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Le Bernica (Saint-Paul) Mystery Cache

Hidden : 11/27/2012
Difficulty:
1.5 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size:   small (small)

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Geocache Description:

Mettons nos pas dans ceux d'un poète réunionnais.

Charles Marie Leconte, dit Leconte de Lisle, est né à la Réunion en 1818. Il fit une partie de ses études à Saint-Denis de la Réunion. Après un passage à la Faculté de Droit de Rennes et quelques essais du côté du journalisme, Leconte de Lisle s'engagea vers le socialisme fouriériste. En 1848, enthousiasmé par la révolution, il travailla à abolir l'esclavage et entreprit de convertir les Bretons aux réformes sociales. Déçu par la tiédeur de la réponse populaire, arrêté puis jeté en prison, Leconte de Lisle, sans jamais abandonner ses idéaux, se consacrera désormais de manière presque exclusive à la poésie. Il est mort en1894.
Leconte de Lisle a écrit le poème Le Bernica en souvenir de son enfance passée sur l'île Bourbon (la Réunion). Publié la première fois en 1858, il figure dans le recueil : Poèmes Barbares.

Les gorges du Bernica restent un site plein de charme et un peu laissé à l’abandon. Peu fréquenté, il garde un caractère sauvage très apprécié par les oiseaux. La couleur des eaux est remarquable.

 
A Saint Paul, prendre la direction Plateau Caillou jusqu’au pied des rampes.

Le point GPS correspond au parking à partir duquel vous devrez abandonner la navigation et suivre les instructions car le GPS devient rapidement très imprécis à cause des hautes parois.

A partir du point GPS, suivre le sentier qui part vers le sud pour atteindre un bassin vert émeraude. Emprunter ensuite l’escalier de pierre et longer la falaise pour monter jusqu’au belvédère qui domine le Bassin Pigeon.

 Auparavant, vous aurez dû lire attentivement le poème pour déchiffrer l’indice qui vous aidera dans votre recherche.

 Le Bernica

 Perdu sur la montagne, entre deux parois hautes,
Il est un lieu sauvage, au rêve hospitalier,          
Qui, dès le premier jour, n'a connu que peu d'hôtes ;
Le bruit n'y monte pas de la mer sur les côtes,
Ni la rumeur de l'homme : on y peut oublier.


La liane y suspend dans l'air ses belles cloches
Où les frelons, gorgés de miel, dorment blottis ;
Un rideau d'aloès en défend les approches ,
Et l'eau vive qui germe aux fissures des roches
Y fait tinter l'écho de son clair cliquetis.


Quand l'aube jette aux monts sa rose bandelette,
Cet étroit paradis, parfumé de verdeurs,
Au-devant du soleil comme une cassolette,
Enroule autour des pics la brume violette
Qui, par frais tourbillons, sort de ses profondeurs.

Si Midi, du ciel pur, verse sa lave blanche,
Au travers des massifs il n'en laisse pleuvoir
Que des éclats légers qui vont, de branche en branche, 
Fluides diamants que l'une à l'autre épanche,
De leurs taches de feu semer le gazon noir.

Parfois, hors des fourrés, les oreilles ouvertes,
L'œil au guet, le col droit, et la rosée au flanc,
Un cabri voyageur, en quelques bonds alertes,
Vient boire aux cavités pleines de feuilles vertes,
Les quatre pieds posés sur un caillou tremblant.

Tout un essaim d'oiseaux fourmille, vole et rôde
De l'arbre aux rocs moussus, et des herbes aux fleurs ;
Ceux-ci trempent dans l'eau leur poitrail d'émeraude ;
Ceux-là, séchant leur plume à la brise plus chaude,
Se lustrent d'un bec frêle aux bords des nids siffleurs.

Ce sont des chœurs soudains, des chansons infinies,
Un long gazouillement d'appels joyeux mêlé,
Ou des plaintes d'amour à des rires unies ;
Et si douces, pourtant, flottent ces harmonies,
Que le repos de l'air n'en est jamais troublé.

Mais l'âme s'en pénètre : elle se plonge, entière,
Dans l'heureuse beauté de ce monde charmant ;
Elle se sent oiseau, fleur, eau vive et lumière ;
Elle revêt ta robe, ô pureté première !
Et se repose en Dieu silencieusement.

 Leconte de Lisle

Poèmes barbares

 Chaque parenthèse contient un mot en désordre. Chaque lettre du mot est définie par 2 chiffres. Le 1er chiffre est le numéro d’ordre du vers, le 2ème est la place de la lettre dans le vers (sans tenir en compte du titre et des ponctuations). Il faudra ensuite remettre en ordre les lettres à l’intérieur de chaque mot pour profiter de l’indice.

(1-34 ; 2-30 ; 3-3 ; 4-5)

(5-7 ; 6-23 ; 7-4 ; 8-6 ; 9-2 ; 10-19)

(11-3 ; 12-11 ; 13-5 ; 14-10 ; 15-21)

(16-5)

(17-4 ; 18-17 ; 19-10 ; 20-2 ; 21-6 ; 22-18 ; 23-8)

(24-12 ; 25-6)

(26-30 ; 27-5 ; 28-2 ; 30-14 ; 31-2 ; 32-3 ; 33-4 ; 34-5 ; 35-3)

Pour ce lieu précieux, merci au (36-12 ; 37-25 ; 38-1 ; 39-9 ; 40-1)

Je vous conseille d’éditer le poème et de numéroter les vers.

 En allant chercher la cache, après cet exercice faramineux, n’oubliez de vous munir du poème que vous avez édité pour le déclamer, face aux oiseaux, depuis la tribune naturelle.

Additional Hints (No hints available.)