C’est Thomas du Chat, seigneur de Landonvillers, qui fit
bâtir à la fin du 16ième siècle le premier et sobre châtelet de
style Renaissance. Souvent vendu ou transmis par héritage, il
abrita au cours des siècles et jusqu’à la Révolution de
nombreuses et nobles familles. Ainsi,au 18ième siècle, François
Louis de Saint-Blaise, donna au village son blason « d’azur
et d’argent ».
Au 19ième siècle, succédant au baron Charles de Montigny, le
député Charles-Joseph de Bouteiller, membre de l’Académie de
Metz, rebâtit entièrement l’ancienne maison seigneuriale et
aménagea un magnifique parc, enrichi d’un gigantesque
séquoiadendron, arbre d’une extrême rareté en Europe.

Le Château en 1902
Le riche industriel allemand John von Haniel, originaire de
Westphalie, acheta en 1891 la demeure pour y prendre sa retraite.
Il désirait également devenir le « voisin » de Guillaume
II, qui venait de s’installer à Urville un an auparavant, car
une certaine amitié liait les deux hommes. Le docteur Haniel, se
sentant à l’étroit dans l’ancien château français, fit
ajouter en 1903 une importante aile de style Renaissance, richement
décorée.

Le Château en 1904
Vers 1900 avait démarré en Alsace la reconstruction du
légendaire Haut-Koenigsbourg, sous la direction du célèbre
architecte Bodo Ebhardt, considéré comme le Viollet-le-Duc
d’outre-Rhin. Probablement après une visite de ce chantier,
John von Haniel, pris de « fièvre médiévale », demanda à Ebhardt de
lui ériger un grandiose donjon d’habitation carré dans
l’esprit du Moyen-Age et un beffroi élancé culminant à
cinquante mètres. La pierre alimentant l’important chantier
n’était pas du grès rose des Vosges, comme on le pense
souvent. Les massifs blocs furent livrés à grands frais
d’Allemagne par le train, extraits des carrières de Kyllburg
et de Büren, terre natale du nouveau châtelain.
John von Haniel, qui décéda subitement en 1912, ne vit plus la
mise sous séquestre de sa maison en 1918, à la fin de la Grande
Guerre. François de Marmier, héros de l’aviation française,
prit sa succession et tenta, avec un succès mitigé, de transformer
le domaine en une exploitation agricole moderne, d’après les
méthodes intensives qu’il venait de découvrir aux Etats-Unis.
Sa santé déclinant, il dut vendre son train de culture et, en 1932,
le château devint la propriété de Hospices Civils de la ville de
Metz.
Il servit alors tout à tour d’école de plein air, de
quartier général aux belligérants durant la Seconde Guerre
mondiale, d’abri pour les moutons et de salle des fêtes pour
l’amicale du personnel du CHR Metz-Thionville ! Ayant
d’autres priorités que celles de soigner les vieilles
pierres, l’hôpital en décida la vente au début des années
1990.
!!! IL N'Y A PAS DE STYLO DANS LA
CACHE !!!
!!! RECEPTION UN PEU DIFFICILE - AIDEZ
VOUS DU SPOILER !!!