Chapelle Notre-Dame de Menoncourt

PATRIMOINE DE SEUIL D’ARGONNE - MERCI DE RESPECTER LES LIEUX
A 1,5 km du village, en direction d’Evres, au creux d’un vallon et en lisière d’un bois, se dresse une modeste bâtisse isolée. Il s’agit de la chapelle de Menoncourt, bâtie en 1820 à proximité directe de l’ancien hameau de Menoncourt, aujourd’hui disparu.
La présence d’un village modeste dans le vallon, et son abandon progressif à la fin du moyen-âge sont mentionnés dans les registres de l’abbaye de Beaulieu dont il dépendait. Un acte, plus particulièrement, remontant à l’abbatiat de Claude de Dinteville (dernier quart du XVème siècle), atteste l’abandon du village à cette époque.
Par la suite, le hameau est connu comme ermitage de l’abbaye de Beaulieu. Les carnets de voyage de Dom Baillet, en 1712, y signalent la présence d’une ferme et d’un logis abritant quelques moines. Dom Baillet écrit : « On y voit une chapelle voûtée, sous le nom de "Notre-Dame de Menoncourt". Elle est fort fréquentée des personnes qui viennent y demander la guérison de leurs maux. Les religieux y vont dire la messe, la seconde fête de la Pentecôte : c'est pourquoi on doit leur donner tous les ans, le jour de la Saint-Martin d'hiver, deux setiers de froment mesure d'Evres, affectés sur une terre communément appelée : "la Vallée Notre-Dame". Cette chapelle est située en un lieu fort agréable, éloigné d'un quart de lieue de Triaucourt, elle est près d'un petit bocage, une fontaine d'eau vive en fait la beauté. » L’ermitage semble avoir fait l’objet d’un pèlerinage annuel à la Pentecôte, notamment en raison de la source, réputée miraculeuse, coulant toujours aujourd’hui en fond de vallon.
La Révolution voit la destruction de la chapelle de pierre, probablement située plus au sud que l’actuelle. Quelques pierres d’origine ont été réemployées dans le nouvel édifice, bâti en 1820 par Jean Simonet et Jeanne Grégoire, son épouse, agriculteurs à Triaucourt.
La nouvelle chapelle, sise sur une propriété appartenant aux époux Simonet (et donc à un autre emplacement que celui de la chapelle originelle), se présente comme un édifice fort modeste de bois et de torchis, représentatif de l'architecture régionale traditionnelle. Sa charpente, couverte de tuiles locales en "écailles de poisson" et formant auvent, n'en est pas moins assez élaborée. Sitôt bâti et consacré le nouvel édifice, les pèlerinages de la Pentecôte reprennent.
En 1880, Auguste-Félix Loison, hôtelier et négociant en vins à Triaucourt, entreprend une première restauration de la chapelle. Lors de la Grande Guerre, le bâtiment est profané par les troupes d’occupation. (propriétaires : famille Thomas-Loison)
En 1921, les vitraux (manufactures Graff & Adam, Bar le Duc) sont posés en souvenir des baptêmes de Marie-Thérèse et Jacques de Brousse. Un dernier office y est célébré par l’évêque de Verdun en 1958, à l’occasion de sa venue à Triaucourt pour le baptême des cloches de l’église paroissiale Saint-Nicolas.
De 1988 à 1992, propriété de la famille Didon, la chapelle est à nouveau restaurée par Lydie Augé-Smith et Christian Rigault. Elle est cédée à la commune de Triaucourt en 1993, et entretenue depuis 1996 par l’association « Les amis de Menoncourt ».
La cache est située dans le jardin au sud-est de la chapelle, dans un endroit dédié aux oiseaux, où coule encore la source réputée miraculeuse pour les maladies de peau. Une table de pique-nique vous invite à une petite pause bucolique. Parking facile.

Sources : http://memoiredenosvillages.e-monsite.com/album-photos/
Cette cache a été initialement créée et placée par Banditbleu, qui m’a aimablement autorisé à l’adopter en avril 2021.