SAINT PIERRE DE CALVAYRAC
HISTORIQUE
A l’origine, l'église de Saint-Pierre de Calvayrac appartenait aux abbés de Sorèze. En 1317,elle fera partie du nouveau diocèse de Lavaur créé par le pape JEAN XXII.
On trouve un « Compte-rendu » par GÉRARD CARRIÈRE, chanoine de Lavaur ci-devant bayle pour le pape, de la recette en blé de l'année 1318 provenant de diverses redevances et des biens du chapelain de Calvayrac. L'église Saint-Pierre est citée également dans le relevé des comptes de la décime* en 1375.
Sur les cartes dressées à la demande de Mgr CHARLES LE GOUX DE LA BERCHÈRE, évêque de Lavaur, l'église y figure en 1683 et 1695.
En 1713,elle dépendait de la paroisse de Saint-Sauveur- de Conilh à la Jalabertie.
Les registres paroissiaux sont communs aux deux communautés. C'est à cette date, le 8 août1713, qu'y fut instituée la confrérie du saint-Rosaire. La chapelle du Saint Rosaire a été construite et décorée par les soins du saint curé avec l'autorisation de BRANQUE, prêtre et prévôt de l'église catholique de Lavaur et du frère PoL ROUCH, prieur des Dominicains de Revel.
Dans « l'état des hommages reçus par le bureau des finances de la généralité de Toulouse » durant le règne de Louis XV, il est cité pour le diocèse de Lavaur, le 19juin 1722 : « Seigneur ÉTIENNE AUGÉ, habitant à Sorèze possédant un fief appelé Saint-Pierre de Calvayrac dans les consulats de Revel et de SaintFélix. »
ÉTIENNE AUGÉ était le fils du seigneur de Durfort et Calvayrac. Il est à noter que le claveau central de la porte d'entrée était marqué du monogramme A C jusqu'à une époque très récente.


Il semble que l'église ait été refaite en grande partie, peut être transformée en simple chapelle, et les murs rabaissés. En 1999, des restes de peintures murales ont été retrouvés au-dessus des voûtes et des lambris décorés qui avaient été utilisés comme voliges pour la couverture. Était-ce en 1833ou en 1839 ? A cette date, l'église avait besoin de réparations.
À la fin du XIXe siècle, des réparations urgentes sont envisagées étant donné l'état de vétusté de l'édifice. Seuls les travaux effectués à la sacristie ont été rapportés :
• relever la toiture de 1,40 m;
• le canon de cheminée doit dépasser la toiture de 0,50 m;
• faire un faux plancher, plâtré de blanc ;
• crépir les murs.
L'église fut cependant desservie jusqu'en 1953. Après son abandon, l'autel et le mobilier furent retirés et les vases sacrés et divers ornements transportés à l'église de la Jalabertie
Depuis 1998, cette église est en cours de remise en état. Ayant été désacralisée par l'évêché de Toulouse, elle ne servira plus au culte.
Dans le chœur, à peine à 0,20 m de profondeur, les ossements d'une huitaine d'enfants ont été retrouvés.
INTERIEUR
L’église est à nef unique de deux travées, prolongée à l'est par un chœur à cinq pans. À l'entrée du chœur, deux pilastres indiquent l'ancien arc triomphal. Les deux travées étaient couvertes de voûtes de lattes plâtrées dans le style PHILIBERT DE L'ORME. Les ogives retombaient sur des consoles. Les travaux de 1999 ont fait apparaître et malheureusement détruit une série de peintures en camaïeu de tonalité bistre représentant des trophées religieux.
Dans le fond de l'église, le mur nord porte des traces de « léchage » par le feu : un incendie a peut-être endommagé la nef à une certaine époque.
Au sud, près de la porte, une petite niche a été ménagée. Elle est surmontée de deux pierres grises de Saint-Ferréol, et simule un arc en mitre. Le fond a été creusé pour recevoir une cuvette.
Des encoches sur la paroi indiquent la place des gonds d'une porte. Il s'agit de fonts baptismaux très rustiques.
La sacristie retrouvera ses dimensions d'origine. La voûte sera charpentée.
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