Avez-vous déjà entendu parler « d’Amaury le cacheur » ?
J’en doute ! Alors, laissez-moi vous raconter son histoire…
Il y a des siècles de cela, le royaume de Bretagne s’agenouillait petit à petit face aux puissances ennemis, et ce malgré le courage de bien de grands hommes.
Durant les combats sanguinaires qui eurent lieu, tous les villages furent mis à feu et à sang ; et leurs trésors pillés.
Devant cette menace grandissante, les rois se devaient de protéger leurs biens. Mais impossible de déplacer les trésors sans danger. Les mers étant infestées de pirates et les contrées grouillant de soldats, pillards et mercenaires.
Pour contrer cela, ils firent tous appel au chevalier « Amaury de Fouesnant » dit « le cacheur ». En effet, outre pour son courage et son assiduité au combat, celui-ci était reconnu pour son ingéniosité et sa manière de faire « disparaître » tout ce qu’il souhaitait.
C’est grâce à ce « don » qu’il fit éviter la corde à bien des fidèles, en les faisant disparaître de la circulation comme par magie. Il en est de même pour les richesses de plusieurs villages. En effet, les plus fortunés le payaient pour cacher leurs biens dans les endroits les plus inaccessibles et introuvables du royaume. Et grâce à cela, bien des trésors survécurent aux pillages, lui seul connaissant les lieux. Et c’est bien ça le problème ! En effet, lors de « la grande bataille des celtes », Amaury fut tué par une flèche tirée par le Mage noire.
Et depuis ce jour, jamais personne ne retrouva les trésors. Et pourtant, bien des aventuriers s’y essayèrent, mais sans résultat. Les seuls indices que le chevalier laissa derrière lui, ce fut une série d’énigmes qui, soit disant, permettraient de retrouver l’ensemble des butins. Mais qu’en est-il vraiment ?
"Lokorn" I : Le village
Voilà plusieurs semaines que les batailles n'avaient pas repris...
Pendant son séjour sur les terres fouesnantaise, au sud de la Cornouaille, Amaury fit connaissance avec les druides de la fôret de Penfoulic, peuple pacifique ayant la nature pour seule philosophie.
Ceux-ci lui parlèrent d'un petit village retranché en plein milieu d'une forêt...celle des terres du Névet, où serait apparu l'origine de leur culture...le druidisme. Il était l'un des rares villages à n'avoir pas encore été pillé...mais peut être plus pour longtemps.
En effet, les soldats s'approchaient dangereusement de celui-ci. C'est pour cette raison que ces habitants firent appel à Amaury...
Le cacheur profita donc de l'accalmie pour s'y rendre et découvrir ce mystérieux endroit.
Mais comment s'y rendre ? Comment trouver ce village alors même que les soldats, après des jours de recherche, ne l'ont pas trouvé ?
Pour cela, les druides de Penfoulic lui mirent à sa disposition un cheval, celui-là même que les habitants du fameux village envoyèrent pour transmettre le message.
Voilà donc Amaury partit pour, une fois de plus, venir en aide aux populations en détresse.
Après près de deux jours de voyage, les deux compagnons arrivèrent à destination.
Le cacheur prit aussitôt les coordonnées de sa position (parking) :
N 48° 05. 850
W 004° 12. 748
C'est à priori à cet endroit que les habitants ont pour habitude de garer leurs charrettes.
A peine Amaury avait-il posé le pied à terre qu'il se retrouva encerclé par huit hommes lourdement armé, les épées pointées vers lui.
Des soldats ennemis ? Non ! Il s'agissait des gardiens du village qui avaient pour ordre de ne laisser entrer personne.
- « Arrêtez malheureux...Ne voyez vous donc pas qu'il s'agit de notre envoyé, et que, de ce fait, son cavalier doit être notre sauveur ».
Ces paroles furent prononcée par un vieil homme qui venait de rejoindre le groupe de villageois armé.
- Vous avez raison mon brave, je me présente à vous comme étant votre sauveur. Je suis Amaury, dit le cacheur, et je vous offre mes services afin que vos richesses puissent être mises en sécurité.
- Et moi je suis le chevalier Serge de Kervellic, héros de guerre, et par la même, chef de ce village. Quel plaisir de vous recevoir !
- Il en est de même pour moi d'être reçu...euh...de cette manière.
- Ah oui, excusez-les. Mais avec ces rumeurs comme quoi les soldats se rapprochent de jour en jour, tout le monde est sous tension.
- Je comprends tout à fait. Mais au fait...où sommes-nous ?
- Vous vous trouvez dans le village de “Locronan”. Mais laissez-moi vous raconter son histoire...
Tous d'abord, le nom de ce village fait allusion à Ronan, ermite irlandais qui s'était installé dans la forêt du Névet il y a de cela plus de 2000 ans. En effet, “Locronan” signifie “chez Ronan” car nous vouons un culte à ce personnage ici.
Depuis les temps néolithiques, la raison d'être de Locronan est liée au sacré. Les cultes en l'honneur de la terre mère furent intérgrés par les Celtes, lorsqu'ils tracèrent dans la forêt du Nevet, un quadrilatère sacré de 12 kilomètres, ponctué de douze mégalithes. Sanctuaire de la tradition druidique, ce Néméton représente sur terre le parcours des astres dans le ciel, chaque étape symbolisant un mois de l'année consacré à une divinité du panthéon celtique. Le temple naturel entre ainsi en résonance avec le cycle des saisons, la position des couchers de lune, celle des levers de soleil et traduit l'union de la terre et du ciel, du féminin et du masculin, du bas et du haut, du froid et du chaud, de tout ce qui est opposé et complémentaire.
C'est le culte immémorial de la fécondité décliné sur tous les plans, matériels et spirituels. Ce culte christianisé par Saint Ronan a cheminé jusqu'à nous. Tous les six ans, la Troménie, un des plus grands pardons de notre région, perpétue ce parcours sacré druidique. En traversant les champs, en sautant les ruisseaux et en serpentant par les landes, le tracé initial est respecté. Comme il y a plus de 2000 ans, les pélerins font halte à 12 stations, situées à l'emplacement exact des 12 mois celtes et ainsi, à chaque pas, intègrent en eux la course annuelle du soleil.
Aujourd'hui, Locronan est devenue une riche cité portée par la culture du chanvre et, par la même, l'industrie de la toile à voile. Plus de la moitié des habitants du village sont tisserands.
Et c'est cette richesse qui attire aujourd'hui les soldats ennemis. Par chance, nous sommes protégés par les druides qui vivent dans la fôret du Névet. Mais pour combien de temps encore ?
- Je ne saurai vous le dire...Cependant, faites moi confiance pour “faire disparaitre” vos richesses afin qu'elles soient en sécurité.
- Je vous en remercie pleinement. Concernant ce trésor, je souhaiterai qu'il soit positionné en trois lieux différents, chacun connu d'une unique personne. De cette façon, en cas de capture, l'ensemble du trésor ne pourra être découvert.”
A ce moment, une jeune fille apparut sur la place du village. Du nom d'Emilie, il s'agissait de la fille de Serge de Kervellic. Un panier de linge à la main, celle-ci se dirigeait vers le lavoir de la chapelle de Bonne-nouvelle. Amaury resta figé devant une telle beauté. Mais il était là pour une mission, donc, pas question de se laisser perturber.
Le roi fournis l'ensemble des pièces d'or du village à Amaury pour que celui-ci se charge de les camoufler. Il en fit trois tas bien distinct pour respecter le souhait du chef du village.
Le voilà maintenant parti pour le premier tier. Après plusieurs heures de marche, le voilà arrivé auprès d'un haut lieu sacré, point final du pélerinage qu'effectuait quotidiennement l'ermite Ronan, et qui offrait au courageux qui y accédait, un panorama magnifique sur une grande partie des terres de la Cornouaille.
Après avoir prit le soin de bien camoufler le trésor, Amaury se devait maintenant d'y indiquer le lieu à une unique personne. Pour cela, il y indiqua les coordonnées sur un parchemin, qu'il enferma dans un étui, et se dirigea vers le village. Une fois parvenu à destination, il descendit vers le lavoir où il espérait trouver Emilie de Kervellic.
Elle était là, magnifique dans sa robe de lin, en train de frotter les toiles de voile, seule.
L'emplacement de ce lavoir est :
N 48° 06. 015
W 004° 12. 618
Amaury aborda la belle Emilie...
- “Bonjour dame Emilie. Votre père vous a surement dit qui je suis et la raison de ma présence ici.
- Effectivement, que puis-je faire pour vous ?
- Comme vous le savez surement, je me dois de cacher les richesses de votre village en trois endroits différents qu'une seule et unique personne par cache doit connaitre. Et j'ai décidé que vous seriez la première de celles-ci. Voilà le parchemin contenant une partie des coordonnées de la première partie du trésor. Je vous demanderai de le cacher à votre tour et de n'y faire allusion à aucun moment. Sachez seulement quele nombre de portes de la bâtisse religieuse se trouvant à l'emplacement où nous nous trouvons devraient vous permettre de connaître exactement les coordonnées du trésor.
Le P étant évidemment la réponse à cela...
- Très bien, je m'y exécuterai. Merci tout d'abord de me faire autant confiance...mais pourquoi moi ?
- Euh...je ne sais pas, je ne peux vous l'expliquer. Sur ces paroles, je dois vous laisser. Ma mission n'est pas terminée. Au revoir damoiselle, et peut être à bientôt.
- Oui, je l'espère.”
Sur ces mots, Amaury quitta le village et se dirigea vers la fôret du Nevet pour y cacher la deuxième partie du trésor.
Pendant ce temps, Emilie décida de lire le parchemin.
D'après son journal, celui-ci comprenait les indications suivantes :
Emilie, je vous confie cette partie du trésor,
Dans le cas où vous auriez besoin d'y accéder, en voici les coordonnées :
N 48° 02 + P . (150 x P) + 500
W 004° (3 x P) + 1 . (100 x P) + (100 x P) + 500 - 182
Maintenant, c'est à vous de jouer pour trouver ce premier coffre contenant une partie des richesse de Locronan.
Attention car, une fois la boite découverte, vous y trouverez une partie des coordonnées de la 3eme cache.
N'oubliez surtout d'y prendre note.