L'abbé Angot décrit au début du XXe siècle le château comme une masse imposante et sombre, situé dans le bourg, qui s'en va en ruines, quoique habité en partie par le fermier. On n'y a employé que le schiste ardoisier du pays qui ne se prête à aucun travail d'art. Deux étagements d'ouvertures, portes, fenêtres et lucarnes, dans l'angle Sud-Ouest de la cour, ont seuls quelque caractère. Il existait un mur d'enceinte dont une tour, maintenant isolée, faisait partie.
Le château n'est pas aussi ancien qu'on pourrait le supposer puisque la décoration comporte les armoiries d'Adrienne de Salles
, probablement veuve alors.
La seigneurie de Senonnes relevait de Pouancé à charge de 9# et 78 truelles d'avoine du devoir et 40 jours de garde au château.
En 1570, Jeanne Deffay, veuve de François Le Poulchre, était créancière de Jean du Boisjourdan. Antoine du Boisjourdan, fils du précédent consentit envers François Le Poulchre, sans doute fils de la dame veuve de la Benestaie, une obligation de 1153 écus, et il s'acquitta le 6 août 1592. Néanmoins Jean-Marquis de la Motre, héritier de la demoiselle de Sévigné, elle-même héritière des Le Poulchre, réclamait en 1623 le montant de l'obligation à François du Boisjourdan, fils du souscripteur. Mais ce dernier produisit la quittance.
N'oubliez pas votre crayon.