Montfaucon fut aussi nomée "centre du monde" explications à lire sur panneau près de la cache.
Vous trouverez en image jointe, un plan dessiné comme on imagine le chateau et ses abbords jadis.
Un autre plan pourra aussi être imprimé pour ceux qui décideraient de parcourir les ruelles et points de visite de la commune. (je compléterai mes caches dans les mois à venir sur 2014)
Repérer le numéro, sur la carte, du lieu que vous voulez visiter, et bonne découverte...
1- Eglise Saint Jacques
2- Chapelle Notre Dame de la Miséricorde
3- Chapelle St Jean
4- Chapelle du Bon Secours (commune de St Germain sur Moine)
5- Place des Halles
6- Place de la Motte
7- Rue Saint Jacques
8- Rue Guillaume - René Macé
9- La Motte Féodale
10- Place du souvenir
11- La Gendarmerie
12- Rue Alexandre Dumas (commune de St Germain sur Moine)
13- Rue Foulques Nerra
14- Le Moulin (commune de St Germain sur Moine)
On ne connaît pas les origines exactes de Montfaucon.
Des éminences de terre naturelles, dites « mottes » ou parfois aussi « tombelles" laissent supposer une présence gauloise, puis gallo-romaine. Des fouilles entreprises dans une chambre souterraine en 1837 ont permis de retrouver des fragments de briques romaines, une pièce à l’effigie de Marc-Aurèle et une médaille portant l’inscription « Doleno novo vico ».
Une voie romaine traversait la cité reliant la voie romaine Angers-Nantes à la route de Poitiers en passant par le Bois Charruau et le Camp de la Boutrie près de la Romagne.
Le pays fut évangélisé au Ve siècle par St Macaire, qui résidait au monastère voisin d’Espetven ou Espetva (aujourd’hui Saint-Macaire-en-Mauges), puis par St Martin de Vertou, disciple de St Martin de Tours.
Selon la Chronique de Saint-Florent, un faucon aurait fait son nid sur le mont où fut établi Montfaucon.
Situé aux frontières de la Bretagne, de l’Anjou et du Poitou, Montfaucon subit les invasions telles celle des Normands au IXe siècle.
Vers la fin du Xe, le comte d’Anjou, Foulques III dit Foulques Nerra, afin de protéger les limites de son territoire, résolut d’y construire un château en bois sur une motte. Il bâtit un monastère. Douze moines d’Espetva (Saint-Macaire) vinrent s’y établir.
La forteresse comprenait une enceinte circulaire. Le donjon s’élevait au centre, sur la motte des Fiefs Anciens. Plus tard, une seconde enceinte enveloppait la ville, avec de vastes douves vives, sans eau, sauf vers l’Ouest, où le ruisseau frontière de l’Aiguefou les alimentait en partie.
Vital, neveu de l’abbé de Saint-Florent s’empara de la forteresse et chassa les religieux.
Du XIe siècle à la fin du XVIIIe
En 1034, nous trouvons un seigneur du nom d’Odricus. Ses successeurs possèdent Montfaucon jusqu’en 1224, année où la chronique de Tours nous raconte son histoire :
En cette année de 1224, Pierre, comte de Bretagne s’empare de Champtoceaux et chasse Thibault Crespin, seigneur de Champtoceaux et Montfaucon, qui pille depuis 25 ans toute la région et dévalise les voyageurs s’aventurant sur la Loire. Le roi de France, Louis VIII, confirme cette conquête et donne à perpétuité aux ducs de Bretagne les seigneuries de Champtoceaux et Montfaucon.
La Révolution
En plein cœur des Mauges et de la Vendée militaire, Montfaucon devait connaître des heures tragiques pendant la période révolutionnaire.
Vers la fin de 1793, l’arrivée dans les Mauges des « Colonnes Infernales » fit régner partout une effroyable terreur. 18 octobre 1793 : une quarantaine de Montfauconnais traversent la Loire à Saint- Florent-le-Vieil avec l’armée Vendéenne. Parmi eux la famille Desmelliers.
Nuit du 5 au 6 février 1794 : effroyable massacre à Montfaucon, dû aux « Colonnes Infernales » sous les ordres de Crouzat. La ville est incendiée. Les assaillants laissent en se retirant un monceau de cadavres sur une place publique. On dénombre 41 morts dont 26 adultes, 3 adolescents et 12 tous petits enfants.
Aucun des curés de Montfaucon ne consentit à prêter serment à la Constitution Civile du Clergé. Le curé de Notre Dame, M. Connain, dut s’éloigner et fut tué à Mormaison (85). Le curé de Saint-Jacques, M. Jean Chauveau, fut massacré dans son lit, au Pont-de-Moine, la nuit du 5 au 6 février 1794. M. Grégoire Jullien, curé de Saint-Jean, qui était menacé de cécité, demeura à Montfaucon pendant la Révolution, continuant au péril de sa vie, à assurer son ministère dans la clandestinité. Pour échapper aux Bleus, il se cachait au cœur même de la ville. Un autre prêtre, M. l’abbé Raingeard, le secondait dans son dangereux apostolat et partagea souvent ses cachettes. Nous le retrouverons par la suite curé de Saint-Jacques. La tourmente passée, M. Jullien resta vivre dans la famille Lecoindre et y mourut en 1807.