~Fabrègues (de l'occitan Fabregas, issudu du latin Fabricae : forges). Dès le début de l'âge du fer, on a pu se rendre compte de l'intense activité des populations méditerranéennes. Plus particulièrement sur le littoral languedocien, la métallurgie du bronze connaît une grand dynamisme. Peut-être récupérait-on aussi des pièces de bronze datant parfois des siècles antérieurs pour les refondre. Dès lors, les cachettes furent nombreuses, sans doute un peu à l'écart des routes pour mieux les protéger. Ainsi, un dépôt de onze haches à rebord, parfaitement conservées, à patine verte, fut exhumé pendant l'hiver 1912-1913 au lieu-dit Pioch Rousset. Mieux encore, plus avant, en 1897, des ouvriers qui défonçaient un terrain à Launac mirent au jour une cachette contenant des objets de bronze d'un poids total de 52,290 kg dont 47 haches, des marteaux, ciseaux, pinces, couteaux, faucilles, rasoirs, pointes de lances et autres fragments d'armes, bracelets, anneaux, épingles, fibules, boutons de bronze, etc.
Une carte archéologique pointe dix-neuf sites habités dans le passé sur le territoire de la commune.
L'Oppidum de la Roque (vestiges), au confluent de La Mosson (La Mausson en occitan) et du Coulazou (Lo Colason), fut habité depuis au moins le ve ou iiie siècle av. J.-C.. Le site est classé Monument Historique et présente des vestiges de murailles, de maisons gauloises et de tours. Il a certainement été édifié par les Volques Arécomiques, peuple celtique vivant en Languedoc dès le vie siècle av. J.-C..
Lieu de passage et d'accueil depuis toujours : voie domitienne, grand chemin royal (ex-RN 113), le village existe en tant que communauté depuis le ixe siècle, soit près de mille ans d'histoire riche en événements de toutes sortes pour le village dont l'urbanisme particulier (circulade) remonte aux xie et xiie siècles. C’était le « quartier haut », d’où le seigneur Guillaume de Fabrègues quitta son castelàs (château fort en occitan) pour partir en croisade en 1096, )~Les armes de Fabrègues se blasonnent ainsi : porte d'or à un arbre de sinople, c'est-à-dire un arbre bien vert. L'or traduit l'amour, le courage et le dévouement ; le sinople évoque la loyauté, la franchise, la noblesse. C'est un édit royal de 1696 qui prescrivit à toutes les communes de faire enregistrer leurs armoiries. La science des toponymes n'était pas encore très connue sans doute. Les braves Fabréguois de l'époque firent peut-être un rapprochement parlant entre 'Fabregas' et 'fa(na)breguièr' en occitan, arbre bien connu en Occitanie sous le nom commun de Micocoulier"( Celtis Australis des botanistes). On peut supposer que le fanabrègue a conquis ainsi cette noble place par une espèce de calembour3.