Le monument de la grande guerre
Le 11 novembre 1927, on inaugure le monument aux morts (il se trouve juste avant le 45 Rue Julien Ducos, après le croisement avec la rue des Lambourgs en venant de Vinay) à la mémoire des 64 disparus de la guerre 1914-1918.
Discours lu par les enfants des écoles lors de l'inauguration du monument aux morts le 11 novembre 1927
Partout en France, aujourd'hui, dans les villages, dans les grandes villes, on se recueille, on se souvient, puis, en longs cortèges, on va pieusement près des monuments élevés à la mémoire des morts de la Grande Guerre.
Nous les petits, mêlés à nos aînés, à nos parents, à nos voisins, nous avons une part dans la manifestation patriotique du 11 Novembre. Nous savons pourquoi nous sommes ici, nous savons pourquoi nous devons nous incliner devant le soldat de marbre devant lequel nous sommes groupés.
Nos parents nous ont raconté maintes fois ce qu'avait été l'horrible guerre dernière, ce qu'ils en avaient vu, ce qu'ils en avaient souffert, et c'est par eux que nous connaissons les noms et les souffrances de nos chers disparus.
A l'école, nos maîtres nous ont appris que nos soldats avaient été les soldats du droit et de la liberté, la France attaquée ayant combattu non pour prendre et s'enrichir aux dépens d'autres peuples mais pour défendre sa liberté et l'intégrité de son territoire.
S'ils pouvaient m'entendre, je dirais aux soldats d'Ablois dont le marbre gravé perpétue le souvenir :
Morts pour la France !
Vous avez été les bons ouvriers d'une œuvre terrible, votre suprême sacrifice n'a pas été vain et c'est à vous que nous devons la paix et la liberté.
Grâce à vous, notre patrie n'a pas perdu la place qu'elle occupe dans le monde. A votre exemple, quand nous serons des hommes, nous travaillerons et notre labeur incessant fera une France forte, guérie de toutes les plaies dont elle saigne encore, marchant à la tête de la civilisation dans l'humanité.