Fidèles servantes de la gente masculine, Ginette et ses consoeurs, disponibles à toute heure du jour et de la nuit, étaient toujours partantes pour apporter le soulagement attendu quand les braguettes se faisaient pesantes.
Témoins privilégiés d'une tranche d'histoire parisienne, elles ont pu offrir à sa population d'autres genres de prestations, ce n'est pas la Grande Thérèse qui dira le contraire.
Elles savaient ainsi offrir l'asile aux rencontres discrètes et aux amours interdites, traquées par la police politique, les garnis, la brigade de répression de l'homosexualité... Ce qui leur valut quelques raffles en leurs temps !
Elles faisaient également le bonheur des soupeurs, ce qui concoure à leur donner mauvaise réputation et alimente la thèse selon laquelle elles mettent en péril la bonne morale.
Vieillissantes, elles sont peu à peu supplantées par des collègues plus jeunes, plus conformes aux demandes de la société contemporaine. Cettes dernières séduisent également les femmes, mais n'acceptent pas les mineurs en dessous de 10 ans.
Voisine des condamnés, cette "causeuse" est la seule résistante encore en activité, vous la trouverez en :
N 48°NN.NNN =(F+A)*H-B-E+C+G
E 002° EE.EEE =(D-((I*A)-G+C))*F
avec :
A : (a) Nombre de lettres de l'empereur auquel elles empruntent leur nom
B : (bbbb) Année d'installation de la 1e d'entre elles
C : (ccc) Nombre d'installées sous l'impulsion du Comte
D : (dddd) Année où Moriss leur reprend l'affichage
E : (ee) V'la les flics !
F : (ff) Arrondissement où exerçait "La baie des trépassés" bien connue des folles chics
G : (gggg) Année où le Conseil Municipal vote leur démantellement un 21 décembre
H : (hhhh) Année de sortie de leurs successeuses
I : (92iii) Code postal de la commune où repos[ai]ent la majorité des collègues de Ginette