C’est le 09 mars 1831 que Louis-Philippe, Roi de France, signe l’ordonnance autorisant la création de bataillons de Zouaves en Algérie, sous la dénomination de Chasseurs Algériens. Les 1er bataillons étaient formés d’indigènes, surtout de Kabyles de la confédération de Zouaoua, d’où le nom de Zouaves. Les Zouaves ont acquis leurs lettres de noblesse en Algérie, en Crimée, et au cours de la première guerre mondiale. La devise des zouaves français est :« Être zouave est un honneur. Le rester est un devoir. »
Le 10 mai 1940, stationné dans la région de Valenciennes, le 11ème Zouaves est mis en état d’alerte. La Hollande et la Belgique sont attaquées, les ordres fusent de toutes parts, les hommes embarquent pour des destinations inconnues. Le 11 mai vers 03h00, ils arrivent en gare d’Ottignies sous un feu nourri de l’aviation allemande, qui a marqué douloureusement la cité de Wavre. Le 11ème Zouaves prendra ses quartiers à Limal et Limelette. Les troupes rejoignent leurs positions le long de la Dyle, notamment au pont à Limelette. Pendant 3 jours le 11ème Zouaves mène des combats acharnés, la bataille fait rage, les morts sont nombreux de part et d’autres. Les blessés sont soignés dans la ferme du pont par des Limelettois. Au cours des combats une centaine de Zouaves, originaires de Jassans-Riottier en France, y ont perdu la vie.
De cet événement sont nés des liens d'amitié entre habitants et autorités. Un jumelage entre les communes de Limelette et Jassans-Riottier a été proclamé en 1964 et une association, « Les Culottes de Zouaves » a été formée. En hommage aux braves qui ont défendu le pays contre l’envahisseur, l‘association a créé un géant appelé "François le Zouave", du prénom du premier Zouave tombé au pont de la Dyle en mai 1940. Crée en 1989, François est presque 4m de haut et pèse 85 kg. Il porte le costume traditionnel des Zouaves: une culotte rouge bouffante, un blouson bleu et un chéchia rouge.

The history of the Zouaves goes back to 1831 when King Louis-Philippe of France authorized the creation of the first batallions in Algeria. The recruits came from the Zouaoua, a tribe of Berbers, which gave rise to the name Zouave. The Zouaves quickly became an elite force in the French Army of Africa, and distinguished themselves in the Crimea and other conflicts. They played a major role in the first World War, but a lesser role in the second. By this time their forces came mostly from the European population of Algerians. The motto of the French Zouaves is “To be a Zouave is an honour. To remain one is a duty.”
In May 1940 the German army was pushing west across Europe. In Belgium the river Dyle forms a natural barrier and was heavily defended by allied troops. The 11th Zouave Regiment had been stationed near Valenciennes. Early in the morning of the 11th of May they arrived at Ottignies station, with the region already suffering from German aerial attack. Much of Wavre was destroyed by this bombardment. The Zouave took up quarters in Limal and Limelette and prepared defences along the river, notably at the bridge. Over 3 days they fought bravely against the German army: 100 Zouaves and many Germans lost their lives. The people of Limelette tended to the wounded in the farm next to the bridge. Eventually the defences fell and the invaders pushed forwards.
This brave action led to close links between Limelette and Jassans-Riottier in France, where many of the Zouave soldiers came from. In 1964 the towns were twinned and an association formed, ‘Les Culottes de Zouaves’, to remember and celebrate this link. In 1989 a giant was created, ‘François le Zouave’, named after the first Zouave to die in the battle in May 1940. François is almost 4m tall and weighs 85kg. He wears the traditional costume of the Zouaves: baggy red trousers, a blue jacket and a red fez.