Le puits à eau Gallo-Romain de Gailhan.
Gailhan, a été occupé pendant les V e et IV e s. av. J-C., puis probablement pendant la période gallo-romaine aux II et III e s. En parcourant la plaine entre Gailhan et Lecques, on pourra trouver plusieurs puits à eau datant de l’époque Gallo-Romaine.
Un
puits à eau est un
forage vertical permettant l'exploitation d'une
nappe d'eau souterraine, autrement dit un
aquifère. L'eau peut être remontée au niveau du sol grâce à un
seau ou une
pompe, manuelle ou non. Les puits sont très divers, que ce soit par leur profondeur, leur volume d'eau…
Nous pouvons raisonnablement penser que les premiers puits étaient de très simples trous non protégés des
éboulements et qui n'ont pas résisté au temps et ont disparu
1. Les plus anciens puits sont datés du
Néolithique et sont localisés sur le pourtour de la
Méditerranée ou en
Europe centrale et
Europe de l'Est.
Les puits artisanaux sont creusés à la force des bras par le
puisatier et ses aides. La largeur du puits doit être assez importante pour qu'un homme puisse y travailler, et sa profondeur dépend de celle de la
nappe phréatique (un puits peut être approfondi si le niveau de la nappe diminue) et du risque d'éboulement des parois. Si le coût peut être amorti, un puits plus large est creusé, ce qui non seulement renforce la sécurité des travailleurs mais assure un plus grand rendement lors de l'exploitation (la surface drainée de l'
aquifère étant plus importante)
Pour creuser un puits plusieurs personnes sont nécessaires : un homme au fond du trou pioche, rassemble la terre extraite dans un seau qui est remonté à la surface par un équipier. Si le trou est très large, il peut y avoir deux personnes au fond, l'une pour
piocher, l'autre pour
pelleter. Lorsque le trou atteint la
nappe phréatique et se remplit d'eau, le creuseur doit alors dénoyer le puits en évacuant l'eau accumulée.
Les puisatiers d'autrefois mettaient en place une chèvre faite de trois rondins liés en haut et fichés en bas dans le sol autour du trou à creuser. Une poulie y était attachée. Ils utilisaient aussi un plateau de bois posé en corde sur l'ouverture du puits, pour pouvoir sortir plus facilement les seaux pleins.
Une fois le trou creusé, il fallait bâtir la gaine du puits entre le niveau de la nappe et la margelle avec des pierres, en respectant les règles de la maçonnerie (croisement des joints, pose en boutisse, calage à l'arrière). Les pierres étaient descendues dans un seau ou au bout d'une corde pour les plus grosses. Les margelles des puits des grandes bâtisses traditionnelles sont constituées de pierres finement taillées et portent fréquemment des sculptures.
Source Wikipédia