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la tordeuse des bourgeons d'épinette Traditional Cache

Hidden : 7/4/2013
Difficulty:
2 out of 5
Terrain:
2.5 out of 5

Size: Size:   micro (micro)

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Geocache Description:


 

 La tordeuse des bourgeons de l'épinette, Choristoneura fumiferana (Clemens), est l'insecte le plus destructeur des peuplements de conifères de l'Amérique du Nord (photo 1). On trouve ce défoliateur indigène dans toutes les provinces canadiennes, de la Colombie-Britannique à Terre-Neuve. Au Québec, la tordeuse des bourgeons de l'épinette consomme principalement le feuillage annuel du sapin baumier, de l'épinette blanche ) ainsi que, à un degré moindre, de l'épinette rouge et de l'épinette noire. En période épidémique, on peut aussi la trouver sur d'autres essences résineuses.

  

  

Biologie et comportement

Le cycle de vie de cet insecte défoliateur se déroule en une seule année (figure 1). Il compte un stade œuf, six stades larvaires, un stade chrysalide et un stade adulte, celui du papillon. À son deuxième stade larvaire, la tordeuse des bourgeons de l'épinette passe l'hiver dans un petit cocon de soie, appelé hibernaculum, tissé dans les crevasses de l'écorce, les écailles des bourgeons, les lichens corticoles ou les cupules des fleurs de ses hôtes   

   

 

Impacts

L'effet le plus spectaculaire d'une épidémie de la tordeuse des bourgeons de l'épinette est sans doute le nombre d'arbres morts dans les vieilles sapinières. Les peuplements qui leur succèdent renferment un très grand nombre de sapins et, parfois, de bouleaux à papier. Dans les jeunes peuplements très denses, des défoliations répétées provoquent la mort d'un pourcentage plus ou moins élevé d'arbres. Les sujets les moins résistants meurent les premiers. S'il n'y a pas de défoliation, ce processus d'éclaircie a lieu de toute façon, mais il s'étalera sur une plus longue période. Tous les arbres qui subissent une défoliation de 20 % et plus affichent un taux de croissance annuel moindre. Ce fléchissement, qui peut persister pendant quelques années, se traduit inévitablement par des pertes de volumes. Toutefois, ces pertes sont compensées, du moins partiellement, par une meilleure croissance des essences compagnes à la suite d'une éclaircie naturelle. Quelques années après une épidémie, les essences les plus vulnérables à la tordeuse des bourgeons de l'épinette connaissent aussi un regain de croissance, particulièrement dans les peuplements immatures.

 

Historique des épidémies

Depuis le XVIIIe siècle, des épidémies de la tordeuse des bourgeons de l’épinette ont ravagé des forêts immenses, à intervalles plus ou moins réguliers.

Fréquence des épidémies de la tordeuse des bourgeons de l'épinette de 1938 à 2012.

Au Québec, c'est au XXe siècle que les épidémies ont commencé à être documentées. C'est le cas des épidémies qui ont débuté en 1909, 1938, 1967 et 1992. Les trois premières infestations ont touché respectivement 30 Mha, 26 Mha et 32 Mha de forêts résineuses. Il est difficile de préciser les volumes de bois en cause lors de l'épidémie qui a sévi de 1967 à 1992. Néanmoins, les données recueillies dans les forêts publiques permettent de croire que la tordeuse des bourgeons de l'épinette y a détruit de 139 Mm3 à 238 Mm3 de sapins et d'épinettes, dont une partie importante a été récupérée. Rappelons que, à cette époque, l'industrie forestière récoltait, bon an mal an, 23 Mm3 de bois résineux dans les forêts publiques québécoises.  

Les populations de la tordeuse des bourgeons de l'épinette augmentent graduellement pour atteindre un niveau épidémique tous les 30 ans environ. Ces changements cycliques dans le nombre d'insectes se produisent simultanément sur de vastes territoires. Contrairement à ce que l'on croyait, les foyers d'infestation ne donnent pas naissance aux épidémies. Ils ne sont que les premiers endroits où la tordeuse prolifère dans une région donnée, en raison de la composition forestière ou du climat. L'augmentation de la population, qui se produit à l'échelle d'une région entière, s'y manifeste plus rapidement. Comme les populations fluctuent naturellement, les épidémies ne sont pas déclenchées par un phénomène quelconque et n'ont pas leur origine  

 

Attention la cache est une tordeuse des bourgeons de l'épinette. Elle a fait un toit pour ce protéger et elle a un bout de papier caché à l'intérieur d'elle. Remettre le tout comme vous l'avez trouvé car elle ne demande qu'à vivre pour permettre à de nombreux géocacheurs d'en profiter et d'en apprendre davantage sur sa biologie, son comportement, ses impacts et l'historique des épidémies au Québec.

 

Bonne chasse !  

 

 

 

 

 

 

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