Au cours de la Grande guerre, l’approvisionnement en eau des soldats dans la zone de combat est très difficile car souvent les points d’eau sont éloignés des tranchées ou repérés par les tireurs d’élite, les observateurs d’artillerie ou encore l’aviation ennemis, et la corvée d'eau est souvent très dangereuse .
Dans toutes les armées, on tente de pallier ce problème. C’est ainsi qu’à partir de 1916, le soldat français est équipé de deux bidons de deux litres. Parfois aussi des secteurs bien organisés disposent d’une eau javellisée déclarée potable. L’alcool est aussi fourni aux combattants.

Mais, malgré tout, les soldats des tranchées souffrent du manque d’eau. La chaleur, les travaux, les marches, la peur, la poussière, la poudre, les gaz augmentent les besoins en eau des soldats.
Sur le plateau de Vauclair, le problème est entier : les sources sont dans les vallées, et il n’est possible de s’approvisionner par exemple qu’à Craonnelle où a été construite une fontaine. Il faut donc aux soldats désignés pour la corvée d’eau descendre du plateau, entrer dans les ruines du village remplir les bidons de deux litres à cette fontaine. Puis remonter vers les tranchées. Tout cela sous les tirs ennemis.
La corvée d’eau est souvent synonyme de randonnée mortelle.