Le canal de Miribel a été édifié 50 ans avant celui de Jonage. A l'époque, le Rhône est encore un fleuve sauvage, capricieux, et ses crues sont nombreuses. A l'emplacement du parc, le fleuve se pert en lônes et méandres, et le paysage change au gré des crues.
Le canal a pour objectif d'assagir un peu le fleuve, contenir ses crues, qui inondent alors de vastes plaines, et d'améliorer les conditions de navigation. Le canal de Jonage viendra plus tard.

Vous voici au bord du canal. Cette cache est accessible hors inondation (le lit du canal peu monter de 3 mètres), et hors de la présence des inconscients qui se baignent. Pour vous donner une idée de l'ampleur des crues (en fait dues à des lâchers d'eau pour contrôler le débit du canal de jonage), voici un aperçu de l'endroit en août 2013, au sec :

Le même endroit trois mois plus tôt, le lit a reculé de 20 mètres au moins, et le niveau est monté de 3-4 mètres.

Le débit du canal est faible, de l'ordre de 30 m3/s, mais il est interdit d'y faire trempette, les berges ne sont pas stabilisées, et le fond n'est pas entretenu, il peut y avoir toutes sortes de débris. Du fait de la variabilité du niveau de l'eau, la cache n'est pas loin le long du canal, vous êtes à 40 mètres du chemin menant aux berges et pouvez rebrousser chemin assez vite. Il est entendu que la cache n'est pas accessible lors des lâchers d'eau, à moins de posséder une barque. Du fait des contraintes naturelles et de son emplacement, je cote le terrain à quatre étoiles.