Commençons par un retour dans le temps : à partir
de la fin du XVIIème siècle, des constructions voient le jour le
long de la nouvelle route menant de Paris à Versailles (la Voie
royale voulue par Louis XIV lors de l’installation de la Cour
à Versailles). Le carrefour constitue alors un emplacement idéal
pour l’installation d’une auberge, entre
l’ancienne rue de l’Église (l’actuelle rue
Anatole France) vers le cœur du village et la route vers
Versailles. Des sources historiques situent la construction du café
dans les années 1820. C’est vraisemblablement en 1848 que
sont installées à la fois l’enseigne et les trois statuettes
en terre cuite peinte ornant l’une des façades de
l’auberge (voir l’encadré page 12 sur la restauration
de ces statuettes). Quant à l’origine de la toponymie du
lieu, plusieurs hypothèses ont été émises. La plus plausible lie ce
nom à un jeu de mots associant "Puits-sans-Vin" et "vin puissant".
Un puits aurait réellement existé à cet endroit; par opposition,
l’auberge n’aurait alors servi qu’un vin
puissant… Le carrefour tient donc son nom de cet
établissement, nom qu’il a conservé depuis.
Les statues restaurées : Quatre cents heures de
travail ! C’est le temps qu’a nécessité la restauration
des trois statues qui ont orné pendant longtemps la façade du café
du Puits-sans-Vin.
Ces statues en terre cuite - d’environ 1m à 1m50 de hauteur
– datent de 1848 (source : Chaville au fil des rues, édité
par l’Arche - Association pour la recherche sur Chaville, son
histoire et ses environs). Elles représentent trois personnages
révolutionnaires : un musicien habillé à la mode du XVIIIème
siècle, jouant de la flûte adossé à un tronc d’arbre, une
danseuse soulevant les pans de sa robe datant de la même période et
un buveur, dont l’habillement est plus simple et
d’époque plus tardive, et qui a visiblement abusé de la
boisson qu’il tient dans sa main droite. À noter que ces
œuvres ne portent ni signature, ni inscription.
L'APEI partenaire du projet. L’Association de
parents et amis d’enfants inadaptés a étroitement collaboré
au projet de reconstruction du Puits-sans-Vin. Un foyer intégré
comprendra ainsi 15 studios pour accueillir des adultes avec un
handicap mental léger, suffisamment autonomes pour vivre dans ces
studios, mais nécessitant d’être soutenus par des personnels
compétents. Des aménagements intérieurs seront adaptés pour les
résidents (kitchenette et salle de bains aménagées…). Des
salles communes sont également prévues, afin de lutter contre
l’isolement et la solitude : salles à manger et salles
d’activités, buanderies… Ces lieux permettront aux
occupants, aidés par les éducateurs, de partager des moments
conviviaux. À noter que, parmi ces 15 places, l’une
d’elles sera réservée à un projet spécifique
d’apprentissage à l’autonomie pour de jeunes adultes.
En outre, un centre d’accueil de jour accueillera les
personnes avançant en âge, les occupants des foyers de l’APEI
à Chaville et le service d’accompagnement à la vie sociale.
Cet accueil de jour leur permettra de poursuivre une activité, en
tenant compte de leur rythme individuel. Des activités
d’insertion et de communication leur seront proposées, dans
un souci de convivialité et de rencontres. « Il s’agit avant
tout d’intégrer ces personnes dans le tissu social chavillois
», indique Sylvie Brylinski, directrice des établissements de
l’APEI sur la commune. « Il est important de ne pas les
montrer du doigt et de comprendre qu’ils méritent
d’être reconnus. »
source :
http://infos.mchaville.free.fr/Chaville_magazine/Chaville_Magazine_60__12-2007.pdf
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