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Varus Flumen historia - Le pont du des francais

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Hidden : 08/21/2019
Difficulty:
2 out of 5
Terrain:
2 out of 5

Size: Size: micro (micro)

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Geocache Description:


Le pont du Var


Saint-Laurent, placé à la frontière du royaume de France, fut soumis aux vicis­situdes des guerres opposant les Français à leurs voisins savoyards. Ces opérations militaires entraînent la construction de ponts provisoires de 1538 à 1813 :

  • 1538 : à l'occasion du passage de François Ier venu rencontrer son ennemi, Charles Quint, lors de la trêve de Nice imposée par le pape Paul III.
  • Mars 1629 : le duc de Guise édifie un pont de bateaux niçois pour la traversée de 10 000 chevaux et 12 000 fantassins. L'ouvrage est démonté à la retraite.
  • Avril 1744 : un pont sur pilotis est dressé par les Franco-Espagnols et coupé en octobre 1746.
  • Novembre 1746 : les Austro-Sardes et les Anglais se préparent à envahir la Provence. Les Anglais construisent un pont détruit en février 1747.
  • Octobre 1792 : les Français bâtissent un pont définitif ouvert à la circulation le 8 décembre 1792, doublé en juin 1793 et refait en 1813.

La France déclare la guerre à l'Autriche le 21 avril 1792, et son allié, le piémont Sardaigne.

Le général de Montesquiou, donne l’ordre au général d'Anselme d’opérer une attaque de diversion contre le Comté de Nice, espérant intimider l’ennemi. Les forces du général d'Anselme ne paraissaient pourtant pas capables de le menacer bien sérieusement. Elles représentaient à peine huit bataillons. Ils étaient d'ailleurs affaiblis par la désertion récente des officiers. Les autres bataillons étaient composés de volontaires mal armés, plus au moins disciplinés et médiocrement encadrés. Le général d Anselme annonça publiquement que son armée allait être portée au chiffre de 40 000 hommes.

En face, 10 bataillons de l'armée régulière sarde étaient rassemblés dans le comté de Nice. Leur chef, le major général de Courten, disposait ainsi de 91 000 soldats, qui pouvaient être éventuellement renforcés par les hautes des milices.

Le général de Courten, à la suite d'une reconnaissance sur les bords du Var, crut les troupes françaises plus nombreuses qu'elles n'étaient en réalité. Toute résistance lui paraissant inutile, il donna l'ordre à ses troupes de se replier sur Saorge.

Informé de ces évènements, le 29 septembre, à 3 heures du matin, le lieutenant-général d'Anselme fait aussitôt passer le Var a deux compagnies d'infanterie légère, un bataillon de grenadiers et trente dragons. Aidés par les paysans, Il franchit prudemment le fleuve, partie à gué, partie à la nage, Les trou­pes avaient de l'eau jusqu'aux épaules. Trois hommes et quelques che­vaux furent emportés par le courant et disparurent.

Le lendemain, des pluies torrentielles qui durèrent plus de douze jours firent déborder le Var, interdisait tout nouveau passage. Toute communication entre les deux rives devint impossible. Le général d'Anselme, ne recevant plus aucun renfort, se trouva, pendant une dizaine de jours, isolé à Nice avec 4 000 hommes seulement et si l’armée piémontaise n'avait pas fui dès le premier jour, elle aurait pu causer un désastre à l'armée française.

Le 3 octobre, dès le retour du beau temps, d'Anselme donna l'ordre pour la construction d'un pont en bois sur le Var sur une longueur de 700 mètres. Les ingénieurs Blay et Milet-Mureau furent charges de diriger travaux. On se servit, pour la construction, du bois fourni par les arbres formant une magnifique foret sur la rive gauche du Var.

Dès le 8 décembre 1792, le pont était livré à la circulation, les piétons pouvaient passer. En janvier 1793, le pont était utilisable aux charrettes.

Mais exécuté trop rapidement, mal construit dans le lit d'une rivière difficile et changeante, il exigea de continuelles réparations.

Emplacement du pont


En 1813 débute la construction d'un pont de pierre, mais les travaux sont suspendus à la chute de l'Empire.

En 1814, la frontière réapparait sur le Var. Aussi, le pont reliant les deux rives fut-il officiellement mesuré et partagé entre la France et la Sardaigne.

Pendant les quarante-six ans durant lesquels le Var redevint une frontière, le vieux pont de bois continua à relier les deux rives. Voici l'acte de délimitation : La longueur étant de 654 mètres et la moitié 327 mètres correspondant à la 49e palée qui restera inclusivement à la France, avons fait placer provisoirement un poteau qui sera peint gris perle et à l'huile, portant à droite l'inscription France et à gauche celle de Sardaigne.

Pour la partie du pont appartenant à la France, la police du pont du Var était confiée à un commissaire de police résidant à Saint-Laurent. Nul ne pouvait traverser le pont s'il n'était muni d'un passeport. Toutefois, les habitants de l'arrondissement de Grasse avaient droit à un passeport de faveur dont le coût n'était que de 2 francs. Sur le pont se trouvait une barrière qui était fermée la nuit chaque soir à 8 heures.

En vertu d'un ancien usage, le passage du Var était absolument libre pendant trois jours, deux fois par an, à la fête de la Trinité et à celle de l'Assomption. Les Provençaux venaient alors en grand nombre en pèlerinage au sanctuaire de Notre-Dame de Laghet. Ils profitaient généralement de leur passage à Nice pour faire leurs emplettes.

 

Rive droite - Rive gauche

À la suite des forts orages, le Var débordait et déracinait souvent de gros arbres qui venaient heurter les palées du pont, Le flottage du bois provoquait aussi, des dommages aux culées du pont.

Les inondations étaient presque annuelles, le pont du Var était à chaque instant en réparations. Lorsqu'une partie du pont était emportée sur une longueur assez étendue, on se servait, pour assurer le passage, d'un pont de cordes.


  • Le pont fut emporté en partie par le Var en décembre 1807, et en février 1808, un passage provisoire fut rétabli, mais de nouvelles crues causèrent à l'ouvrage de graves ava­ries en octobre et novembre 1808.
  • En 1813, l'ingénieur Jean Faraud entreprit la construc­tion d'un nouveau pont, l'ancien souffrant à chaque crue du fleuve.
  • En 1814, le milieu du pont constitua la frontière entre la France et le royaume de Sardaigne.
  • Les crues du Var continuèrent à endommager le pont : il fut coupé le 26 novembre 1841 et le 3 décembre de la mê­me année, alors que l'ingénieur en chef sarde M. Ripert, inspectait les dégâts, le pont s'écroula, noyant l'ingénieur et un ouvrier.
  • En juin 1848, à la suite de la fonte des neiges, trois arches du pont furent emportées du côté de la France.;
  • Dans la nuit du 17 novembre 1852, la voiture des Messageries nationales partait de Saint-Laurent et venait de s'engager sur le pont, lorsqu'elle fut arrêtée par un coup de fusil tiré par la sentinelle sarde qui se tenait à l'autre extrémité du pont. Au même instant, quatre travées furent emportées par le Var. Les voyageurs en furent quittes pour la peur.
  • Le 9 juin 1855, vers neuf heures du matin, le Var grossit subitement. Deux travées de la partie sarde du pont furent emportées. Une charrette chargée de poteries de Biot, tomba dans le Var avec le conducteur et les deux mulets qui la trairaient. Le conducteur parvint à se sauver.
  • en décembre 1858, Deux arches du pont du Var ont été emportées par les crues des eaux.
  • Nouvelle coupure le 27 novembre 1857

Toutes ces réparations étaient fort coûteuses. Ce pont fragile et souvent détérioré réparé, modifié, renouvelé peu à peu entièrement, rendit d'immenses services, il assura les communications entre la Provence et le Comte de Nice.


Aussi avait-il été question, en 1849 de remplacer le pont de bois par un pont suspendu. Le projet ne fut pas exécuté.

Le pont de bois subsistera jusqu’à la construction du pont actuel, établi lors de la création de la voie ferrée de Marseille à Nice.

En 1858, les ingénieurs français et les ingénieurs sardes vont s'entendre au sujet de la construction du chemin de fer de Toulon à Nice.

En 1860, le traité du 24 mars, rattache le comté de Nice à la France. Le gouvernement français se préoccupe immédiatement d'améliorer les communications. Le chemin de fer est alors le grand agent du progrès. La voie prolongée depuis Toulon atteint Nice dans l'été 1864. Elle traverse le Var par un pont en fonte et maçonnerie de six arches ayant chacune 50 mètres d'ouverture. L'État et la compagnie PLM ont signé un contrat prévoyant la construction d'un pont-route, dont la chaussée devait avoir 6 mètres de largeur, accolé au viaduc du chemin de fer. Cet ouvrage fut livré à la circulation en mai 1865.

Le pont de bois cessa d'être réparé et fut bientôt dans un tel état de délabrement qu'il devint un danger public.

Un arrêté préfectoral du 27 juillet 1865 y interdit la circulation. Deux mois plus tard, le 28 septembre, un nouvel arrêté autorisa provisoirement le passage des charrettes d'exploitation rurale du village, sous réserve que le pont soit entretenu aux frais des habitants. Finalement, un arrêté préfectoral du 19 janvier 1869 ordonna la démolition de la passerelle.

Le pont en 1859


À propos du premier pont construit en 1792, une ré­glementation détaillée en définissait le mode d’utilisation :

  • Article 1 : Les gardes des deux extrémités du pont du Var ne permettront pas que plusieurs voitures se suivent de près sur le pont ; elles ne pourront marcher qu'à 200 m. de dis­tance l'une de l'autre (ou 100 toises).
  • Article 2 : Les gardes empêcheront autant qu'il sera pos­sible que les voitures se croisent sur ledit pont, surtout lorsqu'el­les seront en convoi : alors les sentinelles arrêteront les voitu­res à une extrémité jusqu'à ce que celles qui seront sur le pont auront achevé de passer.
  • Article 3 : Les conducteurs de voitures et les cavaliers (le courrier de la malle excepté) seront prévenus à leur entrée sur le pont, de ne pas galoper ni trotter tant qu'ils seront sur le pont.
  • Article 4 : L'officier commandant le détachement du pont du Var, le concierge des bâtiments militaires veilleront stricte­ment à l'exécution de la présente consigne, qui sera placardée à chaque extrémité du pont.

 

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