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[GE] - La Basilique St Vincent Traditional Cache

This cache has been archived.

riviouveur: Bonjour,

Merci de me contacter si cette cache peut être réactivée. En attendant, elle est archivée pour permettre éventuellement à quelqu'un d'autre d'en placer une dans le secteur.

Cordialement,
riviouveur - "Groundspeak Volunteer Reviewer".

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Hidden : 3/22/2011
Difficulty:
2.5 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size:   small (small)

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Geocache Description:

Basilique St Vincent une histoire peu ordinaire...




1248-1768 : Saint-Vincent au rythme des aléas de l'histoire

Au XIIIe siècle, l'abbaye avait déjà 300 ans. Jugeant que les bâtiments sont devenus trop exigus et trop vétustes, indignes de la grandeur et de la puissance de la communauté bénédictine qui les occupe, l'abbé Warin ordonne en 1248 la destruction de l'ancienne église abbatiale et l'érection, au même emplacement, d'un nouveau sanctuaire plus prestigieux. C'est le 7 décembre 1248 que l'abbé Warin posait la première pierre de Saint-Vincent. Selon le nécrologe de l'abbaye, les travaux ont déjà débuté lors du décès de leur initiateur en 1251, grâce aux moyens financiers considérables dont dispose le monastère. Néanmoins, ils ne sont probablement complètement achevés qu'en 1376.

L'aspect de la construction est relativement classique. À l'ouest, en façade, s'élevait un haut clocher, tandis qu'à l'est, deux autres, plus petits, flanquent le chœur, faisant face à la Moselle, qui coule un peu en contrebas. Les parties supérieures de ces trois tours sont détruites par un incendie en 1395. La présence de tours encadrant le chœur est une adaptation directe du plan de la cathédrale de Toul.

En 1376, l'évêque messin Thierry de Boppard procédait en grande pompe, à la consécration de la future basilique. En 1395, un grand incendie détruisit les tours de la basilique, ainsi que les cloches qui s'y trouvaient et toute la toiture. Les murs, eux, résistèrent. L'inscription se trouvant sur la pierre tombale de l'abbé de Gonaix (1452), évoque la construction d'un chemin de croix, et la restauration des tours. Cependant, le siège intenté par la France en 1444, ruineux pour la cité, et l’annexion au royaume de France en 1553, furent cause d'abord de graves difficultés financières, puis de la chute de la République locale.

À partir du XVIIe siècle, le monastère n'eut plus que des abbés commendataires qui ne résidaient pas ; le plus illustre d'entre eux fut le cardinal Mazarin. Cependant, les moines ne négligeaient pas leur église : en 1613, ils remplacèrent le grand autel ; en 1655, l'explosion d'une poudrière détruisit des vitraux que les moines remplacèrent également. En 1682, 1686 et 1724, ils firent de petites transformations à l'intérieur de l'église. En somme, les religieux habillèrent leur église à la mode du temps. Mais tous ces menus travaux n'étaient rien. La grande affaire, pour les moines du XVIIIe siècle, fut la question de la grande tour, qui, dès le milieu du siècle précédent, menaçait ruine. En 1656, les cloches, mal soutenues par des bois pourris, s'effondrèrent. On répara un peu la tour où fut placée, en 1692, une grosse horloge. Dans la nuit du 28 au 29 août 1705, éclate un nouvel incendie, qui endommage à nouveau très fortement le haut clocher. Les cloches descendirent, fondues par le feu. On répara encore une fois la tour, mais elle ne tenait plus que par miracle. Un orage la condamna définitivement cinq ans plus tard.

En 1737, on empiéta sur les terres de l'abbaye pour construire une nouvelle rue : la rue des Bénédictins sépare l'abbaye Saint-Vincent et l'abbaye Saint-Clément jusque-là mitoyennes.

En 1752, le vent eut raison de la tour du clocher, elle s'abattit, écrasant sous la masse de ses pierres les deux premières travées de la nef.

On profite de ces travaux pour agrandir et embellir encore l'église. Ainsi, de 1754 à 1756, deux nouvelles travées sont élevées au niveau de l'ancienne façade.

1768-1803 : reconstruction et décadence de l’abbaye

Église Saint-Vincent - Façade : les trois ordres supperposés (dorique, ionique, corinthien)Depuis longtemps déjà, l'abbaye était en ruines, et les moines ne disposant pas d'assez d'argent, attendirent 1737 pour ouvrir un concours pour la reconstruction de la façade, mais les architectes demandaient la somme énorme de 120 000 francs ; cependant, ils durent se résoudre à cette dépense, et en 1768, les travaux commencèrent. On refit les deux premières travées en copiant exactement le XIIIe siècle. Au contraire, l'ancienne tour fut détruite et remplacée par un portail dans le goût du jour. Cette façade est une imitation de l’église Saint-Gervais à Paris sous la direction des architectes Louis, Barlet et Lhuillier. Sa reconstruction témoigne du rayonnement des abbayes au XVIIIe siècle.

À la même époque, on reconstruit les bâtiments de l'abbaye.

En 1770, la maison abbatiale qui ne sert plus à rien, est louée à la ville pour faire un dépôt de mendicité.

En 1790, quand l'abbaye est supprimée, seul un religieux refusa de quitter les lieux, et il fut retrouvé mort six jours après son expulsion de force. En 1791, l'église devient paroisse et le redevient à nouveau après le rétablissement du culte en 1802. Pendant la Révolution, la terreur n'était pas seulement politique, elle était également religieuse. Le culte catholique fut très rapidement suspecté par les autorités et les objets du culte furent confisqués dans toutes les églises. Saint-Vincent n'échappa pas à la règle commune : ses cloches furent descendues et envoyées à l'hôtel de la Monnaie de Metz pour être fondues. À partir de cette époque, elle fut successivement magasin et atelier pour charrois militaires, puis prison pour les suspects, logement pour les prisonniers de guerre et enfin hôpital pour les chevaux malades. Autant dire qu'après la tourmente révolutionnaire, elle se retrouve dans un état de délabrement presque inimaginable. Dans les carnets d'un prêtre de Metz, il est notifié qu'elle ne possédait : « plus une fenêtre, plus une porte, et pas même une ferrure ». Cependant, les bâtiments étaient encore solides car ils n'avaient pas plus de trente-cinq ans. Au début du XIXe siècle, elle fut à nouveau amputée par le percement de la rue Goussaud. En 1803, ce qui restait de l'abbaye fut attribué au lycée impérial. Les ateliers Maréchal et Coffetier réalisent à la fin du XIX° un vitrail d'après l'œuvre de Fra Angelico, le couronnement de la Vierge.

La majestueuse façade classique est ornée en 1900 de statues et de bas-reliefs, représentant saint Vincent, sainte Lucie et leurs martyres.

L’abbaye aujourd'hui

La seule partie de l'abbaye qui a encore aujourd'hui une vocation religieuse est l'église Saint-Vincent, qui a d'ailleurs été élevée au rang de basilique en 1933 par le pape Pie XI.

L'école d'application des Isles occupe la place de la maison abbatiale, alors que la manufacture des tabacs est construite où se situaient jadis les granges de l'abbaye.

Mais la majeure partie de l'abbaye est visible dans les murs du lycée Fabert : des bâtiments de l'abbaye, il reste le cloître, le couloir d'entrée sur lequel donnent les salles capitulaires, les réfectoires qui remplissent toujours leur office avec leurs tables de marbre d'époque et les bureaux de l'intendance. Un escalier magnifique mène au premier étage, où se trouvent les bureaux du proviseur. Le cloître est fait d'arcades en plein cintre, et l'un de ses côtés se prolonge par la grande galerie de l'abbaye qui en est la réplique, et du côté de l'église, des gargouilles, imitant les figures grotesques des gargouilles gothiques, évacuent l'eau qui tombe des toits de l'abbaye. Les portes des salles conventuelles sont richement décorées et certaines d'entre elles possèdent une niche destinées à accueillir des statues de saints. Sur le fronton de celle qui permet le passage entre le cloître et le jardin des moines qui est aujourd'hui la cour du lycée, est inscrit un vers du poète latin Ausone : « Sunt etiam musis sua ludicra », ce qui signifie : « même les muses ont leurs distractions ».

À l'autre bout de la grande galerie, on peut observer une fantaisie architecturale : une voûte à sept pans inégaux sur arrêtes d'ogives, absolument nécessaire pour pouvoir placer une cheminée à cet endroit. Un peu plus loin se dressent les réfectoires. Deux d'entre eux sont très vastes, et séparés en deux par des petites colonnes se terminant par des chapiteaux corinthiens, et le dernier, beaucoup plus petit, est une salle à quatre travées soutenues par un pilier carré au centre. La dernière salle conventuelle est aujourd'hui occupée par l'intendance. Ses murs portent des ornements en relief représentant des mets maigres et notamment des poissons. Il s'agissait sans doute d'une salle de réception. L'abbaye semble richement décorée lorsqu'on est à l'intérieur, ce qui fait contraste avec la sobriété des façades lorsqu'on la regarde de la rue : les huisseries sont étroites mais très élégamment entourées par des pierres de taille. Une grande partie du premier étage est occupée par les différents appartements de fonction.

L'abbatiale, propriété de la commune[2], n'est plus vouée au culte depuis la fin des années 1980. Elle est ouverte au public tous les samedis de 14h à 18h du mois de mai à La Toussaint grâce aux bénévoles de l'Association des Amis de la basilique St-Vincent. D'importants travaux ont été réalisés par la Ville de Metz depuis près de 30 ans sur les couvertures, la façade, la nef et actuellement sur le chevet.

Additional Hints (Decrypt)

Har wnzor qr cyhf!

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)