Le calvaire du Fayt à Arsimont.
Fayt est un lieu-dit d’Arsimont où s’élève un calvaire ombragé par des tilleuls séculaires. En 1733, il fut construit par les paroissiens d’Auvelais dont Arsimont , en ce temps-là , était un hameau. L’épidémie qui frappa la région épargna les Auvelaisiens. En remerciement, ils édifièrent ce calvaire. Un christ de 2,60 mètres y fut placé.
Voici, l’histoire peu banale de ce superbe ex-voto :
En 1794, le grand Christ fut sauvé de la fureur iconoclaste des « sans-culottes » pendant la Révolution française. Une personne de la famille Paquet le cacha sous la paillasse d’un vieux clochard qui occupait une chaumière du Fayt (actuellement le 8 de la rue des Ecoles).
Ce qui suit est, en effet, peu banal : une statue de Vénus prit place dans l’édifice avec cette inscription : « Déesse de la raison ». On planta solennellement un tilleul, «l’arbre de la liberté ».
Cette mise en scène fit tomber les révolutionnaires dans le panneau. Ils quittèrent les lieux et continuèrent ailleurs leur iconoclaste besogne.
En 1799, sous Napoléon, lorsqu’on ouvrit à nouveau les églises, le Christ reprit sa place. Le forgeron fabriqua deux candélabres et une inscription « 1799 ». Ces objets ne sont plus sur le site. Plus tard, on y adjoignit deux statues en plâtre : Marie et saint Jean. L’église est construite en 1860 et Arsimont deviendra une commune vingt-sept ans plus tard.
Source : PAC de Tamines .
Cet ouvrage est consultable au « Fonds d’Histoire et de Culture Régionales »