L'ancienne Académie d'Angers fondée en 1685 et le Bureau d'Agriculture créé en 1761 sont reconstitués en 1828 sous le nom de Société royale d'Agriculture, Sciences et Arts d'Angers. Le développement de l'horticulture amène les membres de la Société à ouvrir en 1834 un jardin-école au jardin du musée des Beaux-Arts, grâce à la concession que lui en fait la municipalité. Millet de La Turtaudière, secrétaire général de la Société d'Agriculture, est nommé directeur du jardin, où il réunit bientôt de nombreuses espèces d'arbres, en provenance de tous les pays d'Europe. Une section à part, ébauche de la future Société d'Horticulture, est créée le 2 septembre 1838 au sein de la Société d'Agriculture. Elle reçoit le nom de Comice horticole et pour président le directeur du jardin fruitier.
Deux commissions permanentes sont nommées pour examiner les nouvelles fleurs et les nouveaux fruits qui seront obtenus dans le département, en faire la description technique et en assurer la propriété à leur premier cultivateur. Tous les soins sont apportés à améliorer la culture de l'arbre fruitier et à en augmenter les variétés. Le Comice horticole obtient ainsi plusieurs espèces de poires nouvelles, dont la célèbre Doyenné du Comice (1849-1850). Chaque année, il organise des expositions de fruits, graines, légumes et fleurs au jardin fruitier. Certaines prennent plus d'importance, comme celle de 1842, première exposition de roses organisée en France ou celle de 1858, à l'occasion de la sixième exposition agricole, industrielle et artistique d'Angers. Le 2 janvier 1864, le Comice est érigé en Société d'Horticulture à part entière. Le pépiniériste André Leroy en est nommé président, mais, à la suite d'incidents, il démissionne. Drouard lui succède, puis en 1878 M. de La Devansaye, propriétaire du château du Fresne à Auverse, collectionneur de plantes rares, connu pour ses collections d'orchidées et de palmiers. Sa fille a fait don à la Société d'Horticulture de son importante bibliothèque horticole. Louis-Anatole Leroy, pépiniériste au Grand-Jardin (près de l'avenue Pasteur), adjoint au maire d'Angers et conseiller général, lui succède de 1901 à 1920. Sous sa direction ont lieu le congrès des Chrysanthémistes et celui des Roses.
Il subsiste deux bâtiments, vestiges de cette Académie, datant du 2e quart du 20e siècle. Le corps sur rue est daté de 1927 et porte, sur le pignon d'entrée, la signature de l'architecte J.-H. Girardin et de l'entrepreneur Nicolas Lelarge.
Inscrit à l'inventaire préliminaire des Monuments Historiques
Sources : Vivre à Angers et Base Mérimée
