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Les Grandes Affaires Criminelles "Explosif"

A cache by ZastaRocket Send Message to Owner Message this owner
Hidden : 03/14/2019
Difficulty:
1.5 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size: small (small)

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Geocache Description:


Nous sommes en 1928, Charles B. est un terrassier de 41 ans, originaire d'Alsace, il est instable. Il quitte sa femme et ses six enfants pour Cécile K. , de presque 20 ans sa benjamine. Il auront encore 4 enfants ensemble mais ni elle, ni lui n'auront la fibre parentale... Il partent travailler, laissant les enfants pour la journée, seuls et sans surveillance, dans leur soupente. C'est ainsi que les petits moururent tous les quatre, l'un après l'autre, sans que personne s'en inquiète ou s'en étonne. Dans les années 1920, la DDASS n'existait pas, et une forte mortalité infantile était considérée comme inévitable.

Violent et querelleur, Charles B. avait déjà accumulé, de 1921 à 1928, cinq condamnations de tribunal correctionnel pour coup et blessures. Ses patrons et ses camarades ne l'appréciaient pas beaucoup. C'était un renfermé, un solitaire. Un paresseux qui travaillait irrégulièrement.

L'idylle avec la jeune Cécile tourna vite à l'orage. Charles B. buvait sec. Ils passaient des soirées en tête à tête sans même parler et quand elle l'énervait, c'est à dire qu'elle lui parlait alors qu'il n'était pas d'humeur à causer, il lui envoyait une torgnole. Presque tout le quartier avait assisté, ou du moins entendu leurs bruyantes querelles, ça tenait presque du jeu. Plusieurs fois, on les entendit se défier mutuellement ainsi:

"Arrête ton jeu de séduction avec les autres! je t'ai bien vue!

-Je fais ce qu'il me plaît! On n'est pas mariés, après tout.

- Tu me tues!

- Je m'en fiche pas mal!

- Attention Cécile, il va y avoir un malheur!"

Et la cruelle d'en rire haut et fort. Son amant ripostait avec des cris de rage et des coups retentissants. Les voisins ne s'en inquiétait plus trop. Ils savait que suivraient les réconciliations entre deux draps et qu'elles n'en seraient qu'un peu moins bruyantes...

Mais à force de menaces de départ, un matin de printemps 1928, Charles B. rentre d'un long chantier et retrouve leur mansarde, rue de Danjoutin, vide, Cécile était partie, et sans laisser d'adresse.

Mais elle n'avait pas quitté Belfort. C'était simple de la retrouver, elle était serveuse au café Abt, rue des Tanneurs ( dans la rue dans laquelle vous vous trouvez). Elle occupait une chambre au dessus du café. Il la retrouva donc, la supplia, la menaça mais elle ne semblait ne rien vouloir entendre.

Mais le samedi 5 mai, elle se laissa pourtant attendrir. Elle avait justement un congé, la journée était magnifique et on les vit se promenant dans tout Belfort, main dans la main, amoureux, comme autrefois. Et le soir, dans la chambre de Cécile, ils redevinrent amants.

Le lendemain, un dimanche, devait être une nouvelle journée idyllique. Mais, à 6 heures du soir, Charles rentra seul dans le logement de la rue des Tanneurs, dont Cécile lui avait confié la clé. A 11 heures, la jeune femme rentra à son tour, et le voisinage fut troublé par une nouvelle dispute, dont on ne devait jamais connaître le motif exact. Cette fois, les hurlements étaient tels qu'il fallut faire venir les gardiens de la paix pour retrouver un peu de calme dans l'immeuble.

Pas pour longtemps. A l'aube du lundi 7 mai, peu après 5 heures du matin, l'immeuble fut ébranlé par une formidable déflagration qu'on entendit dans tout Belfort. Les carreaux volèrent en éclats et, par la cage d'escalier, une fumée âcre se répandit dans les étages.

La porte du logement de Cécile K., soufflée, pendait sur un seul gond. Les voisins s'y précipitèrent, éteignant facilement un début d'incendie. Et ils distinguèrent, dans le brouillard irrespirable de la fumée, gisant au sol, aux deux extrémités de la pièce, deux corps. L'explosion avait arraché leurs vêtements, la poussière blanchâtre du plâtras qui les recouvrait leur donnait l'aspect de gisants de nécropole.

Les pompiers, puis la police arrivèrent sur les lieux. Malgré leurs horribles blessures, l'homme et la femme vivaient encore, l'un et l'autre. Après avoir été emmenée à l’hôpital, la jeune femme, dans l'après midi repris brièvement connaissance et confia à l'infirmière que son amant avait allumé, au milieu de leur lit, une cartouche d'explosif, sans doute dérobée sur son lieu de travail. Le bruit de la mèche l'ayant réveillée. Après cette révélation, Cécile tomba définitivement dans le coma et mourut le lendemain, le mardi 8 mai dans l'après- midi.

Quant à Charles B., sa poitrine était complètement défoncée, mais sa nature de colosse reprit le dessus et, contre toute attente, il parvint à survivre à ses blessures... mais il resta, pour le restant de ses jours, affreusement mutilé. Il confirma son geste, il ne supportait pas l'idée de vivre sans Cécile après qu'elle lui ait annoncé une rupture définitive.

Durant sa détention, en mars 1933, Il fut pris d'une violente crise de folie. Devenu franchement dangereux, tant pour ses codétenues que pour ses gardiens, il termina sa vie à l'asile d'aliénés du Mans.

Additional Hints (Decrypt)

Rager yr zhe rg yn zherggr.Ovra erffreere yr obhpuba qh CRG

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)



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