Si l'on en croit les premières légendes, le résurgence hydrollogique s'est d'abord appelée
"trou de la calèche", dans le même lieu, voici quelques siècles s'est produit un affaissement de terrain, de détonateur de cette cassure a été le passage d'un véhicule hippomobile sur un parterre miné, rongé par l'eau.. Voiture, passagers et attelage disparurent dans les profondeurs du gouffre naissant, le trou de calèche était né et avec lui cette malédiction dissimulée dans son flot sournois, un mystérieux tourbillon, oeuvre d'esprits maléfiques, happait dans les profondeurs du gouffre tout mortel voulant s'en approcher.
On évitait donc d'instinct ce lieu, on ne manquait pas de prévenir tout passant étranger :
"évitez cet endroit" "de nuit fuyez" "faites le signe croix"
Un habitant d'Argiésans nommé Gavaillot, riait tout haut de "ces ragots fruits de l'imagination de veilles bigotes et vieux trouillards". Il ne manquait pas d'ajouter devant ses amis médusés qu'à la prochaine occasion il irait se baigner dans les eaux maudites. Par un beau jour d'été "on ne retrouva au bord du trou que ses deux sabots". Ces paroles révélatrice d'une issue tragique sont d'une vieille aïeule née au moulin d'argémons. Tout près du lieu de légende, la même personne affirmait avec force que Gavaillot avait bien existé. Avec la punition du provocateur, la légende ne fit qu'ajouter à une imagination populaire tourmentée.