Skip to content

<

Canal de Marseille

A cache by Liodan13 Send Message to Owner Message this owner
Hidden : 01/26/2019
Difficulty:
3 out of 5
Terrain:
2 out of 5

Size: Size:   small (small)

Join now to view geocache location details. It's free!

Watch

How Geocaching Works

Please note Use of geocaching.com services is subject to the terms and conditions in our disclaimer.

Geocache Description:


1. Le Canal de Marseille :

Le canal de Marseille est la principale source d'approvisionnement en eau potable de la ville de Marseille. D'une longueur de 80 kilomètres pour sa partie principale (160 kilomètres avec les dérivations dans la ville), il dessert l'intégralité des quartiers marseillais. Il a été construit au milieu du xixe siècle en une quinzaine d'années sous la direction de l'ingénieur Franz Mayor de Montricher, amenant les eaux de la Durance dans la ville depuis le 8 juillet 1849. Il représente une réalisation marquante de l'ingénierie du xixe siècle en cumulant de très nombreuses infrastructures, ponts, tunnels, réservoirs, etc.

Jusqu'en 1970, il fut la source quasi unique d'alimentation en eau de la ville de Marseille et en fournit encore les deux-tiers de nos jours.

Origine :

Marseille, située en bord de mer et enserrée dans les collines, n'est traversée que par un fleuve au débit faible et très irrégulier, l'Huveaune, et son affluent le Jarret, canalisé dès le xive siècle, mais devenu avec le temps une sorte d'égout à ciel ouvert. Jusqu'au xixe siècle, la ville ne disposait que de puits pour son alimentation en eau — on en dénombrait 10 à 12 000 à la fin du xviiie siècle. L'eau était de plus en plus polluée et une part grandissante en était perdue en raison de l'absence d'entretien du réseau de distribution.

Pourtant, les épidémies accompagnant les sécheresses sévères faisaient des ravages. En période difficile, le débit de l'Huveaune permettait d'utiliser 75 litres d'eau par personne et par jour. Mais en 1834, il s'assécha pratiquement et on ne disposait plus que d'un seul litre par personne et par jour. La croissance démographique rapide de la ville (140 000 habitants en 1830) et surtout l'épidémie de choléra de 1832-1835 convainquirent les élus d'agir pour restaurer la salubrité et assurer l'approvisionnement en eau de la ville.

Cette épidémie vient raviver les terreurs de la population, surtout à Marseille où le souvenir de la peste de 1720 reste dans toutes les mémoires. En juillet 1833, 30 000 Marseillais se rassemblent en procession au centre de la ville.

Maximin-Dominique Consolatmaire de Marseille de 1832 à 1843, décida en 1834 « quoi qu'il advienne, quoi qu'il en coûte » de faire venir à Marseille l'eau de la rivière la plus proche, la Durance, pourtant lointaine et séparée de Marseille par de nombreux chaînons montagneux (chaîne des Côtes, plateau de l'Arbois, massif de l'Étoile). L'eau devait être captée assez haut sur la Durance pour pouvoir, par simple gravité, effectuer tout le parcours, contournant ou traversant les collines intermédiaires, et parvenir à Marseille au point le plus haut de la ville, à Saint-Antoine (altitude 150 mètres), de manière à la desservir en totalité.

Réalisation :

Il fallut quinze ans, de 1839 à 1854, pour construire le canal, avec son tracé tourmenté, ses 80 km de long dont 17 km en souterrains, ses 18 ponts, dont l'aqueduc de Roquefavour.

En effet, une des principales difficultés était de faire traverser au canal la vallée de l'Arc, dont l'altitude est inférieure à 100 mètres entre Aix-en-Provence et l'étang de Berre. L'ingénieur Franz Mayor de Montricher, chargé de la réalisation du projet, refusa la proposition d'un pont-siphon, pourtant plus économique, et décida de réaliser un aqueduc entre deux points où les plateaux bordant l'Arc au nord et au sud étaient assez proches pour que l'ouvrage ait une longueur raisonnable (moins de 400 mètres) : ce fut l'aqueduc de Roquefavour, œuvre architecturale inspirée du pont du Gard romain, et considéré depuis comme un des monuments à visiter dans la région aixoise. L'aqueduc a une longueur de 393 mètres et le canal passe à 82,5 mètres au-dessus de l'Arc.

Le canal est en béton, les ouvrages aériens en pierres ou pierres et briques. Le débit de l'ouvrage est de 10 m3/s, la pente étant de 0,36 m/km. La largeur au sommet est de 9,40 m, la largeur à la cunette de 3 m.

L'eau arrive le 19 novembre 1849 à Marseille au plateau Longchamp à la cote 150 m. De 1854 à 1869, 77 km de canalisations et de nouveaux bassins réservoirs sont construits permettant l'accès à l'eau sur l'ensemble du territoire de Marseille, incluant les communes avoisinantes (Plan-de-CuquesAllauch et Aubagne).

Avec la construction du canal et malgré un doublement de la population en 40 ans, les 321 000 Marseillais disposent en 1876 de trente fois plus d'eau par jour et par habitant : 370 litres pour l'usage domestique et 660 litres pour les activités industrielles.

Parcours à travers les Bouches-du-Rhône :

La prise d'eau initiale était située sur la Durance au niveau du pont de Pertuis, à une altitude de 185 mètres, et à 50 kilomètres à vol d'oiseau de Marseille. De là le canal partait vers l'ouest sous Le Puy-Sainte-Réparade, puis nord-ouest jusqu'à Saint-Estève-Janson.

Lors de la construction du grand canal EDF, qui double la Durance depuis Serre-Ponçon jusqu'à Salon-de-Provence et l'étang de Berre, la prise d'eau du canal de Marseille a été reportée sur le canal EDF lui-même, après Saint-Estève-Janson. De là, le canal de Marseille continue vers le nord-ouest jusqu'au pont de Cadenet, où il alimente le bassin de Saint-Christophe.

Il commence alors à s'accrocher aux collines, passe au-dessus de La Roque-d'Anthéron et de Charleval, puis quitte la Durance et le canal EDF, bifurque vers le sud, et passe en un long tunnel sous l'extrémité ouest de la chaîne des Côtes.

Après Lambesc, son profil devient plus heurté : de nombreux ponts et surtout tunnels lui sont nécessaires pour traverser les vallons et les collines jusqu'à Coudoux. Il contourne par l'est la colline de Ventabren, et arrive au-dessus de l'Arc, qu'il franchit par l'aqueduc de Roquefavour.

Depuis Ventabren, le canal voisine à plusieurs reprises avec la ligne à grande vitesse Paris-Marseille. Le viaduc de la LGV sur l'Arc a d'ailleurs été dessiné en vue d'une harmonisation avec l'aqueduc de Roquefavour.

La suite du parcours s'effectue à travers le plateau de l'Arbois, qui, malgré son nom, n'est guère plat : tunnels et tranchées sont encore nombreux, jusqu'au réservoir de Réaltor (altitude 170 mètres), sur la commune de Cabriès.

Un tunnel de 3 kilomètres lui fait franchir l'extrémité sud de la plaine d'Arbois jusqu'à l'usine de traitement des Giraudets (commune des Pennes-Mirabeau), puis un second de 2 km l'amène à l'entrée nord de Marseille, à Saint-Antoine.

Le Canal aujourd'hui :

Aujourd'hui, le canal de Marseille n'assure plus seul l'alimentation en eau de Marseille. Construit dans les années 1970, le canal de Provence, un réseau de canaux partant du Verdon, un affluent de la Durance, et souterrain dans sa presque totalité, alimente non seulement Marseille (réservoir de Vallon Dol), mais aussi Aix-en-Provence (barrages Zola, puis du Bimont) et Toulon. Aujourd'hui, l'eau de la Durance transportée par le Canal de Marseille compte encore pour les deux tiers de la ressource en eau de Marseille, le tiers restant vient du Verdon par le canal de Provence. Les deux ressources sont interconnectées, ce qui assure la sécurité de l'approvisionnement.

De sa livraison en 1849 jusqu'à 1941, le canal a été géré par la Ville de Marseille. En 1941, la gestion de l’eau de la ville, et donc le canal, est confiée à la Société d’études des eaux de Marseille (SEEM) en raison de sa connaissance du réseau par les études qu'elle a réalisées depuis 1934. Celle-ci devient la Société des eaux de Marseille (SEM) officiellement le 1er mars 1943. Depuis lors, la Société des eaux de Marseille, détenue par Veolia (ex Compagnie générale des eaux), devenue le Groupe des Eaux de Marseille, gère le canal de Marseille, qui est l'épine dorsale de la distribution d'eau potable dans la ville et de nombreuses communes environnantes.

Dans toute la partie hors Marseille, mis à part évidemment les tronçons souterrains, le canal est à l'air libre et peut être suivi grâce à des chemins sur berges. À l'intérieur de Marseille, pour des raisons de sécurité évidentes, la société du canal de Marseille a entrepris de clôturer ou de couvrir tous les tronçons traversant les espaces publics, au grand regret des amoureux de l'eau courante. En effet, le canal peut représenter un véritable danger, en particulier pour les enfants.

Avec un courant atteignant 0,7 mètre par seconde en moyenne, la vitesse de l’eau peut s’accélérer à tout moment en cas d’ouverture de vannes. De plus, les parois du canal sont pentues et glissantes et empêchent toute remontée.

Pour entretenir sa branche « mère » et ses rigoles, le canal de Marseille a ses propres techniciens, les aygadiers, qui ont droit de passage dans les propriétés privées, manœuvrent les martelières et les pompes. Mais la Société des eaux de Marseille, qui a hérité du canal et de ses aygadiers veut se recentrer sur son métier (l’eau potable), elle cherche donc à fermer toutes les rigoles d’irrigation partant du canal. Pour cela, elle ne reconduit pas les droits d’eau aux nouveaux propriétaires et propose une irrigation par de l’eau sous pression. Petit à petit les rigoles sont abandonnées, et la SEM supprime les postes d’aygadiers. Près de quarante il y a encore 20 ans, ils ne sont plus qu’une douzaine pour gérer les 80 km du canal.

Les « chercheurs de fuite » sont une quinzaine et sont chargés « d'écouter » le passage de l'eau sous le sol, aujourd'hui avec des géophones (amplificateurs de sons jusqu'à 4 000 fois) pour détecter les fuites sur les canalisations. Par leur efficacité, le réseau a un rendement de 85 %, ce qui est considéré comme de bon niveau.

2. La Cache :

Vous trouverez cette cache aux coordonnées suivantes, de type :
N43°3?.??? / E05°1?.???

Vous y découvrirez un bel ouvrage !

Pour vous y aider, nous vous délivrons le message que Jean Servier découvrit dans les années 60 dans une poterie cirtéenne, et qu'il remit, juste avant sa mort, à l'un des derniers aygadiers rencontré aux abords du canal. Ces inscriptions indiqueraient l'emplacement d'un trésor ancien, dans la symbolique de l'eau :

GeoCheck.org

Additional Hints (Decrypt)

Qnaf yr purpxrhe

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)



Reviewer notes

Use this space to describe your geocache location, container, and how it's hidden to your reviewer. If you've made changes, tell the reviewer what changes you made. The more they know, the easier it is for them to publish your geocache. This note will not be visible to the public when your geocache is published.