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Les Américains à Châteauroux

A cache by Blanko36 Send Message to Owner Message this owner
Hidden : 06/19/2020
Difficulty:
1.5 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size:   small (small)

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Geocache Description:


La base de l’US Air Force de Châteauroux-Déols, dans l’Indre, a officiellement fermé ses portes le 23 mars 1967. Ouverte au début des années cinquante, elle a compté jusqu’à 7.000 militaires américains, plus leur famille et 4.500 employés civils.

Ce 23 mars 1967, à 17 heures, il y a tout juste cinquante ans, dans la vaste cour d’honneur du camp de la Martinerie, en présence de centaines de civils et de militaires, on descend une dernière fois les drapeaux américain et français qui y flottaient depuis seize ans. À la fin de la cérémonie, le colonel James Fahey, commandant de la base, remet symboliquement la bannière étoilée à Michel Aurillac, préfet de l’Indre. La cérémonie marque la fermeture officielle de la base de l’US Air Force de Châteauroux-Déols.

Jusqu’à 7.000 militaires, plus les familles

Tout avait commencé en 1951. Dans un climat de guerre froide, plus de 60.000 militaires américains s’installent en France sur différentes bases, de la Côte d’Azur à la Lorraine. Ce déploiement résulte d’un accord de défense mutuelle signé début 1950 entre huit pays membres de l’Otan (Organisation du traité de l’Atlantique nord), créée un an plus tôt, dont la France. Châteauroux devient la principale base logistique, spécialisée dans la maintenance des avions.

Les Américains occupent deux sites qu’ils relient par une route : le camp militaire de la Martinerie, au sud de la ville, et un autre à Déols, au nord-est, situé près d’une usine aéronautique, la SNCASO, où une piste en dur est aménagée dès 1952.
La base comptera jusqu’à 7.000 militaires américains et leur famille, plus 4.500 employés civils. Au fil des ans, cette présence de plusieurs milliers de militaires américains va profondément modifier le caractère encore très largement rural de la préfecture berrichonne.

De nouveaux quartiers voient le jour : Brassioux, où une cité pavillonnaire accueille les officiers ; Touvent, où plusieurs centaines de logements et une école américaine sont construites. En centre-ville, un building de treize étages, destiné à l’administration de l’Otan, remplace un vieux théâtre. Les bars et clubs de nuit se multiplient.

Un Américain, Joe Gagné, ouvre un restaurant où l’on sert les premiers hamburgers. Avec leurs grosses voitures aux couleurs vives, les Américains ne passent pas inaperçus. Et, le vendredi, débarquent par le train des professionnelles de l’amour tarifé.

Le 7 mars 1966,  le général de Gaulle annonce son retrait de l’Otan

Si toute la ville ne s’est pas mise à l’heure américaine, le mode de vie et la culture venus d’outre-Atlantique se diffusent néanmoins. Jean’s, disques, cigarettes, tee-shirts, whisky, réfrigérateurs : de nombreux produits made in USA vendus au magasin de la base, le PX, circulent de main en main. La présence de nombreux civils y contribue. Le rêve américain prend corps. Des mariages franco-américains sont également célébrés.

Mais cette prospérité soudaine reste très conjoncturelle et dépendante de décisions extérieures. Ainsi, en 1959, un changement dans la politique des installations militaires à l’étranger entraîne la suppression d’un millier d’emplois. Dans les années 1960, la perspective d’un départ des Américains se dessine.
Et, de fait, le 7 mars 1966, dans une lettre au président Johnson, le général de Gaulle annonce son retrait de l’Otan et le souhait de la France « de recouvrer, sur son territoire, l’entier exercice de sa souveraineté ». Dès lors, les jours de la base sont comptés.

À partir de l’été 1966, les manifestations se multiplient, réunissant plusieurs milliers de personnes. Les salariés de la Serima, ex-SNCASO, bloquent la RN20 et la ligne Paris-Limoges. En l’espace de deux ans, près de 2.400 salariés perdent leur emploi. Malgré des aides de l’État et l’installation de plusieurs entreprises du secteur de l’industrie, les lendemains seront difficiles.

Ceux qui ont connu ces années, qui furent souvent celles de leur jeunesse, en conservent aujourd’hui l’image, sans doute embellie par le temps, d’un âge d’or même si la réalité fut plus contrastée. En 1967, Châteauroux a en tout cas tourné une page de son histoire. 

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The base of the US Air Force of Châteauroux-Déols, in Indre, officially closed its doors on March 23, 1967. Opened in the early fifties, it counted up to 7,000 American soldiers, plus their families and 4,500 civilian employees.

This March 23, 1967, at 5 p.m., just fifty years ago, in the vast courtyard of the Martinerie camp, in the presence of hundreds of civilians and soldiers, the American and French flags were lowered one last time. who have been floating there for sixteen years. At the end of the ceremony, Colonel James Fahey, base commander, symbolically presented the star banner to Michel Aurillac, prefect of Indre. The ceremony marks the official closure of the US Air Force base in Châteauroux-Déols.

Up to 7,000 soldiers, plus families
It all started in 1951. In a climate of the Cold War, more than 60,000 American soldiers settled in France on different bases, from the Côte d'Azur to Lorraine. This deployment resulted from a mutual defense agreement signed in early 1950 between eight member countries of NATO (North Atlantic Treaty Organization), created a year earlier, including France. Châteauroux becomes the main logistics base, specializing in aircraft maintenance.

The Americans occupy two sites which they connect by a road: the military camp of Martinerie, in the south of the city, and another in Déols, in the northeast, located near an aeronautical factory, SNCASO, where a a hard track was built in 1952.
The base will have up to 7,000 U.S. military personnel and their families, plus 4,500 civilian employees. Over the years, the presence of several thousand American soldiers will profoundly change the still largely rural character of the Berry prefecture.

New districts are emerging: Brassioux, where a suburban town welcomes officers; Touvent, where several hundred dwellings and an American school are built. In the city center, a thirteen-story building for the NATO administration replaces an old theater. Bars and night clubs are increasing.

An American, Joe Gagné, opens a restaurant where the first burgers are served. With their large, brightly colored cars, Americans do not go unnoticed. And, on Friday, disembark by train from paid love professionals.

On March 7, 1966, General de Gaulle announces his withdrawal from NATO
Even if the whole city has not adopted American time, the way of life and culture from across the Atlantic is spreading nonetheless. Jeans, records, cigarettes, T-shirts, whiskey, refrigerators: many products made in the USA sold at the base store, the PX, circulate from hand to hand. The presence of many civilians contributes to this. The American dream takes shape. Franco-American marriages are also celebrated.

But this sudden prosperity remains very cyclical and dependent on external decisions. Thus, in 1959, a change in the policy of military installations abroad led to the loss of a thousand jobs. In the 1960s, the prospect of an American departure emerged.
And, in fact, on March 7, 1966, in a letter to President Johnson, General de Gaulle announced his withdrawal from NATO and France's wish "to recover, on its territory, the full exercise of its sovereignty" . Therefore, the days of the base are numbered.

From the summer of 1966, demonstrations multiplied, bringing together several thousand people. Serima employees, formerly SNCASO, block the RN20 and the Paris-Limoges line. In the space of two years, almost 2,400 workers are losing their jobs. Despite state aid and the installation of several companies in the industrial sector, the future will be difficult.

Those who knew these years, which were often those of their youth, today retain the image, undoubtedly embellished by time, of a golden age even if the reality was more contrasted. In 1967, Châteauroux in any case turned a page in its history.

Additional Hints (Decrypt)

Cebpur qrf qencrnhk... qnaf ha qrf gebhf qh zhe. (nppèf à yn pnpur cne yr ebaq-cbvag havdhrzrag !)

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)



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