Le bois de Soleilmont
La cantinne des mineurs
En règle générale, peu de gens savent qu’au sud de Fleurus un domaine boisé de plusieurs dizaines d’hectares existe encore.
Des chaussées qui le bordent, il est presque invisible et vu de l’autoroute R3 aboutissant à Heppignies, il n’est qu’une tache verte qui s’efface rapidement.
Pourtant ce lieu révèle quelque chose de particulier, un « on ne sait quoi » que les différents noms des zones qui le forme évoquent.
Documents utiles et intéressants
http://www.fleurus-tourisme.be/documentations/soleilmont.htm
http://www.fleurus-tourisme.be/programme/presentation%20salle%20FR%20A4.pdf
http://www.fleurus-tourisme.be/images/carte_promenade/tous%20circuits%20FORET%20DES%20LOISIRS.pdf
Soleilmont et les mines
Au-delà du bois qui fut largement exploité au cours du temps, une autre ressource a longtemps fait la richesse et le malheur du site : le charbon.
Situé à flanc de vallée, le gisement houiller de Soleilmont est l'un des plus anciens sites miniers de la région de Charleroi, puisqu'il est attesté depuis 1699 au niveau du bois communal et 1746 sur la terre des 18 bonniers, appartenant à l'abbaye.
D'abord basée sur l'exploitation de gisements affleurants; la mine s'enfoncera peu à peu dans la colline à travers des âges. Le site supportant au plus fort de l'activité de nombreux puits.
La trace la plus évidente de cette extraction intensive est, sans conteste, les deux terrils : celui de Saint-Auguste et le très impressionnant terril des 18 bonniers.
« Nord de Gilly » et « Bois communal »
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En 1874, un gigantesque centre d'exploitation voit le jour : le charbonnage « Nord de Gilly », réunion des charbonnages de Soleilmont et des 18 bonniers, dont l'exploitation avait cessé en 1850.
Au sommet de son rendement, ses puits les plus profonds s'enfonçaient à plus de 670 m.
Quant à la production, elle atteignait, selon les données de 1924, 170.600 tonnes par an.
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REMARQUE : Lorsque nous parlons de "mines", il est bon de rappeler qu'un charbonnage est une société qui exploite différents puits (de mine) ou mines. Qui plus est ces puits sont parfois reliés entre eux.
Le mélange de noms des uns et des autres rend souvent difficile de les distinguer avec exactitude. |
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A titre d'exemple, nous savons que le charbonnage «Bois Communal» exploita les puits de «Sainte-Henriette», «Saint-Victor», «Saint-Auguste» et le «Marquis».
Pour compliquer encore les choses, avec le temps, certains puits disparaissent car épuisés ou sont renommés en fonction de la découverte de nouvelles veines.
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