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La croix de Montfraysse

A cache by MJC12 Send Message to Owner Message this owner
Hidden : 10/08/2017
Difficulty:
1.5 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size:   micro (micro)

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Geocache Description:


 

 

 

 

Article du 8 fev 2018 Journal de Millau - Marc Parguel

Montfraysse (Mont du Frêne).C’était autre­fois le lieu de tous les passages.

En effet, la vraie route de Peyreleau à Meyrueis était sur le Causse Noir, par le vieux chemin ferrat

d’Alayrac, Montfraysse, Saint-Jean-des-Balmes, Veyreau, Dargilan, Meyrueis, où elle abou­tissait au

château. Ce chemin s’embranchait près de Mont­fraysse sur celui de Millau à Meyrueis :

c’était la « strada publica que va de Millau à Mey­rueis » (1509) ; ou encore : « lo camin ferrat que va de

StJokan de las Balmas et s'en va vers lo Mas de Luc » (1544), chemin ferrat que se despart de

Meyrueis tirant vers Millau, (1571,Duranc). Par « camins ferrats » (latin : via ferrata, iter ferratum)

il faut en­tendre un chemin ferré chargé, consolidé de cailloux et devenu dur comme du fer (J. Delmas)

En bordure de l’embranchement du chemin de Montfraysse se trouvaient jadis les fourches

patibulaires où les condamnés étaient exécutés. Sous l’ancien Régime, on préfère les exécutions

publiques à la pri­son. « On sait que les Fourches patibulaires étaient dressées à proximité des grands

chemins pour inspirer de salutaires ré­flexions à ceux qui glissaient sur la mauvaise pente. »

Le nom donné à ces appareils vient sans doute qu’ils consis­taient en deux fourches, sépa­rées par

un certain intervalle, dont le manche était planté en terre et dont les deux ouver­tures, dressées en l’air,

se trou­vaient reliées par une traverse. D'ordinaire les corps des suppli­ciés y restaient suspendus

quelque temps après leur mort, pour servir d’une manière dura­ble de leçon aux vivants. Le droit de

condamner au gibet les mal­faiteurs ne fut exercé bien libre­ment par les seigneurs que dans les

premiers temps de la féoda­lité. Sur ce point comme sur beaucoup d’autres les rois de France

restreignirent progressi­vement les attributions de la jus­tice seigneuriale, à mesure qu’ils


devinrent plus puissants, et ils avaient fini par n’en laisser plus guère qu’un simulacre quand la

Révolution survint. C’est à l’em­placement de ces fourches pati­bulaires que fut érigée une croix du

calvaire en forme de T majus­cule, instrument de supplice des criminels, suite à la condamna­tion par

le Parlement de Tou­louse en 1630 de l’assassin du curé Albat, Jacques Maurel qui a été écartelé en

cet endroit. Cette croix en pierre très renom­mée en bordure de la voie tomba de vétusté quelque deux

cents ans plus tard. En 1870, on pou­vait voir encore quelques restes du fondement percé à travers

le sol. M.Clément Bion riche et re­ligieux, propriétaire de Marlavagne avait eu la pensée de re­faire cette

croix à ses frais. Mais il mourut subitement en décem­bre 1877, sans avoir réalisé son pieux dessein.

Hyppolyte Marlavagne, son frère, voulut pour l’honneur de sa famille élever la croix projetée.

Celle-ci en pierre du pays coûta, dit-on cent écus. Elle mesure 2 mètres reposant sur un socle de

2m80 et n’oc­cupe pas tout à fait l’emplace­ment de l’ancienne, elle est dis­tante de 80 ou 100 mètres

envi­ron du côté de Veyreau (Section B7, parcelle 213 propriété O.N.F. cadastre de Veyreau).

On l’a pla­cée sur un point culminant afin qu’on puisse l’apercevoir plus ai­sément de tous les pays

environ­nants. Le terrain de l’emplace­ment a été cédé par M. Bion et Philippe Sauveplane proprié­taires

de Veyreau « décidés à donner gratuitement par acte no­tarié leurs propriétés respectives touchant

cette croix à la fabrique de la paroisse : c’est le meilleur moyen de transmettre cette croix à la postérité

la plus reculée » (Livre de Paroisse de Vey­reau). C’est le 9 novembre 1879 que la bénédiction a été

faite par l’abbé Balitrand, curé doyen de Peyreleau, assisté de plusieurs prêtres du district.

Sur la face méridionale du piédestal on lit gravé sur la pierre la courte ins­cription suivante :

CLEMENTIS BION DE MARLAVAGNE SUMPTIBUS RESTITUTA1878 (Restauration au frais de

Clé­ment Bion de Marlavagne, 1878).

 

Marc Parguel

 

 

 

La croix de Montfraysse a été un lieu de justice au XVII siècle.

A 40m de la D29 on y accède  par une sente bien marquée,

elle est située à 60m du parking

Sur la plaque commémorative est sculptée la phrase suivante:

 

.CL. DEMARLAVAGNE

SUMPTIBUS

RESTITUTAT

1878

Une autre inscription moins apparente a été rajoutée

ABEL FAGES... 1924-1928

 

 

 


Une précision de dernière minute sur cette croix de la part de BIDULE12

Voici ce que nous avons trouvé sur la croix de Montfraisse sur le livre "Le causse Noir" de Marie-Josée Cartayrade et Pèire de Veirau.

 

La croix de Montfraisse. aux limites des communes de Veyreau et de Peyreleau,proche de la D29

(signalée par l'IGN), Maurel, l'assassin du curé Etienne Albat de Saint Jean de Balmes, aurait été écartelé en ce lieu en 1630, le jette au fond de l'Abenc del Capelan, qui sera appelé depuis l'Aven du Curé.

 

Aven du Curé

 

Une vétuste croix en bois tombait en ruine, l'actuelle croix en pierre fut dressée

avec les deniers (100 écus) d'Hippolyte Marlavagnes en 1878.

 

 

NB: Montfraisse est écrit dans le livre avec un i, sur la carte IGN c'est écrit avec un y.


-du latin SUMPTIBUS signifiant  frais, coût.

C.L de Marlavagne = Clément Léon Bion de Marlavagne fils Abel Bion de Marlavagne

seigneur de Marlavagne et de Muret dcd en 1824 

 

Additional Hints (Decrypt)

N y'natyr qh fbpyr qr yn pebvk - erzrgger yn obîgr qnaf yr fraf dhv ar obvg cnf y'rnh.
Fbhf qr yn zbhffr.

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)



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