La légende.
(D’après « Vie de Saint Nicolas patron de la jeunesse et de
la Lorraine » par l’abbé Jules LAROCHE,
1886)
En
l’an 325, saint Nicolas se rendit au concile de Nicée et,
chemin faisant, il opéra un grand prodige. Arrivé au soir dans une
hôtellerie, il demanda à l’hôtelier s’il n’avait
pas de viande de carême, car il pratiquait l’abstinence, ne
mangeant que des légumes et du poisson. Celui-ci répondit
qu’il pouvait servir ce qu’on lui demandait et apporta
ce qu’il prétendit être du poisson salé. Ce barbare avait
déjà mis à mort plusieurs personnes dont il avait mélangé la chair
avec du poisson. Peu de temps avant le passage du saint prélat, il
avait égorgé trois petits garçons, et c’est leur chair
qu’il apportait à saint Nicolas qui lui demanda s’il
avait encore une provision de cette nourriture. Il lui répondit
affirmativement, lui offrant même de lui montrer les vases qui la
contenaient. Saint Nicolas ayant jeté un coup d’œil sur
ces vases, reprocha amèrement à l’hôtelier sa cruauté, mais
comme il niait son crime, voici qu’à la prière de saint
Nicolas les trois enfants se levèrent pleins de vie.
L’hôtelier confondu avoua son crime avec grand
repentir.
C’est ce fait qui a déterminé un des
principaux caractères iconographiques de saint Nicolas. Quand aux
pieds d’une statue ou d’un tableau représentant un
évêque, on voit sortant d’un baquet trois enfants qui élèvent
les regards et les mains vers leur libérateur, on reconnaît
qu’on a voulu représenter saint Nicolas.
Ce miracle a été l’objet d’une complainte que
l’on chante encore dans quelques contrées.
N’oubliez pas de lever la tête pour saluer
saint Nicolas qui vous observe du haut de
l’église.

PAT :
blahma