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La balme de Fraissinet de Fourques

A cache by papy12 Send Message to Owner Message this owner
Hidden : 03/21/2017
Difficulty:
1.5 out of 5
Terrain:
4 out of 5

Size: Size:   small (small)

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Geocache Description:

Vestiges d'un château archaïque en Gévaudan


Cette cache n'aurait jamais été possible sans l'aide de mon ami Dédé.

Conseils de prudence, ne pas y aller seul, si le sol est mouillé, utiliser une corde pour plus de sécurité pour la descente.

Lien vers la Météo de Fraissinet de Fourques

Prudence, ne pas y aller seul, si le sol est mouillé, utiliser une corde pour plus de sécurité.

Pour la suite la description par André Soutou.

Un château archaïque en Gévaudan
par André Soutou

Le château nommé La Balme de Fraissinet est situé dans le département de la Lozère, entre Florac et
Meyrueis, au-dessus du village de Fraissinet-de-Fourques. Il est à peu près à la même altitude
(1.031 m) que le col de Perjuret où se croisent la route nationale 596 et la grande draille du Languedoc.
La plus ancienne mention le concernant est contenue dans un texte de 1219 qui énumère les
forteresses de la baronnie de Florac. Cette même mention se retrouve dans divers autres textes
jusqu'en 1307. Toutefois, comme l'indiquent certains vestiges archéologiques dont il sera question
plus loin, les origines de ce château remontent en fait à une période bien antérieure au XIIe et au
XIVe siècle.
Pour atteindre La Balme, on peut partir du village de Fraissinet-de-Fourques et emprunter les
sinuosités d'un chemin escarpé, montant jusqu'à la couronne du Causse Méjean, à travers des
pâturages dénudés. Mais cet itinéraire est long et pénible, surtout en été, car le versant abrupt
est exposé au soleil du matin au soir. Un autre trajet, plus direct et moins fatigant, conduit au
château par un chemin horizontal, qui, du rebord du plateau, permet d'aller transversalement
jusqu'aux ruines. Toutefois ce second moyen d'accès présente l'inconvénient de longer des pentes
accentuées où l'on a de la peine à maintenir son équilibre lorsque le sol a été rendu glissant par
la pluie ou même simplement par grand vent.
les vestiges qui subsistent se répartissent en deux zones distinctes.

Des constructions et une grotte
D'une part, au-dessous du sentier horizontal, un groupe de constructions édifiées sur un petit
replat de terrain. Ces ruines occupent un espace d'une cinquantaine de mètres en longueur sur une
quinzaine en largeur. Le mur le plus apparent est formé de gros blocs de pierre, d'assez grandes
dimensions, bien taillés et soigneusement appareillés sans utilisation apparente de mortier. On
distingue aussi la présence de portes à moitié enterrées, dont l'une est encore recouverte d'un
grand linteau monolithe. En l'état actuel, il est difficile de se faire une idée de l'agencement de
ces substructions dont l'extension est relativement importante, mais dont le plan précis ne pourra
être relevé qu'après de longs travaux de déblaiement.
D'une part, au-dessus du sentier, c'est-à-dire dans la falaise même, des éléments architectoniques
taillés dans le rocher. Il s'agit d'abord d'un escalier donnant accès à un auvent sous roche où
s'ouvre une entrée percée dans l'épaisseur du calcaire. On voit très bien la feuillure cintrée de
la porte ainsi que les trous où coulissait la barre de fermeture. L'auvent lui-même était protégé
contre l'eau de ruissellement par une longue rainure horizontale creusée au dessus de la saillie du
rocher, de manière à maintenir au sec l'espace placé au surplomb.
Un peu plus loin vers l'ouest s'amorce un nouvel escalier qui conduit à La Balme proprement dite.
C'est une cavité spacieuse en forme de rotonde circulaire (9 m de diamètre inférieur sur 5 m de
hauteur) dont le sol et la paroi interne ont été entièrement piquetés.
De plus apparaissent dans le roc trois séries horizontales d'encoches (9 en bas, 13 à mi- hauteur
et 3 à un mètre environ du sommet de la coupole), indiquant que cette cavité, en partie
artificielle, était pourvue de trois planchers superposés dont l'un était presque à ras de terre,
de manière à éviter l'humidité su sol naturel. Cinq des encoches de la partie médiane présentent la
particularité d'avoir été taillées en forme d'étrier renversé, ce qui veut dire que les poutres
horizontales qui y étaient encastrées avaient été coincées de force par le dessous, alors que les
autres reposent simplement sur un support ménagé pour soutenir leur poids.
Comme on le voit, tous ces détails signifient que cette caverne soigneusement aménagée était
vraisemblablement destinée à abriter au sec et à l'abri du gel les provisions que l'on pouvait y
emmagasiner sur trois étages.
Enfin, à une vingtaine de mètre à l'est de l'auvent rocheux, un petit bassin, taillé dans le roc
(50 cm de diamètre et autant de profondeur) et pourvu en sa partie inférieure d'un conduit de vidange faisant également office de déversoir, recueillait l'eau qui, par temps de pluie, coulait
le long de la falaise.

Du temps des invasions
Bien qu'aucune fouille n'ait été jusqu'à présent pratiquée dans ce site fort pittoresque, la
trouvaille en surface, dans le secteur des constructions en ruine, d'un fragment de tuile à rebord
d'origine indubitablement romaine permet de reporter les origines de cet ensemble fortifié bien
au-delà de sa première mention historique. Si l'on remarque en outre que le mur en bel appareil
ressemble beaucoup au fragment d'arcade, de structure analogue, qui, dans la même région, enjambe
l'entrée de la grotte de Roucadel (commune de la Parade), située également sur le flan du Causse
Méjean, on peut penser que le mur de La Balme de Fraissinet date de la même époque. Or, dans le cas
de la caverne retranchée de Roucadel, les débris de poteries ont été recueillis au cours de
plusieurs sondages indiquent que l'arcade en question a été bâtie à la fin de l'Empire Romain,
pendant les temps troublés des Grandes Invasions. Il y a donc de fortes chances que la Balme de
Fraissinet ait été aménagée dès cette époque ainsi qu'en témoigne également le fragment de tegula
[tuile plate servant à couvrir les toits].
En ce qui concerne le contexte archéologique des environs immédiats, un indice supplémentaire
d'ancienneté est fourni par le nom même de Fourques que porte le village le plus proche du col de
Perjuret. Ce toponyme que l'on rencontre un peu partout dans les territoires qui ont été soumis à
l'influence romaine (col de Furka en Suisse, col de La Forclaz en Savoie) signifie à proprement
parler "la fourche" et il désigne souvent un lieu situé entre deux versants, c'est-à-dire un col.
Il témoigne ici du rôle important que jouait dès l'Antiquité ce passage commode permettant de
parvenir sans peine, entre deux profondes vallées, sur le Causse Méjean.
Malgré son accès relativement difficile, le château de La Balme n'occupait pas une position isolée.
Bien au contraire, il était situé à proximité d'une grande voie de communication, aujourd'hui peu
fréquentée, mais qui, au Moyen –Age et sans doute bien plus tôt encore, comptait parmi les artères
essentielles de la vie économique de la région. Il s'agit, comme on l'a déjà indiqué, de la Draille
de Languedoc, qui, partant du pays des Garrigues, au nord-ouest de Montpellier, franchissait les
Cévennes en suivant les lignes de crête de l'Aigoual pour atteindre finalement, par de là le Tarn
et le Lot, les estives de l'Aubrac.
Non loin du col de Perjuret, dans le petit village de Cabrillac, se tenait chaque année, jusqu'à
une époque récente, une foire importante, sur la draille même. On comprend dès lors que la Balme
de Fraissinet ait pu contrôler le va-et-vient des troupeaux en un point où le chemin emprunte un
isthme étroit qu'il était facile de barrer.

Article paru in "Plein Air Touring" (date inconnue)

Ci joint la Trace de la rando vers la grotte



Additional Hints (Decrypt)

Qnaf yn tebggr, qnaf har pnivgé à tnhpur qh ebpure qreevèer har cvreer cyngr ibve fcbvyre .
Cbhe yn céeraavgé qr yn pnpur qbag yn znvagranapr a'rfg cnf snpvyr
genvgrm yn pbzzr fv p'égnvg har qrf ibger ! Zrepv

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)



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