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Pouyat : VER(T)s la perfection porcelainière

A cache by Chtigones Send Message to Owner Message this owner
Hidden : 08/14/2021
Difficulty:
1.5 out of 5
Terrain:
1 out of 5

Size: Size:   micro (micro)

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Geocache Description:


Le podium


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La cache est placée dans la rue qui porte le nom de Jean Pouyat,
au coeur d'un ancien quartier porcelainier.
The gecache is placed in the street that bears the name of Jean Pouyat,
in the heart of an old porcelain district.


Emile Pouyat
Fils de Jean Pouyat / Jean Pouyat's son



Les « blancs de Pouyat » pour un limousin, c’est la définition même de la perfection jamais atteinte à Limoges avant eux ni dépassée depuis. Cette perfection est l’aboutissement d’un long travail dont les Pouyat ont été les artisans infatigables pendant plus d’un siècle.

De la matière brute à la matière sublimée


Les Pouyat sont issus d’une ancienne famille de notables limousins. Le premier connu, Jean, exerçait les fonctions de Consul en 1456. Ses descendants, au XVIème siècle, administrèrent pendant de longues années le temporel de l’Abbaye bénédictine de la Règle.
Vers 1768, l’un d’eux, André-Joseph fonde une petite fabrique de faïence à Saint-Yrieix mais vingt-ans plus tard, il cherche à s’en défaire pour se consacrer uniquement à son nouveau métier d’exploitant de carrière de kaolin faisant suite à la découverte d’un gisement du précieux matériau sur place vers 1769. A la fin du XVIIIème siècle la production des carrières de Saint-Yrieix se situe aux environs de 150 tonnes par an (quantité de pâte suffisante pour façonner 200 000 assiettes)

André-Joseph eut dix enfants, dont François, fondateur des manufactures. En 1801, ce dernier racheta la  manufacture Locré, son principal client de Limoges, qui connaissait des difficultés économiques et en confia la conduite à ses deux fils qui apprirent pour l’occasion le métier de porcelainier. Par testament, François Pouyat favorisa largement son fils aîné Jean-Baptiste (que l’on prénomme Jean à Limoges) qui devint seul propriétaire de l’outil de travail : les carrières, les moulins, une fabrique à Saint-Léonard et celle de la place des Carmes à Limoges.

Surtout de table

Grâce aux bénéfices tirés des ventes de matière première, ses petits fils, Emile et Louis rachetèrent la fabrique du Pont de Noblat (St-Léonard-de-Noblat, l’actuelle Maison Coquet) puis, cinq ans après la mort de leur grand-père, exploitèrent une manufacture louée à Roche, à Limoges.

Possédant les plus belles carrières de la région, les Pouyat ont eu l’ingénieuse idée de présenter une superbe porcelaine blanche, très translucide et sans décor peint, mais souvent décorée en relief. Ils seront les seuls au début à marquer toute leur production des initiales J.P. L., contraction de Jean Pouyat et de Limoges, en hommage à leur père décédé.

Les premières pièces connues de leur fabrication furent présentées à l’Exposition Universelle de 1851. Ils firent appel à de nombreux artistes créateurs renommés et participèrent à toutes les expositions universelles.


Soupière "Grain de riz"

On les connaît notamment pour leurs pièces ajourées ou à décor Grand Feu agrémentées de multiples détails mettant en valeurs leur savoir-faire exceptionnel. Les plus réputées sont les « surtouts de table ». À l'origine, ils servaient à présenter des objets du service comme la salière, la boîte à épices, l’huilier, le vinaigrier ou le sucrier. Avec l'évolution des usages, le surtout perd progressivement sa fonction utilitaire et fonctionnelle pour devenir un décor de table.

Le chef-d’œuvre de sa production, le service “Grain-de-riz”, présenté lors de l’Exposition universelle de 1878, fut réalisé d’après un modèle du célèbre artiste parisien Albert Dammouse. La technique employée est celle des jours cloisonnés qui consiste à évider la porcelaine et à remplir les trous ainsi formés par de l’émail translucide. La Manufacture Pouyat était particulièrement réputée pour sa maîtrise de cette technique donnant l’impression que des grains de riz étaient emprisonnés dans la pâte. Plus les jours étaient importants, plus la technique était maîtrisée.

Le déclin et la disparition


Malheureusement à partir de 1927, la concurrence des manufactures tchécoslovaques et allemandes se fit sentir de plus en plus durement. La crise financière éclata en 1929 et à la fin de l’année 1932 la manufacture Guérin-Pouyat doit se résoudre à fermer ses ateliers, jetant sur le marché des milliers de pièces de porcelaine à bas prix, accompagné de la disparition des archives et de la destruction de milliers de modèles.


Plat ovale "Grain de riz"

Pourquoi "VERT" ?
Ma première cache posée (GC3VHY2) était une boîte verte, avec un stylo vert, un log book vert et des objets d'échange verts. Ainsi est née l'idée de placer les caches qui ont suivi sous le signe du "VERT" et de proposer un challenge consistant à y déposer de préférence des objets "VERTs". Ce challenge ne peut malheureusement pas concerner les caches de taille nano ou micro.


Merci de bien replacer la boîte et de rester discret face aux immeubles du voisinage et à la circulation.



 

The «Pouyat whites» for a limousin is the perfect definition of perfection never reached in Limoges before them nor exceeded since. This perfection is the result of a long work of which the Pouyat were tireless craftsmen for more than a century.

From raw material to sublimated material


The Pouyats come from an old family of Limousins. The first known, Jean, exercised the functions of Consul in 1456. His descendants, in the sixteenth century, administered for many years the temporal of the Benedictine Abbey of La Règle.

Around 1768, one of them, André-Joseph founded a small pottery factory in Saint-Yrieix but twenty years later, He sought to get rid of it in order to devote himself solely to his new occupation as a kaolin quarry operator following the discovery of a deposit of precious material on site around 1769. At the end of the 18th century the production of the quarries of Saint-Yrieix is about 150 tons per year (quantity of dough sufficient to shape 200,000 plates)

André-Joseph had ten children, including François, founder of the manufactures. In 1801 he bought out the Locré factory, his main customer in Limoges, which was experiencing economic difficulties and entrusted its conduct to his two sons, who for the occasion learned the craft of porcelain. In his will, François Pouyat largely favoured his eldest son Jean-Baptiste (named Jean à Limoges) who became the sole owner of the work tool: the quarries, the mills, a factory in Saint-Léonard and that of the Place des Carmes in Limoges.


"Surtout" for table

Thanks to profits from raw material sales, his grandsons, Emile and Louis bought the Pont de Noblat factory (St-Léonard-de-Nolat, the present-day Maison Coquet) and then, five years after the death of their grandfather, operated a factory rented to Roche in Limoges.



Table service "Grain de riz"


Possessing the most beautiful quarries of the region, the Pouyats had the ingenious idea to present a superb white porcelain, very translucent and without painted decoration, but often decorated in relief. They will be the only ones at the beginning to mark all their production of the initials J.P. L., contraction of Jean Pouyat and Limoges, in homage to their deceased father.

The first known pieces of their manufacture were presented at the Universal Exhibition of 1851. They appealed to many renowned creative artists and participated in all universal exhibitions.

We know them especially for their openwork or Grand Feu pieces decorated with multiple details highlighting their exceptional know-how. The most famous are the «table tops». Originally, they were used to display objects of the service such as the salt shaker, the spice box, the oil maker, the vinaigrier or the sugar maker. With the evolution of uses, the above all gradually loses its utilitarian and functional function to become a table decor.

The masterpiece of his production, the “Grain-de-riz” service, presented at the Universal Exhibition of 1878, was based on a model by the famous Parisian artist Albert Dammouse. The technique used is that of partitioned days, which consists in hollowing out the porcelain and filling the holes thus formed by translucent enamel. The Pouyat Manufacture was particularly renowned for its mastery of this technique giving the impression that rice grains were trapped in the dough. The more important the days, the more mastered the technique.

Decline and disappearance


Unfortunately, from 1927 onwards, competition from Czechoslovak and German manufacturers became increasingly fierce. The financial crisis broke out in 1929 and at the end of 1932 the Guérin-Pouyat factory had to resolve to close its workshops, throwing thousands of porcelain pieces on the market at low prices, accompanied by the disappearance of archives and the destruction of thousands of models.

Detail "Grain de riz"

Why "VERT" ?
My first geocache ( GC3VHY2) was a green box, with a green pen, a green log book and green items for exchange. So was born the idea to place the caches which followed under the sign of the "VERT" ("GREEN" in French) and to propose a challenge consisting in depositing there rather "VERT" objects. This challenge cannot unfortunately concern the caches in nano or micro size.
.

Please replace correctly the box and remain discreet face to neighboring buildings and traffic.



Additional Hints (Decrypt)

[FR] Pyvcfér

[EN] Pyvccrq

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)