Français,
Le Mandarous est, pour le tout Millau, un organe vital, un cœur d'où partent les grandes artères qui sillonnent la ville.
Mandarous c’est avant tout un nom propre : Guillem Mandarous figure sur le registre du prieuré au milieu du moyen age. Il y avait encore au 14ème siècle des Mandarous qui exerçaient la profession de cordonniers à Millau. La rue du Mandarous a certainement pris son nom d'une famille de ce quartier. Mais cela c'est produit bien avant le 13ème siècle, car on ne retrouve plus ce nom dans le quartier, et la rue et la porte qui y donnaient accès le portait déjà à cette époque : Rue du Mandaros (1292), portail appelé Mandarros (1310), quartier del Mandaros(1332).
Au moyen age, il existait un cimetière Juifs côté nord. Ce cimetière devint en 1600 environ, la propriété des protestants qui y enterrèrent leurs morts jusqu'à l'époque où l'on ouvrit la grande route de Millau à Rodez. Voilà pourquoi, quand on effectue des travaux de voirie dans la partie nord de la place, on trouve, à faible profondeur, des ossements humains.
La porte du Mandarous ouvrait directement sur la campagne, d’un côté, des prés et des champs entre le couvent des Cordeliers et le monastère de l’Arpajonie. De l’autre un simple chemin conduisant à la fontaine de la Tine. Cette porte était surmontée d’une tour crénelée qui abrita un temps la cloche du gué qui jusqu’à lors se trouvait en bas de la ville dans le clocher de l’église Saint Martin.
La place actuelle date du 19ème siècle, il existait jadis à son emplacement, comme à la sortie des autres portes de la ville un espace vide. Mais lorsqu'on eu établi les grandes routes de Paris et de Rodez, ce point d'intersection forma un carrefour digne d'une grande place.
Cette place forme une vaste demi-lune de plus de 3000 m2. C'est là que la foule se presse lors des grandes manifestations populaires ; là que les jours de repos, ouvriers et bourgeois viennent faire de longues causeries sur le temps, les affaires ou la politique ; là que s'élèvent un certain nombre de baraques foraines les jours de foire ; là enfin, que tous les soirs de la belle saison, commencent les traditionnelles promenades, "les montes", que tout Millavois qui se respecte va faire après le repas du soir.
Millau ne serait plus Millau si le Mandarous disparaissait.
Merci de rester extrêmement discret, l’endroit est toujours fréquenté, d’autant plus lors des manifestations estivales.
Regarder l’indice et le spoiler, s’il vous plait !
English,
The Mandarous is for all Millau, a vital organ, a heart from which the main streets that crisscross the city.
Mandarous is above all a proper name: Guillem Mandarous appear on the register of the priory in the middle of the Middle Ages. There was still the 14th century Mandarous working in the occupation of shoemakers in town. The street Mandarous has certainly taken its name from a family in this district. But this occurred well before the 13th century, because it can not find that name in the neighborhood, and the street and the door which gave access to the was already at that time: Rue du Mandaros (1292), portal called Mandarros (1310), del Mandaros area (1332).
In the middle ages, there was a Jewish cemetery north side. This cemetery became in 1600 about the ownership of Protestants who buried their dead until the time they opened the main road from Rodez to Millau. That is why, when doing roadwork in the northern part of the square, we find shallow, human bones.
Mandarous door opened directly on the countryside, on the one hand, meadows and fields between the Cordeliers convent and monastery of Arpajonie. The other a simple path to the fountain of Tine. This door was surmounted by a crenellated tower which housed the bell time ford was up at the bottom of the city in the steeple of the church of Saint Martin.
The site dates from the 19th century, it was formerly the location, as the output of other gates of the city empty space. But when you have established the main roads of Paris and Rodez, this intersection formed a crossroads worthy of a great place.
This site forms a vast crescent of more than 3000 m2. This is where the crowd was popular during major events, where rest days, workers and bourgeois come to long lectures on time, business or politics, where stood a number of barracks fairground fair days, then finally, every night of the summer, the traditional start walking, "les montes", any self-respecting Millau going to do after dinner.
Millau would not be more Millau if the Mandarous disappeared.
Thank you for remaining extremely discreet, the place is always frequented, all the more during the summer demonstrations.
Look at the hint and the spoiler, please !