
L’église
de Colombier-Fontaine était très ancienne. Elle fut reconstruite
après la guerre de Trente Ans sous le règne de Georges II. En 1701,
sur la demande du curé de Saint-Maurice, les paroissiens durent y
construire un chœur alors qu’ils avaient perdu
l’usage de l’édifice. Ce chœur fut détruit en
1819 pour agrandir la nef, d’autres réparations eurent encore
lieu en 1856 (le beffroi de la tour), puis en 1869 et 1923. Avec
son clocher-porche, nef rectangulaire et ses baies en plein-cintre,
le temple est un sanctuaire d’une grande simplicité, il est
semblable à celui de beaucoup de paroisses du
Pays.
Une inscription latine sur une pierre tombale prouve aussi
qu’un curé fut inhumé au XVIIIe siècle dans le
sanctuaire.
La nouvelle paroisse
catholique. —Le nombre des catholiques
augmenta surtout au XIXe siècle après la construction du canal
(1824), du chemin de fer (1858) et des usines Méquillet-Noblot
(1863). D’abord desservis par Etouvans et dans le cadre de la
paroisse de Dampierre-sur-le-Doubs, les fidèles de Colombier
pensèrent peu à peu à la création d’une nouvelle paroisse
dans le village. L’idée prit corps et une église néo-gothique
fut d’abord édifiée en 1930, entre le canal et le Doubs, elle
est dédiée à saint Jean
l’Évangéliste. Elle fut batie à l'initiative de la famille
Maître. Elle a été inaugurée par Monseigneur le Cardinal Binet. La
paroisse fut organisée ensuite en 1937 (le 13 octobre), avec une
annexe à Lougres où depuis 1961 fut aussi construite une
chapelle.