Skip to content

Le chêne à clous Traditional Cache

This cache has been archived.

miguaine: Bonjour,

Puisqu'il n'y a pas eu de maintenance dans un laps de temps raisonnable, cette cache est archivée.
voir aussi : https://www.geocaching.com/about/guidelines.aspx

Cordialement,
Miguaine - Groundspeak Volunteer Reviewer.

More
Hidden : 10/5/2013
Difficulty:
1 out of 5
Terrain:
1 out of 5

Size: Size:   small (small)

Join now to view geocache location details. It's free!

Watch

How Geocaching Works

Please note Use of geocaching.com services is subject to the terms and conditions in our disclaimer.

Geocache Description:


Encore un petit endroit chargé d'histoire dans le petit village d'Herchies.

 

Le Chêne à clous

Aux confins d'Herchies, à la limite d'Erbaut (certains pensent d'ailleurs à tort que c'est à Erbaut), se dresse au milieu des champs le dernier Chêne à clous de Wallonie. Connu des initiés sous le nom d' "El Quêne à claus" ou Chêne Saint-Antoine, cet arbre est classé par la Région Wallonne depuis 1985. A ce titre soulignons que déjà en 1919, la Commission Royale des Monuments et Sites de Belgique reconnaissait le Chêne Saint-Antoine au nombre des sites intéressants du Royaume. Cet arbre est un des derniers arbres dont certains disent qu'il est doté de pouvoirs particuliers à l'instar du robinier de Stambruges ou le tilleul de Jumet.

 

Survivance de pratiques druidiques, le Chêne à clous aurait la faculté de guérir les furoncles, boutons, "clous", "tachettes", verrues,... et par extension toutes les maladies de la peau. Pour ce faire, le malade vient clouer sur le tronc un pansement ou une "loque" ayant été en contact avec la zone meurtrie. Cette pratique fait ressembler l'arbre a, comme le dit si bien Valère Bernard, "Il a l'air d'un vieux mendiant couvert de haillons". Le culte continue toujours aujourd'hui. Au milieu du siècle dernier, il était surtout le fait des borains (et aussi des français du nord). En 1959, la télévision belge est venue faire un reportage sur l'arbre et au court de celui-ci, le journaliste demande à une pratiquante:

- Effet certain? 

- Infaillible, répond la dame.

- Au bout de combien de temps? rétorque le reporter.

- Pas plus d'un mois. Pourtant, il existe d'excellentes pommades antibiotiques, qui vous font le même effet dans les huits jours mais c'est probablement moins gai. 

Le chêne actuel a été planté en 1950 par M. Raoul Demarbaix; l'ancien étant sur le point de passer de vie à trépas malgré la bienveillance du propriétaire M. Robette. Ce chêne avait probablement plus de quatre siècle puisque c'est dans la première moitié du XVIIème siècle que l'on planta un peu partout des arbres de ce type. En 1922, un pèlerin bouta accidentellement le feu à l'arbre. Le commandant de gendarmerie de l'époque, M. Debaty, éteignît le feu en jetant un seau d'eau qu'il avait puisé dans une ferme voisine.  En 1961, une tornade ravagea la région et s'en fut fini du vieux chêne. Les restes de ce dernier sont encore visibles aujourd'hui mais pas à Herchies. En effet, le vieux tronc est exposé au musée de la vie wallonne à Liège.

Quant à la chapelle qui jouxte l'arbre, elle est dédiée à Saint-Antoine de Padoue. Elle a été construite par MM. Ursmar et Charles Fontaine de Ghélin en 1875. Valère Bernard signale qu'"au moyen-âge, on invoquait ce saint dans les épidémies qui sévissaient à cette époque et qu'on appelait le mal des ardents ou feude Saint-Antoine. C'était une sorte de charbon phlegmoneux. De nombreuses guérisons furent obtenues. Depuis cette époque, on a continué à invoquer le saint pour les éruptions malignes de la peau." Ainsi, comme c'est souvent le cas, le sacré est venu se superposer sur une croyance profane plutôt que de l'effacer. D'ailleurs, dans le courant du siècle dernier, certains délaissaient la chapelle pour ne porter que leur attention à l'arbre. Ainsi, Valère Bernard, mentionne que certains pèlerins se présentaient naïvement devant le tronc de l'arbre en disant simplement: "D'jai des claus et des tachettes".

Plusieurs anecdotes, devenues aujourd'hui de véritable légende, se rapportent au "Quêne à claus". En 1820, le propriétaire du Champs Saint-Antoine, d'après Ursmar de Ghelin, qui habitait à la Ferme du Bus, en avait assez que les pèlerins saccagent ses récoltes en coupant à travers son champs pour se rendre à l'arbre. Ainsi, il décida d'envoyer deux hommes pour abattre l'arbre. Mais dès qu'ils commencèrent à s'attaquer à l'arbre, ils tombèrent si malades qu'ils durent retourner en urgence à la ferme. Fou de rage au retour de ses ouvriers, le fermier entreprit de couper lui-même le chêne. Armé de sa meilleure hache, il se rendit au pied du coupable. Cependant, chaque fois que sa cognée frappait le tronc de l'arbre, un clou lui poussait. Si bien qu'il dût mettre fin à ses desseins et rentra chez lui couvert de furoncles. Il dût porter un jupon jusqu'à la complète disparition de tous ses boutons.

Une autre légende plus ancienne prétend que le fermier de la cense de l'Aulnois toute proche voulait se prémunir de toute éruption cutanée. Pour se faire, il déroba la statue de Saint-Antoine et l'installa dans la niche aménagée dans le mur d'enceinte de sa ferme. Mais le lendemain, la statue avait disparu. Il alla jusqu'au chêne et se rendit compte qu'elle avait repris sa place au flanc de l'arbre. Croyant être victime d'un plaisantin, il recommença l'opération plusieurs fois mais à chaque fois la statue retrouvait son emplacement d'origine.

Enfin, le 4 septembre 1944, lors d'un affrontement entre les allemands et la Résistance, l'arbre fut touché par des balles explosives mais M. Raoul Demarbaix réussit, au risque de sa vie, à éteindre le feu.  

 

 

Attention ceci un un lieu de culte, repectez l'endroit! Pas besoin de tout retourner, regardez l'indice si besoin.

Additional Hints (Decrypt)

Cvreer qreevèer yn puncryyr

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)