La légende de Sainte Haude, ou Sainte décapitée :
Cette légende a été rédigée au XVe siècle par la famille du Chastel pour attester de l'ancienneté de son lignage et de la double protection d'un saint et d'un chevalier dont elle aurait bénéficié : « De retour à Trémazan après 10 ans passés à la cour du roi Franc, Gurguy, fils du seigneur de ces lieux, fut informé par sa belle-mère qu'il avait fallu éloigner du château sa sœur Haude à cause de sa mauvaise conduite. Rencontrant Haude près de cette fontaine, il lui trancha la tête d'un coup d'épée. Peu après, Haude apparut à son frère, tenant sa tête entre ses mains, tandis que la marâtre tombait foudroyée. Haude lui pardonnant, Gurguy comprit alors que sa sœur était une sainte et que sa belle-mère l'avait calomniée. Désespéré, il prit l'habit monastique. Saint Pol, alors évêque du Léon, lui donna le nom de Saint Tanguy après que Gurguy fût apparu à lui la tête auréolée de feu. »
Dans la chapelle de Kersaint-en-Landunvez (où se trouve une cache de Mescouezellus) fondée par la famille du Chastel, les vitraux retracent cette légende.
Sur les murailles de Trémazan (le donjon du château de Trémazan, également édifié par les du Chastel, est le mieux conservé de l'ouest de la France. Il est situé à 500m de la fontaine Ste Haude) fleurissaient, même en hiver, des oeillets teintés du sang de la sœur de Tanguy, appelés « chinoff santez Eodez ».
Le bassin d'ablution circulaire de la fontaine aurait été formé par la chute de la tête de la sainte. On dit aussi que l'eau de la fontaine Sainte-Haude guérit les verrues.