le décor peu ragoutant mais je n’y peux rien. Ma traduction du texte de Robert de Mont doit bien contenir quelques erreurs. Avis aux latinistes pour me corriger !

Additional Hints (Decrypt)

Chvf çà, chvf yà pbzzr yr irag inevr.

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)



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