CETTE CACHE CONTINUE D'EXISTER GRÂCE A LA MAINTENANCE DE sface76, MERCI A LUI.
Le Conseil Régional de Haute Normandie tient son siège dans un bâtiment réhabilité datant de 1776.

Cet ensemble abritait la Caserne du Pré-au-loup qui regroupa longtemps des unités d'infanterie. Au fil des décennies, elle s'appela successivement Caserne Martainville, puis Caserne Jeanne d'Arc.
A sa construction, la caserne du Pré aux Loups se conforme aux exigences militaires de son époque. Les soldats généralement rompus à l’hébergement modeste des couvents plus ou moins bien convertis en casernes profitent du gain d’espace et de meubles que leur offre le bâtiment. La chambre se compose de deux ou trois lits, d’une table avec bancs et de planches pour déposer les vêtements. À l’époque, au sein de toute institution collective, les lits sont conçus pour recevoir deux à trois personnes. Dans la caserne Martainville, les 972 soldats disposent de seulement 324 lits, soit exactement un lit pour trois, et d’une chambre pour dix. Les officiers disposent des avantages accordés à leur rang. Quinze chambrées sont destinées aux capitaines et lieutenants. Chaque officier jouit d’un cadre plus confortable : il peut en effet dormir seul dans un lit. Les lieutenants partagent à deux une même pièce et les capitaines bénéficient d’une chambre individuelle. Pendant la Révolution et l’Empire, l’afflux de troupes sans cesse plus nombreuses altère la qualité de vie des occupants

À partir de la Révolution, Rouen reste une métropole militaire importante, marquée par la vie de garnison. La caserne Martainville constitue avec la grande caserne de Cavalerie Bonne Nouvelle, l’essentiel du logement militaire rouennais. Au fil des années, la caserne va perdre en confort. Même si les grands lits sont remplacés par des couchettes individuelles en 1824, l’édifice se révèle trop étroit, et l’armée est de nouveau obligée de se loger dans les établissements religieux de la ville. Vers 1880, la caserne se modernise : si elle peut abriter seulement 345 hommes, elle est devenue un établissement fonctionnel, équipé de cuisines, d’une infirmerie, d’une prison, d’un gymnase et de magasins divers. La caserne placée sous le patronage de Jeanne d’Arc s’agrandit en 1886 avec l’édification de bâtiments supplémentaires qui augmentent sa capacité à 631 hommes
Durant l'Occupation les troupes allemandes internèrent dans l'aile gauche du bâtiment des prisonniers britanniques tandis que sur le toit furent peintes d'immenses croix rouges. Malgré la proximité de la gare de triage de Sotteville-les-Rouen, la caserne fut épargnée lors des terribles bombardement alliés.
A la Libération, elle devint un centre de formation pour les jeunes recrues puis un centre de rapatriement pour les prisonniers et les déportés. Jusqu'à l'arrivée du Conseil régional de Haute-Normandie les locaux furent occupés par divers organismes administratifs : douanes et services fiscaux.

La cache est placée à la limite du "Champ de Mars" ancien terrain de manoeuvre de la Caserne.
Sources et images : Conseil Régional de Haute Normandie
Pour plus d'information consulter le pdf : Historique de l'Hôtel de Région
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