Un peu d’histoire :

Guillaume de Champeaux, évêque de Châlons, ancien écolâtre de Notre-Dame de Paris, obtient d'Hugues de Vitry un domaine dans la forêt de Luiz pour y fonder une abbaye de l'ordre de Cîteaux. D'autres propriétaires firent alors dons d'autres terres. Le 10 octobre 1118, l'abbé Roger et quelques moines arrivent sur le site, venant de Clairvaux envoyés par saint Bernard. Ils s'y fixèrent dans une clairière pour y fonder la première fille de l'abbaye de Clairvaux.
Les religieux construisent leur première église en bois, mais les dons leur ont permis d'édifier rapidement une nouvelle église en pierre.
Une partie des bâtiments sont détruits par un incendie en 1703. Le cloître et le dortoir sont reconstruits à partir de 1716 à la suite d'un accord entre les moines et l'abbé commendataire, Henri Thiard de Bissy. La construction se termine par le portail d'entrée qui porte la date de 1741. Le cardinal de Tencin est alors l'abbé commendataire entre 1739 et 1753.
Depuis 1777, l'église est aussi paroissiale. En 1785, on décide de la transformer en supprimant letransept et le chœur à la demande des moines et du cardinal de Bernis, dernier abbé commendataire. Pour fermer l'église, on demande à l'architecte Pierret, de Wassy, de construire une nouvelle abside semi-circulaire. La décoration intérieure est reprise par des sculpteurs sous la direction de l'architecte Joyeux entre 1786 et 1789.
Il y a encore treize moines en 1791, mais l'abbaye est vendue comme bien national en 1794. Son acquéreur ne pouvant en payer le prix, il dut la céder à M. Bourdon de Saint-Dizier. Il va vendre les matériaux.
En 1825 il ne reste plus que trois travées voûtées de la nef sur les huit initiales. Puis une famille de Saint-Dizier a acquis la propriété et arrêta la destruction mais en laissant l'église à l'abandon. Les vestiges de l'église, de style roman, en sont encore visibles aujourd'hui.
La destruction de l'église a laissé le portail occidental, et la nef couverte de voûtes, mais les toitures n'existent plus. Des pans de grandes arcades gisent à terre et l'abside n'existe plus, composant parmi des arbres un site romantique tel qu'en rêvèrent les artistes du XIXe siècle.

Le site est désormais privé, mais mis en valeur par une association qui l'ouvre au public. Le vaste parc qui conserve un bassin et des statues allégoriques est planté d'arbres imposants.
Il n'est pas nécessaire de de grimper, ni de démonter la structure.
Faites bien attention en replaçant la boîte pour quelle reste accessible pour les suivants. Ne la poussez pas tout au fond, elle risque de tomber et de disparaître. Merci et bon géocaching.