Bien que cet impôt
puisse être versé aussi en argent, il était très souvent perçu en
nature, un dixième de la récolte, qui était regroupé dans ces
vastes granges dîmières dépendantes d'un monastère ou d'une
autorité civile qui se chargeait ensuite de le redistribuer aux
différents bénéficiaires de la région.
Il reste un certain nombre de ces granges, datant du XIIe siècle au
XVIIIe siècle, disséminées dans la campagne. Elles sont
caractéristiques par leur surface importante, sur un plan
rectangulaire, avec un très haut toit retombant près du
sol.
LA GRANGE AUX DÎMES DE SAMOREAU.
L'existence de la Grange
aux Dîmes est liée à la vie rurale et religieuse du moyen âge et de
la renaissance. Elle existait déjà au 13ème siècle. La charpente
actuelle date de la fin du 15ème ou du début du 16ème siècle. Elle
est, avec le pigeonnier, le seul bâtiment qui subsiste de
l'ensemble formé par la grande ferme (ferme du Bas-Samoreau) qui
comportait des écuries, une étable, une porcherie, une laiterie. Le
fermier était chargé de "lever et percevoir les dîmes de grain et
de vins". Il existait également une chapelle qui, en mauvais état,
disparut il ya une vingtaine d'années.