*** Quelques informations sur le pain, tiré du site Web de
Multimarques, Vos maîtres boulangers. ***
LE PAIN D’HIER À
AUJOURD’HUI
Gagner son pain… et sa croûte
!
Le pain est un aliment de base vieux comme le monde dont on
apprécie toujours les arômes, et que l’on se plaît à
renouveler en saveurs pour le pur plaisir du palais. Il
s’agit d’un aliment simple qui est devenu le symbole de
la nourriture elle-même, le fruit du travail de tous ceux et celles
qui ont à gagner leur pain.
Le pain s’est levé… très
tôt !
La naissance du pain daterait d’environ 3 000 ans avant
Jésus-Christ, à une époque où on faisait cuire au four une pâte
fermentée au levain, que l’on qualifiait de pain levé, par
opposition aux galettes plates plus anciennes sans levain.
Le pain sous le soleil des
pharaons
Comme le démontrent les hiéroglyphes de l’époque des pharaons
en Égypte, déjà, des boulangers travaillaient à la préparation du
pain. À l’origine, il se composait seulement de farine,
obtenue par le broyage de diverses céréales à l’aide
d’une pierre et d’un peu d’eau.
Pain prêt-à-emporter… à la chasse
au mammouth !
Nos ancêtres, les valeureux chasseurs de mammouth, savaient déjà
cuire le pain, aplati en galette, qui était à la base de leur
alimentation lors des excursions de chasse. Plus tard, les Hébreux
rapportèrent d’Égypte la recette du pain, nourriture
appréciée des enfants de toute la Galilée.
OUPS ! J’ai oublié la
pâte...
Si l’on en croit la légende, la fermentation du pain fut
inventée lorsqu’une femme oublia de la pâte à l’air
libre. Cette pâte qui avait levé, une fois pétrie et cuite, devint
plus légère et, semble-t-il, meilleure au goût. Le premier pain
fermenté était né.
«Ce que le peuple veut, du pain et des
jeux.» César l’a dit !
Chez les Romains du temps de César, le pain était tellement prisé
qu’il devint un instrument politique. Afin d’éviter les
révoltes et pour distraire les foules, le pain était distribué
gratuitement aux pauvres lors de jeux de cirque organisés par les
chefs.
Finis ton assiette !
Quelques siècles plus tard, le Moyen Âge nous apporta comme
innovation culinaire les tartines qui servaient aussi
d’assiettes ! Le seigneur du château découpait et mangeait sa
viande sur d’épaisses tranches de pain que l’on
appelait alors tranchoirs.
Le bon pain du Québec
Selon l’histoire, les premières récoltes de blé à Montréal
ont eu lieu en 1644. La plaine montréalaise, région fertile et
propice à l’abondance, regorge de sols riches choyés par un
climat idéal à la culture du blé.
Le colon de l’époque procédait au vannage du blé en le
tamisant dans un panier fait de planchettes de bois, pour ainsi le
débarrasser de ses impuretés, avant de l’envoyer au moulin.
Les sacs de grains étaient alors portés au moulin et moulus en
bonne farine du pays.
Les Amérindiens, pour leur part, préparent depuis toujours la
bannique, un pain sans levure, qu’ils placent dans le sable
entouré de pierres chaudes pour compléter la fermentation et
qu’ils suspendent ensuite à une branche, au-dessus du feu,
pour en finir la cuisson.
1,2,3… Blanc, bis, brun
!
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le pain dit de première qualité est le
pain blanc, fait avec de la fine farine de froment; vient ensuite
le pain dit pain bis, de couleur blanc-gris parce que fait avec une
farine plus grossière contenant du son; vient en troisième place le
pain brun, celui que l’on qualifiait de pain des gens
ordinaires, fait d’un mélange de blé naturel et
d’autres céréales comme le seigle. Comme quoi, autre temps,
autres moeurs.
Multiplication des pains
Sous le régime britannique, au XIXe siècle, de nouveaux types de
pains font leur apparition : pain moulé, pain au lait, pain sucré,
etc. Même les recettes du pain d’habitant, que l’on
fabrique avec tant d’amour à la maison, subissent
l’influence des pains au goût anglais.
Le pain
d’aujourd’hui
Au XXe siècle, l’ère de l’industrialisation et ses
progrès technologiques conduisent à la modernisation du procédé de
fabrication du pain. Toutefois, bien que les tâches mécanisées
comme le tranchage, l’emballage et l’étiquetage fassent
maintenant partie intégrante des étapes de fabrication, il reste
que le procédé est encore le même : extraire la farine, mélanger et
pétrir la pâte, la laisser fermenter et lever pour ensuite la
cuire.
Le pain de demain
De nos jours, grâce à l’immigration et à l’ouverture
des frontières culturelles, il nous est possible d’élargir
nos horizons gustatifs et d’explorer le large éventail de
saveurs que nous offrent les pains bagels, pitas et tortillas, pour
n’en nommer que quelques-uns.
Le pain a côtoyé les diverses classes sociales, races et
religions, sans exception, et a transcendé les barrières du temps
pour arriver jusqu’à nous ? encore tout frais ! Comme il
n’a jamais cessé de nous épater par sa grande capacité à
évoluer et à s’améliorer, il est, somme toute, destiné à un
bel avenir !
Fort de son passé et de plus en plus présent sur la scène des
aliments santé, le pain devra son avenir à la recherche constante
de qualité et de variété, qui se fonde sur de réelles
préoccupations en matière de mieux-être. Le pain de demain : à la
base de la pyramide alimentaire de nombreux pays et de nombreuses
cultures... à la tête des aliments à grande valeur nutritive !
Plusieurs époques, plusieurs cultures, mais un même goût pour un
aliment tout simple : le bon pain.
Le pain et ses histoires
• Chez certains peuples, le pain remplace la cuillère et la
fourchette :
le pain pita et le pain azyme.
• Les Égyptiens faisaient griller leur pain (eh oui, des
toasts !)
2 000 ans avant notre ère.
• Le nom boulanger vient de la technique de moulage du
pain
en forme de boule.
• En 1830, Montréal compte près de 100 boulangeries
artisanales
pour une population de 27 000 habitants.
• Pour inventer la meule à moudre le grain, nos ancêtres
ont observé comment nos molaires nous servent à broyer les
aliments.
On s’exprime avec le
pain
• Avoir du pain sur la planche.
Avoir beaucoup de travail en perspective.
• Gagner son pain à la sueur de son front.
Gagner sa vie durement.
• Casser la croûte.
Manger, se mettre à table.
• Manger son pain noir.
Vivre une mauvaise période après un échec,
être renfrogné.
• Manger ses croûtes.
Apprendre à la dure pour acquérir de l’expérience.
• Né pour un petit pain.
Personne née d’une famille modeste et aux
possibilités limitées.
• Pour une bouchée de pain.
Peu dispendieux, qui ne coûte pas cher.
• Ça part comme des petits pains chauds.
Qui se vend rapidement, qui a du succès.
• Long comme un jour sans pain.
Quand on s’ennuie, tout nous paraît plus long,
comme s’abstenir de manger lorsqu’on a faim.
• Être comme du bon pain.
Être bienveillant et généreux
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