Né à Bordeaux en 1823, Louis Martin suit sa scolarité à Alençon où la famille est installée. Il apprend l’horlogerie à Rennes, Strasbourg et Paris. Sa difficulté à maîtriser le latin l’oblige à renoncer à un projet de vie religieuse.
Il ouvre alors une horlogerie-bijouterie, en 1850, rue du Pont Neuf. Sa mère, qui ne se résout pas à le voir célibataire, lui parle de Zélie Guérin, avec laquelle elle apprend l’art de la dentelle…
C’est sur le pont de Sarthe que Louis et Zélie se rencontreront avant de se marier quelques mois plus tard, le 12 juillet 1858, à 22h, à l’Hôtel de Ville d’Alençon, avant de prononcer leurs vœux de consentement à l’Église Notre Dame deux heures plus tard.
De ce mariage naîtra la célèbre Sainte-Thérèse de Lisieux.
Les 150 ans de mariage de Louis et Zélie Martin, parents de Sainte-Thérèse ont eu lieu le samedi 12 juillet 2008.
De 1860 à 1873, neuf enfants naîtront au foyer des Martin dont quatre mourront en bas âge. Les cinq filles des Martin seront religieuses.
La plus connues d’entre elles deviendra Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face.
C’est au domicile de ses parents, fabricants de Point d’Alençon, que naît Thérèse Martin le 2 janvier 1873. Elle vit dans un milieu empreint d’un sentiment de dévotion à l’égard de Dieu, accentué par la personnalité de ses parents dont les vocations religieuses ont été contrariées et qui comptent dans leur parenté des membres du clergé. À la mort de sa femme, Louis Martin liquide ses affaires et s’installe à Lisieux. À 8 ans, Thérèse entre au pensionnat des bénédictines où elle restera cinq années. Deux ans plus tard, elle tombe malade, en proie à de violentes crises de frayeur et d’hallucinations. De cette épreuve, Thérèse reste psychologiquement fragile et son entourage s’efforce de ne pas la contrarier.
Le jour de sa seconde communion, elle sent naître en elle un désir de souffrance et elle est convaincue que le monde regorge d’âmes en perdition qu’il faut sauver, notamment par la pénitence. Thérèse entre au carmel de Lisieux le 3 avril 1888. Elle prononce ses voeux le 24 septembre 1890 et devient Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face.
Dans le couvent, les religieuses cloîtrées cherchent Dieu par la prière ; obéissance, humilité, souffrance impliquent la pénitence, le renoncement et la mortification. Ces points essentiels du carmel, soeur Thérèse les suit avec enthousiasme. Affectée au travail de la sacristie, elle est chargée de la confection d’images : elle dessine, peint les murs, compose quelques tableaux et s’essaie même à la fresque.
Parallèlement, son désir d’être humiliée est exaucé dans les tâches quotidiennes : balayage, vaisselle, lessive ... Sa santé délicate résiste mal aux rigueurs de la vie conventuelle. Aux fatigues et aux mortifications se mêle la douleur de la perte de son père en juillet 1894.
Le 30 septembre 1897, dans sa 25eme année, soeur Thérèse de l’Enfant-Jésus meurt des suites d’une tuberculose.
Universellement connue dès les années qui suivent sa mort, elle est la sainte des armées durant la Première Guerre mondiale, béatifiée en 1923 et inscrite au catalogue des saints en 1925. En 1944, Pie XII proclame Thérèse "Patronne secondaire de la France à l’égal de sainte Jeanne d’Arc".