
L'histoire de la chapelle du Frêne est associée à celle de la fontaine qui coule à quelques mètres et qui est à l'origine du pèlerinage qui vous y conduit aujourd'hui.
Cette fontaine du Frêne fut l'objet d'un culte dés les temps les plus reculés. Comme pour beaucoup d'autres qui étaient sous la protection d'une déesse mère, celle-ci fut placée par les chrétiens désireux de faciliter le passage d'un culte à un autre, sous l'invocation de la Vierge
Marie, appelée par le christianisme << source d'eaux vives>> et <<Fontaine des jardins>>.
D'autre part, à Talmay le culte de l'arbre voisinait avec celui des eaux, et la tradition rapporte qu'une statue de la vierge, placée dans le tronc d'un chêne non loin de cette Fontaine, fut le but de fréquents pèlerinages; on en trouve la trace écrite dans les comptes de la fabrique et de la communauté, à partir du 17ème siècle, comme étant la continuation de très anciens usages.
L'antique Madone du Frêne, qui représente la Vierge Mère assise sur un siège à dossier, tenant l'enfant Jésus sur ses genoux, rappelle les déesses mères auxquelles on la substitua. Sculptée dans un bloc de pierre de 49 centimètres de haut, elle ne remonte pas au-delà du
16ème siècle mais remplace sûrement de plus anciennes images de la même forme.
La statuette en bois de chêne (13 centimètres) fut sculptée au 18ème siècle dans le tronc du chêne qui avait servi d'abri à la statuette de pierre.
Son histoire est curieuse : pendant la révolution, Jean Fourneret, habitant de Talmay, la cacha chez lui, et un de ses fils l'emporta dans son sac et fit ainsi toutes les campagnes du premier empire, sans recevoir une seule blessure. Un autre de ses fils demanda à ce qu'elle soit placée dans son cercueil. Finalement, elle fut retrouvée en 1873. Restaurée par les soins du curé de la paroisse, elle fut reportée à la chapelle en procession, en même temps que la statue de pierre qui venait d'être repeinte.
Plus de mille deux cents personnes des paroisses de Talmay, Heuilley, Jancigny et Renève, Essertenne et Mantoche assistèrent à cette cérémonie. Ils rappelaient ainsi qu'au début du 18èmè siècle les habitants de Talmay s'étaient mis sous la protection de la Vierge, et par un vœu signé en 1710 s'étaient solennellement à se rendre en pèlerinage, le jour de la Visitation, à la chapelle du Frêne.
La première chapelle édifiée en ce lieu était un modeste édifice couvert de roseaux dont l'autel était adossé au tronc d'un vieux chêne. Cet arbre énorme périt par l'arrachement continuel de son écorce par les pèlerins qui en emportaient des morceaux pour se préserver d'accidents. Cet édifice fut réparé en 1720, mais finalement tomba en ruines en 1746.
Grâce à la générosité des habitants, la chapelle fut reconstruite en pierre, à quelques mètres en amont de la fontaine, en 1748. Cette date figure sur le linteau de l'ancienne porte qui sert aujourd'hui de seuil à la chapelle agrandie.
A cette même époque la fabrique de Talmay faisait planter, de tilleuls et de frênes l'avenue qui conduit de l'oratoire à la fontaine. Le clocher actuel date de 1880.
Plus de 2000 personnes assistèrent à la bénédiction de la chapelle, le 3mai 1780. Au cours du 19ème siècle, par deux fois, la paroisse de Talmay invoqua Notre-Dame du Frêne à l'occasion du choléra, et les deux fois, le fléau cessa.
Nombreux sont les habitants de Talmay qui continuèrent longtemps à puiser de l'eau à la fontaine et à invoquer la protection de Notre-Dame du Frêne.
De nos jours, lorsqu'un pèlerinage a lieu le dimanche, ils sont encore nombreux à y prendre part. Les protections de Notre-Dame du Frêne ne sont pas épuisées.
ATTENTION : l'endroit est habité par des taons pendant la période estivale ( env de mai à sept) soyez prévenus et prenez un répulsif
Merci de bien remettre la cache a sa place et surtt de respecter la disposition du camo parce que des enfants viennent jouer dans le coin.
si jamais vous ne trouvez pas la boite, j'ai mis une boite de secours aux coordonnées N47°22.088 E5°28.128 (au pied d'un arbre dans un petit trou)