
Sadi Carnot, né le 11 août 1837 à Limoges. Marie François Sadi Carnot est le 5e Président de la République française.
Il est l’élève du lycée Condorcet puis de l’Ecole Polytechnique et enfin de l’Ecole des Ponts et Chaussées dont il sort major en 1863. Après ses études, il devient ingénieur en chef de la Haute-Savoie, où il conçoit et fait construire, vers 1874, le fameux système de régulation de la sortie des eaux du lac d’Annecy. Il est élu député de la Côte d’Or en 1871, et occupe des postes de haut fonctionnaire, notamment au Conseil supérieur des Ponts et Chaussées, puis il est nommé préfet de la Seine-Inférieure.
Sous secrétaire d’Etat aux Travaux publics puis ministre des Travaux publics (6-16 avril 1885), il devient ministre des Finances (16 avril 1885 - 11 décembre 1886). Suite à la démission de Jules Grévy, mis en cause dans l’affaire des décorations, Sadi Carnot est élu président de la République le 3 décembre 1887.
Le début de son mandat est marqué par l’agitation boulangiste et le scandale de l’affaire de Panama (1892), ainsi que par le rapprochement avec la Russie, dans le cadre de l’Alliance franco-russe. Il est décoré de l’Ordre de Saint-André par Alexandre III. Dans un contexte d’agitation syndicale et anarchiste, (une partie des lois relatives à la liberté individuelle et aux délits de presse visant à réprimer cette agitation, qualifiées de lois scélérates par l’opposition socialiste, venaient d’être votées), Sadi Carnot est assassiné d’un coup de poignard par l’anarchiste italien Sante Caserio le 24 juin 1894, lors de l’Exposition de Lyon. Il meurt des suites de sa blessure le 25 juin 1894 peu après minuit.
Son assassinat fait adopter par la Chambre la dernière et la plus marquante des « lois scélérates », visant uniquement les anarchistes, et leur interdisant tout type de propagande (cette loi n’a été abrogée qu’en 1992).
Il repose au Panthéon de Paris avec son grand-père Lazare Carnot. Il est le seul président français qui y soit inhumé. Après sa mort, sa famille, dont une partie résidait en Charente, lance une souscription pour l’érection d’une imposante statue érigée en 1897 sur un hémicycle situé à l’extrémité ouest de la place New-York à Angoulême.
Le monument est l’œuvre de Raoul Verlet dans le plus pu style emphatique de cette époque. Sa réalisation commandée par le département fut réalisés par souscription et concours.
Plus de 25 000 personnes ont assisté à son l’inauguration, le dimanche 2 mai 1897.
Au sommet du piédestal est placé le buste de l’ancien président de la République. A mi-hauteur, une Renommée aux ailes déployées dépose une palme et une branche d’olivier devant le buste, la France en deuil, assise, est représentée sous les traits d’une femme enfermée dans sa douleur.
La ville, tenue par les Wisigoths, adeptes de la version arianiste du christianisme est assiégée une première fois par Clovis en 507, puis prise miraculeusement en 508.
Au cours de la bataille, Clovis aurait été gravement blessé à une jambe, sans doute une fracture.
Le fait est rapporté par la tradition et fait part de la blessure de Clovis qui donna l'assaut à Angoulême occupé par les Wisigoths.
Sur une tour de la 2e enceinte figure une jambe sculptée qui est dite « jambe de Clovis ».
