
Histoire de la pierre de Caen
La pierre de Caen a gagné, depuis longtemps, ses lettres de Noblesse, mais qui est-elle réellement ?
Elle naît il y a 160 millions d’années en milieu calme, abrité, d'une longue union entre un sable coquillé, fin et une boue carbonatée. Le sable, solidifié au contact de la boue, donne à la pierre son grain formé de débris de coquilles, visibles à l'oeil nu, sa teinte blanc crème, parfois ocre, en fonction de la présence d'oxyde de fer.
Longtemps, on a parlé du Calcaire de Caen. L'histoire et le matériau à l'oeuvre, ont su démontrer la qualité de la matière, tant dans les constructions anciennes que dans les bâtiments contemporains.
Parmis ces bâtiments figurent l'abbaye de Westminster entièrement construite en pierre de Caen. L’abbaye de Westminster est l'un des édifices religieux les plus célèbres de Londres. Sa construction date pour l'essentiel du xiiie siècle, sous Henri III. C'est le lieu de sépulture d'une partie des rois et reines d'Angleterre et aussi des hommes et des femmes célèbres. Le « Coin des poètes » fait honneur aux écrivains du royaume. La quasi-totalité des couronnements des monarques anglais a eu lieu dans cette abbaye.
Le vrai nom de l'abbatiale est église collégiale Saint-Pierre. Westminster signifie « abbaye de l'ouest », venait du fait qu'elle se situait à l'ouest de la City (en opposition à Eastminster, monastère cistercien qui se trouvait à l'est, au-delà de la tour de Londres, sur le site de l'actuel Royal Mint). En vieux français, l'abbaye de Westminster se nommait Ouestmoustier (latin monasterium).
C'est Guillaume le Conquérant qui exporta la pierre de Caen à grande échelle en Angleterre. Voici d'ailleurs une liste des principaux bâtiments construits en pierre de Caen à travers le monde.
En France

- À Caen
- Abbaye aux Hommes (Hôtel de Ville)
- Abbaye aux Dames (Conseil Régional de Basse Normandie)
- Les églises de Caen, notamment l'église Saint-Pierre
- Mémorial
- Le château

- Normandie
- Abbatiale de la Trinité de Fécamp
- Église de Saint-Jacques de Dieppe
- Prieuré de Graville
- Cathédrale Notre-Dame du Havre (sauf sa tour en pierre de Vernon)
- Église Saint-Ouen de Pont-Audemer
- Nef et chœur de l'église abbatiale de Notre-Dame de Bernay
- Écoinçons et arcades du cloître de l'abbaye du Mont Saint-Michel
- En Bretagne
- Palais du commerce de Rennes
- Église de Saint-Pol-de-Léon
- Abbaye de Beauport
- Tour Hastings de la cathédrale Saint-Tugdual de Tréguier
À l'étranger

- Au Royaume-Uni
- Tour de Londres
- Tower Bridge de Londres
- Cathédrale Saint-Paul de Londres
- Abbaye de Westminster
- Cathédrale de Cantorbéry
- Château d'Oxford
- Cathédrale de Durham
- Cathédrale de Rochester
- Cathédrale de Chichester
- Cathédrale catholique de Norwich
- Buckingham Palace
- Collège d'Eton
- En Belgique
- Palais royal de Bruxelles
- En Allemagne
- Cathédrale de Cologne (éléments de décor)
- Aux États-Unis
- Cathédrale Saint-Patrick de New York
- Éléments de décoration intérieure de buildings (ex. : cheminée de la douane de New York).
- Cathédrale Saint-Andrew d'Honolulu
La multi-cache
Cette multi-cache fait partie de la série Calvados de A à Z, série qui vous permettra de visiter ou revisiter notre joli département à travers l'alphabet. Merci à Arnodraig d'avoir adapté la série à notre département.
Cette multi-cache assez simple est placée sous le thème de la géologie pour répondre à la contrainte du W. Vous allez donc découvrir la seule carrière à ciel ouvert qui extrait encore la pierre de Caen de nos jours. Le site n'est pas accessible au public mais lors de la balade, vous pourrez avoir un aperçu de l'impressionnante carrière ré-ouverte en 2004 pour répondre à des besoins de rénovations de nombreux bâtiments à travers le monde.
ATTENTION : si vous faites la cache avec des enfants, le parcours peu académique, je le reconnais, fait longer une route. Désolé mais nous avons tout misé sur la vue de la carrière.
WP1 N49°02.434 W000°16.737 Catastrophe à Aucrais
A = Nombre de noms inscrits sur la pierre commémorative ?
Le 20 octobre 1936, une triple explosion eut lieu dans les galeries souterraines de la carrière. L'explosion laissa sur le carreau 18 veuves et 28 orphelins. Les causes de l'explosion restèrent plus ou moins mystérieuses. La thèse privilégiée fut la mauvaise utilisation d'un explosif.
Mais enfin, Monsieur, peut-on du moins envisager une hypothèse pour expliquer cette catastrophe ?
Une explosion comme celle qui se sont produites hier ne doit pas, ne peut pas se reproduire. Il ne s'en est jamais produit avant.
Mais l'oxygène liquide ?
L'oxygène liquide est un comburant, il ne peut donc explosé de lui-même ni à la suite d'un choc.
Alors ?
Alors, Monsieur, je ne sais rien. Je ne sais pas.
Et laissant là l'entretien, notre orateur s'en fut continuer ses investigations.
Extrait Ouest-éclair du 23 octobre 1936.
WP2 N49°02.470 W000°16.760 En traversant le pont
B = nombre inscrit sur le béton du pont ?
WP3 N49°02.493 W000°16.724 Vue sur la carrière
C = d'ici, comptez le nombre de cailloux :-) ?
Bien regarder les waypoints additionnels dans le descriptif pour trouver la réponse
WP4 N49°02.507 W000°16.694 Strates de pierres
D = d'ici aussi, comptez le nombre de cailloux avec un seul point noir :-) ?
Bien regarder les waypoints additionnels dans le descriptif pour trouver la réponse
WP5 N49°02.548 W000° 16.550 Panneau d'informations
E = Année d'émission de l'arrêté préfectoral ?
F = nombre de communes sur le panneau ?
G = somme des lettres des communes (A=1, B=2,...) ?
Les coordonnées finales de la cache sont les suivantes :
N 49° (B + C / F - D) X A + E
W 000° (E - G - C) X D - 2 X F + B
